MAC-NAB Maurice (1856-1889)

Père Lachaise - 49ème division
jeudi 2 février 2012
par  Philippe Landru

Allez, un petit scoop de localisation que personne ne connaît (il n’est d’ailleurs dans aucun guide) pour commencer le mois de février. Clin d’oeil à un fidèle du site qui l’attend depuis un moment (juste retour des choses après toute l’aide qu’il m’a apportée). D’autres, moins scrupuleux, demain comme hier, s’attribueront cette trouvaille : je commence à avoir l’habitude...mais les vrais connaisseurs ne tombent jamais dans le piège !

Issu d’une famille sensible aux arts, et qui fréquentait des socialistes révolutionnaires, cet employé des postes « monta » à la capitale. Employé exemplaire le jour, il courait les cabarets venant le soir pour déclamer ses textes. Il adhéra au Club des Hydropathes de Goudeau et se fit progressivement une réputation, en particulier dans le milieu étudiant du quartier latin. On le vit peu après triompher au Chat Noir de Salis, où tout de noir vêtu, il donnait l’impression de prononcer une oraison funèbre...Poésie, pamphlets, réclames, Mac Nab débitait de tout, et cela plaisait. Il ne fit pas fortune, car il se faisait le plus souvent payé en alcool. Cela n’améliora pas une santé déjà fragile. En 1887, il publia Les Poèmes incongrus et interprèta son plus célèbre morceau Le Grand Métingue du Métropolitain. Ce texte évoque une réunion tumultueuse au sujet de la création du métro à Paris. Malade de la tuberculose, il continua à composer, en particulier des opérettes qui plurent. Il mourut alors qu’il n’avait pas encore 34 ans.

Assez oublié de nos jours, Mac-Nab fut l’une des grandes figures populaires du XIXe siècle parisien. Entre quartier latin et Montmartre, cet artiste poivrot et anarchiste nourrit le répertoire des chansons révolutionnaires et idiotes facilement apprises.

Désargenté, il fut inhumé dans la 49ème division du Père Lachaise dans la tombe de son oncle maternel, Achille-Adrien de Penfentenyo de Cheffontaines (1806-1874). Si l’identité de ce dernier est bien portée (mais est quasiment devenu illisible sous les assauts de la mousse), absolument rien ne signale la présence de Mac-Nab dans ce caveau. Le théâtre de Vierzon, dont il était originaire, porte son nom.


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Commentaires

MAC-NAB Maurice (1856-1889)
vendredi 3 février 2012 à 11h59

@philippe

ça, c’est du travail de PRO !!!

Mille fois merci, aussi bien de ma part que de celle de mes amis fureteurs M+M.
Sûr que cette découverte va être exploitée ; on ose espérer que le site en question aura l’élégance de mentionner la source.

Lefidèledusite