LA TOUR D’AUVERGNE (Théophile Malo Corret de la Tour d’Auvergne : 1743-1800)

Oberhausen puis Panthéon ; coeur aux Invalides
samedi 23 août 2008
par  Philippe Landru

Descendant d’un demi-frère illégitime de Turenne, il ajouta à son nom celui de La Tour d’Auvergne en 1771. Entré dans la carrière militaire, un temps au service de l’Espagne, il rallia la république française dont il fut capitaine de grenadiers en 1792. Il servit d’abord à l’armée des Pyrénées-Orientales, où il commanda toutes les compagnies de grenadiers formant l’avant-garde et appelées colonne infernale. Appelé à tous les conseils de guerre, il fit constamment le service de général sans vouloir jamais le devenir. Prisonnier des Anglais en 1794, il fut libéré en 1797. Il rejoignit l’armée du Directoire en temps que simple soldat et partit pour l’armée du Rhin Il refusa plusieurs promotions et fut alors nommé « premier grenadier de la République » par Napoléon Bonaparte.

Parallèlement à sa carrière militaire, La Tour d’Auvergne fut également un celtisant, amateur d’antiquités gauloises et étudiant les langues celtiques (principalement le breton) : c’est à lui que l’on doit le mot « menhir ».

Il mourut en juin 1800 au soir de la bataille d’Oberhausen, en Allemagne d’un coup de lance dans le cœur. Son corps enveloppé de feuilles de chêne et de laurier fut déposé au lieu même où il fut tué. On lui éleva un monument. On sait que son cœur embaumé était précieusement conservé par sa compagnie, et qu’à l’appel par son régiment jusqu’en 1814, le plus ancien sergent répondait au nom de La Tour d’Auvergne : Mort au champ d’honneur. Ce cœur fut ultérieurement déposé aux Invalides. Sa dépouille fut transférée au Panthéon de Paris en 1889 lors des cérémonies du centenaire de la Révolution française.

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Tombeau au Panthéon
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Carditaphe aux Invalides

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