SAINT-JEAN-DE-BEAUREGARD (91) : cimetière

Visité en octobre 2009
mardi 27 octobre 2009
par  Philippe Landru

Il ne vous sera pas difficile et long de retrouver, dans le minuscule cimetière de Saint-Jean-de-Beauregard, la tombe de famille des Terrail.

Y reposent en particulier André TERRAIL (1877-1953), qui avait en 1911 racheter la Tour d’argent à Frédéric Delair. Il en avait fait un des hauts lieux gastronomiques mondiaux avec pour habitués Marcel Proust, Sacha Guitry, Salvador Dalí, Jacqueline Kennedy-Onassis... Il l’avait également considérablement agrandit, lui ajoutant en particulier un sixième étage en 1936 avec grande baie vitrée et vue panoramique sur l’île de la Cité, la Seine et la cathédrale Notre-Dame de Paris.

En 1928, il avait fait construire l’Hôtel George V face à son hôtel particulier au 31 avenue George-V, près de l’avenue des Champs-Élysées, devenu depuis un des palace les plus luxueux de Paris et du monde. Sa récompense fut en 1933 l’obtention de la célèbre 3e étoile du Guide Michelin, l’année même de la création du célèbre guide gastronomique français.

Auprès de lui repose son fils, Claude TERRAIL (1917-2006), qui reprit la direction de l’établissement en 1947. Il s’était déjà fait connaître durant la Seconde Guerre mondiale : l’état-major nazi ayant prit possession des lieux, il avait muré la cave de ses propres mains pour cacher les 500 000 bouteilles qui s’y trouvaient (elles ne furent jamais découvertes), puis s’était engagé volontairement dans la 2e division blindée. A partir de 1947, il poursuivit la politique d’expansion de son père (création des caves de la Tour d’Argent et des Salons Georges V en 1951, ainsi que de l’Orangerie en 1953, il acquit ou créa progressivement de nombreux établissements en France et à l’étranger, dont à New York et Tokyo). Ambitieux, il avait su s’adapter à son époque en inventant au début des années 80 un menu plus accessible pour le repas de midi, destiné aux hommes d’affaires.

Il connut néanmoins des revers : la perte de la 3ème étoile en 1996, puis dix ans plus tard, la rétrogradation à une étoile. La direction de La Tour avait immédiatement contre-attaqué en affirmant qu’elle avait l’intention justement de ne plus paraître dans le guide.

C’est son fils qui dirige actuellement l’établissement.


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