VOLTAIRE (François Marie Arouet : 1694-1778)

Panthéon
lundi 25 février 2008
par  Philippe Landru

Dans sa jeunesse, Voltare eut des démélés avec la justice et fut embastillé pour avoir écrit des satires pas forcément au goût de ses victimes : il en tira une haine viscérale pour toute atteinte au droit d’expression. Auteur de plusieurs tragédies (Brutus, Zaïre), la parution de ses Lettres philosophiques, dont la hardiesse de pensée fit peur au parlement qui les fit brûler, le poussa à l’exil. Il entra à l’Académie Française en 1746 puis partit à Berlin chez Frederic II de Prusse, despote éclairé avec lequel il noua une amitié qui se termina finalement par une brouille. Voltaire acheta alors un château (Ferney) dans lequel il écrivit ses œuvres les plus connues (Zadig, Candide...). Il lutta contre l’intolérance religieuse, prôna la liberté individuelle et appela au progrès : il ne fut néanmoins pas le démocrate qu’on a parfois décrit. Son influence fut cependant considérable sur les hommes de son temps, et nombreuses furent ses idées mises en pratique sous la Révolution.

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Pierre tombale d’origine de Voltaire.
Au château de Sellières (ancienne abbaye) près de Romilly-sur-Seine se trouve toujours la plaque tombale : elle est ornée d’un « A », pour Arouet et d’un « V », pour Voltaire, entrelacés. Au-dessus de ces initiales figure la date de sa mort. C’est son neveu, l’abbé Alexandre Jean Mignot, de l’abbaye de Sellières, qui ramena discrètement le corps de son célèbre oncle jusque dans l’Aube. Inhumé dans l’abbaye puis dans l’église de Romilly durant deux mois, sa dépouille fut néanmoins ramenée à Paris en juillet 1791 lorsque Voltaire entra au Panthéon. Malgré le départ du corps du philosophe, la tombe de Voltaire est restée au même endroit jusqu’au milieu du XX e siècle, avant de tomber en décrépitude.

Ses restes furent d’abord inhumés à l’abbaye de Scellières (Aube) avant d’être solennellement portés au panthéon en 1791, sauf son coeur qui se trouve dans le socle de son buste en plâtre du salon d’honneur de la Bibliothèque nationale (réalisé par Houdon) . Il repose face à son ennemi de toujours, Rousseau. Son mausolée s’accompagne d’une statue en pied le représentant, œuvre de Houdon.

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Carditaphe de Voltaire
Le coeur se trouve dans le socle de son buste en plâtre du salon d’honneur de la Bibliothèque nationale.

Merci à Patrick de Graide pour la photo du carditaphe.


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