ALAIN-FOURNIER (Henri-Alban Fournier : 1886-1914)

Nécropole nationale de Saint-Remy-la-Calonne (55)
mercredi 27 mars 2024
par  Philippe Landru

Libéré des obligations militaires en 1909, il devint rédacteur à Paris-Journal, en 1910, et fréquenta le milieu littéraire, notamment la jeune équipe de la NRF par l’intermédiaire de son beau-frère, Jacques Rivière. Il commença à publier quelques poèmes, essais, ou contes, qui connurent quelque succès. Il commença à cette époque à élaborer l’œuvre qui le rendit célèbre, Le Grand Meaulnes, paru en 1913.

Mobilisé le 2 août 1914, il rejoignit le 288° régiment d’infanterie en temps que lieutenant de réserve. Il fut porté disparu au cours des premiers combats près de Verdun (septembre 1914) et officiellement déclaré mort pour la France en juin 1920.

Ce n’est qu’en 1991 que son corps, ainsi que ceux de ses compagnons de régiment, essentiellement originaires du Gers, fut identifié à quelques centaines de mètres de la Tranchée de Calonne. Ils avaient été ensevelis dans une fosse commune creusée par l’armée allemande à Dommartin-la-Montagne.

Le site de la fosse, il a été mis en valeur : un dôme de verre a été installé pour la protéger : on aperçoit à travers des bornes identifiant les corps à l’emplacement où ils furent retrouvés.

On édifia une stèle (une flamme avec un képi du 288 et un livre) en pierre d’Euville, à l’initiative du comité cantonal du Souvenir français.

En 1992, les 21 corps de fantassins du 288e RI exhumés du bois de Saint-Rémy furent inhumés dans la nécropole nationale de Saint-Remy-la-Calonne.

la nécropole nationale


Créée en 1927, cette nécropole nationale regroupe 203 corps de soldats morts pour la France lors des combats des Hauts-de-Meuse de 1914 à 1918, dont un bataillon de tirailleurs sénégalais. Elle fut réaménagée en 1967 puis en 1992 pour accueillir les 21 corps exhumés, ainsi que les 16 corps du 54e RI auparavant inhumés dans le cimetière communal de Saint-Rémy-la-Calonne.

Son nom est inscrit au Panthéon, à Paris, dans la liste des écrivains morts au champ d’honneur pendant la Première Guerre mondiale.


Merci à Frédéric Normand pour les photos.


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