FORT-DE-FRANCE (972) : cimetière La Joyau

Visité en mai 2019
dimanche 14 juillet 2019
par  Philippe Landru

C’est dans la périphérie assez lointaine que se trouve le cimetière contemporain de La Joyau (il ouvrit en 1990)… Au singulier ou au pluriel ? L’essentiel des sources l’aborde au singulier, mais comme l’indique la plaque du cimetière, il semblerait que ce soit au pluriel… Mystère !

Si le site ne présente guère d’intérêt (comme c’est le cas de la plupart des cimetières créés dans la seconde moitié du XXe siècle), la présence de quelques grandes figures martiniquaises justifiera une visite.

Ici, des tombes toujours très sobres (aucun ornement particulier), et même un certain dénuement dans le fond du cimetière.

Deux allées de chapelles modernes également, généralement familiales.


Curiosités



Célébrités : les incontournables...


- Aimé CÉSAIRE


... mais aussi


- Pierre ALIKER (1907-2013) : médecin, il fut le premier Martiniquais interne des Hôpitaux de Paris. Il était le frère d’André Aliker, journaliste du journal Justice, assassiné en 1934. En 1945, il s’engagea en politique auprès d’Aimé Césaire, et devint adjoint à la mairie de Fort de France quand ce dernier fut élu. En 1958, il fonda avec Césaire un nouveau parti politique, le PPM (Parti progressiste martiniquais) dont le mot d’ordre est une région Martinique autonome dans un ensemble français décentralisé. Pierre Aliker a été le bras droit d’Aimé Césaire à la mairie de Fort-de-France pendant plus d’un demi-siècle. Lorsqu’on lui demanda les raisons de la longévité de cette collaboration, il expliqua que c’est parce que nous avons comme étoile polaire une citation de Karl Marx qui dit : « Il ne faut jamais permettre que l’intérêt général soit noyé dans les eaux glacées des intérêts privés ». Cette citation lui sert d’épitaphe. Il mourut à l’âge respectable de 106 ans, un an après avoir épousé la femme avec laquelle il vivait depuis 60 ans !

- Le compositeur et clarinettiste Anatole « Barel » COPPET (1920-2009), qui régna sur la seconde période (l’après-guerre) du bal nègre de la rue Blomet, à Paris. Il en fut le chef d’orchestre de 1950 à 1960, faisant danser et rêver tout Montparnasse. Il fut un rénovateur des musiques traditionnelles antillaises.


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vendredi 14 février 2014

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