CABU (Jean Cabut : 1938-2015)

Cimetière de l’Ouest de Châlons-en-Champagne (51)
vendredi 20 février 2015
par  Philippe Landru

On aimerait par tous les moyens ne pas résumer la richesse de la carrière et de la personnalité de Cabu à l’atroce attentat dans lequel il a perdu la vie. Cela viendra. Il faut du temps.

En premier lieu, toute sa carrière, Cabu parvint à mêler -loin d’être évident- la veine corrosive de ses dessins ; la dénonciation des lâchetés, de la connerie et de la beaufitude de ses contemporains (en tête de ligne : les militaristes, les religieux, les chasseurs, les pollueurs), tout en conservant un esprit poétique. Cette dualité s’exprima d’ailleurs par l’existence de deux personnages médiatiques : le Cabu de la satire, et sa participation à de nombreux titres (Paris Match, Le Canard enchaîné, mais surtout Hara-Kiri puis Charlie Hebdo) ou émissions (Droit de Réponse) ; mais également le Cabu poète et écolo des années Récré A2. Parmi tous les personnages qu’il créa, on gardera l’adjudant Kronembourg (issu de ses souvenirs de l’armée en Algérie), le Beauf, mais surtout l’onirique Grand Duduche.

Amateur et connaisseur de jazz, écolo de la première heure, à une époque où pas grand monde n’en parlait, il était le père du chanteur Mano Solo, avec lequel il ne repose donc pas.

Originaire de Châlons, il fut inhumé dans le cimetière de sa ville natale.

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Des hommages à Charlie et à Cabu sur la tombe de son fils, Mano Solo, au Père Lachaise.

Commentaires

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CABU (Jean Cabut : 1938-2015)
lundi 14 octobre 2019 à 15h36 - par  Puech Jean

Sergent Jean Cabut a fait son temps en Algérie au 3° BTZ à Bougie. Classe 55 1B. Pendant un an j’ai partagé au quotidien sa vie d’instructeur GV - Nous prenions, hors période d’opérations, nos repas à la même table au mess des S.O à la caserne Charles Roux.

Libéré en Septembre 1962, je l’ai accompagné à son embarquement pour Marseille .... Il m’avait retenu comme confident. Nous avons correspondu un temps ; j’ai conservé ses lettres, précieux témoignages d’un garçon que la vie civile décevait au point d’envisager un retour à cette vie où l’amitié était un recours contre la solitude .... je ne l’ai plus revu malgré son insistance à maintenir un contact.

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CABU (Jean Cabut : 1938-2015)
mardi 10 novembre 2015 à 23h05 - par  Yacine Djebili

Des années de rire et de tendresse...qui ne seront pas balayées par la connerie des fanatiques ! Cabu, tu me manques cruellement, tu resteras à jamais un copain, ton trait de crayon et ton courage étaient, sont et seront toujours exemplaires. Serre la pince à Brassens pour moi, je vous imagine déjà en train de vous marrer ensemble.

CABU (Jean Cabut : 1938-2015)
vendredi 6 mars 2015 à 15h59

repose en paix gentil Cabu Nous ne t oublions pas !!

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CABU (Jean Cabut : 1938-2015)
vendredi 20 février 2015 à 22h28 - par  MARRY Ghislain - EVIGNY (Ardennes)

Quand on l’observe physiquement sous un certain angle et quand on pénètre dans son oeuvre, CABU est pour moi le « Hervé BAZIN » de la caricature , et c’est pour cela que je l’apprécie et qu’il habitera mon cerveau et mes neurones jusqu’à la fin de ma vie !
Comme d’ailleurs ses acolytes WOLINSKI, CHARB, TIGNOUS, HONORE, que je salue et n’oublierai jamais !
VIVE LA CARICATURE !:-))

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CABU (Jean Cabut : 1938-2015)
vendredi 20 février 2015 à 17h50 - par  FRANCK

CABU, aujourd’hui j’ai 42 ans et tu me manques beaucoup, je t’ai découvert lorsque j’avais environ 15ans j’étais en pleine dépression, le mal de vivre d’un ado qui se cherche et qui vient de prendre en pleine gueule le suicide de son cousin préféré âgé de 20 ans. Grâce à ton talent de dessinateur, j’ai découvert ton univers, ton humour, ta nostalgie, ton regard qui m’ont donné envie de revivre. Moi aussi, j’ai voulu devenir un « CABU » je dessinais comme un malade du matin au soir pour oublier ma tristesse, mes souffrances, mon mal de vivre, et je t’ai aimé comme un grand fou, je voulais même te rendre vivre à PARIS ou à CHALON pour te parler, te voir, te monter tous mes dessins, discuter, prendre un verre avec toi même si j’étais un môme, je ne sais pas pourquoi mais je ressentais ce besoin de te voir.

J’ai même oser appeler la rédaction du canard enchainer pour te parler comme un « con », j’ai eu un type au bout du fil qui m’a éconduit, mais bon j’étais un grand rêveur.

Des « GROS CONS » t’ont assassiné, paix à ton âme CABU, je ne t’oublierai jamais et DUDUCHE est aussi dans mon cœur pour l’éternité, je t’aime très fort, mon « CABU ». FRANCK

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