PANTEON CIVIL DE DOLORES

Le Panthéon civil de Dolores est le plus grand et le plus ancien cimetière civil de Mexico. Il est également le plus grand d’Amérique latine. S’étendant sur une superficie de 240 hectares avec environ 700 000 concessions individuelles sur trois ou quatre niveaux, le cimetière dispose de terrains pour l’inhumation et la crémation des cadavres (4 crématoriums), de l’ossuaire, d’un service de corbillards, en plus d’être le seul cimetière de Mexico autorisé à posséder une fosse commune. On considère que plus d’un million de personnes y reposent !

Avant la fondation de ce cimetière, les funérailles de la ville depuis la colonisation espagnole étaient célébrées dans des enclos religieux et civils contrôlés par l’Église catholique, une institution qui administrait ces offices ainsi que les registres civils. Avec l’arrivée des réformes bourboniennes, Charles III détermina en 1787 en Espagne le début d’une laïcisation des cimetières. Bien que cet ordre ait été exécuté à Puebla ou Veracruz, l’instruction ne fut pas exécutée sous mandat espagnol. Ce n’est qu’avec l’avènement des lois civiles réformées que le mandat des nécropoles fut transféré à l’Etat. Une loi du 3 juillet 1859 autorisa la création de cimetières civils cédés à l’administration privée. Vers 1874, le conseil municipal du Mexique accorda la concession à la société Sociedad Benfield, Brecker y Compañía pour la construction du nouveau cimetière civil sur le terrain de la Tabla de Dolores — dont il tire son nom — qui faisait partie du Rancho Coscacoaco. Cette zone se trouvait bien au-delà des limites de Mexico au milieu du XIXe siècle, et la société avait été fondée par Juan Manuel Benfield, un riche Anglais arrivé au Mexique en 1835 afin que sa femme améliore sa santé avec le climat mexicain.

Le cimetière fut fondé le 13 décembre 1875 dans le cadre d’un projet d’urbanisme qui envisageait un plan triangulaire avec des rues et avenues intérieures, ainsi que la construction de divers plans d’eau. En 1876, un terrain a été acquis par le gouvernement fédéral pour créer la Rotonde des Hommes Illustres sur ordre du président Sebastián Lerdo de Tejada. Le 17 mai 1880, Benfield Brecker y Cia. la vendit au conseil municipal de Mexico à sa demande. Il permit la fermeture de plusieurs cimetières situés au centre de la ville, tels que San Fernando et Santa Paula. En 1882, une ligne de tramway à traction animale fut prolongée, permettant aux habitants de la ville de transporter les corps pour les sépultures dans des tramways spéciaux.

Certaines parties du cimetière, souvent enceintes de murs et fermées par des grilles, sont consacrées à des communautés particulières : on y trouve ainsi un cimetière italien, cédé par le gouvernement mexicain à la fin du XIXe siècle pour y enterrer les ressortissants italiens, ou un cimetière allemand.

Dans le cimetière italien reposent en particulier l’actrice et photographe italienne Tina MODOTTI (1796-1942).

Force est de constater qu’outre son immensité, le premier sentiment qui domine à la visite et son état de délabrement de certaines parties : dans certaines parties du cimetière, on trouve des amoncellements d’anciens cercueils vidés qui se décomposent allègrement.

Un autre endroit de la nécropole sert de cimetière... à d’anciens kiosques à journaux ou de restauration !

Si certains secteurs sont très entretenus...

... d’autres sont vétustes et les poubelles s’amoncellent !

La végétation a repris ses droits dans certains secteurs.

Les écureuils sont légions !

Comme partout dans le Monde, ce cimetière est un condensé historique, sociologique et religieux du Mexique. S’y perdre, c’est découvrir toute la diversité culturelle du pays ; sa religiosité, entre catholicisme et rites animistes ou païens. Le site revêt une importance culturelle majeure lors des célébrations du Día de Muertos (1er et 2 novembre), période durant laquelle les familles se rassemblent pour illuminer les tombes de bougies et les orner de fleurs de cempasúchil. Des formes de piété les plus ostentatoires au kitsch le plus délirant, des tombeaux monumentaux aux humbles tombes, voire aux fosses éventrées, ce Panthéon offre tout ce qui est possible comme métissage entre culture européenne et indienne.

ROTONDA DE LAS PERSONAS ILLUSTRES

Au sein de ce cimetière, la Rotonde des Personnes illustres (en espagnol : Rotonda de las Personas Ilustres) est un espace mortuaire créé à l’initiative du président de la République de l’époque, Sebastián Lerdo de Tejada, au sein du Panthéon civil de Dolores.
Comme son nom l’indique, c’est un espace de forme circulaire autour duquel sont disposés les tombeaux des personnalités. C’est ainsi que malgré l’immensité du cimetière, on peut découvrir dans un lieu à taille humaine (la rotonde n’occupe qu’un tout petit espace du cimetière - voir le plan) la quasi-totalité des célébrités inhumées ici.

On notera avec intérêt que si les tombeaux les plus anciens restent très traditionnels (néoclassiques ou d’inspiration romantique), les plus récents peuvent prendre des aspects tout à fait inhabituels pour nos regards européens.

Cet ensemble de monuments a vocation à honorer de grandes personnalités ayant contribué de manière importante, tout au long de l’histoire, au rayonnement du Mexique. En particulier, les héros nationaux et ceux qui se sont distingués par leurs actions au service de la nation dans tous les domaines, qu’ils soient militaires, scientifiques, civiques ou culturels. Signe des temps, elle s’appelait auparavant Rotonde des hommes illustres (Rotonda de los Hombres Ilustres), mais son nom a été modifié en 2003 pour être dédié aux « Personnes Illustres » afin de reconnaître la place des femmes d’exception (7% des personnalités, ce qui reste très minoritaire).

La première personne inhumée dans la Rotonde fut le lieutenant-colonel Pedro Letechipía (es), le 21 mars 1876, lors d’une cérémonie présidée par le président du Mexique de l’époque, Sebastián Lerdo de Tejada.

Reposent dans la rotonde :

Les présidents mexicains suivants

– Valentín GÒMEZ FARIAS
– Manuel de la PEÑA y PEÑA
– Mariano ARISTA
– Juan ÁLVAREZ
– Sebastián LERDO de TEJADA
– José María IGLESIAS
– Juan Neponucemo MENDÉZ
– Manuel GONZÁLEZ

Des personnalités dont la renommée dépasse les frontières du Mexique

– Le peintre et militaire David ALFARO SIQUEIROS
– L’actrice Dolores DEL RÍO
– Le peintre et muraliste Diego RIVERA

mais aussi

– Le journaliste et écrivain Ignacio Manuel ALTAMIRANO (1834-1893), grand défenseur du libéralisme qui fut également député. Ses cendres furent déposées ici en 1934 pour le centenaire de sa naissance.

– Eligio ANCONA (1835-1893) : enseignant, avocat, romancier et historien, il fut également ministre transféré ici en 1903.

– L’ingénieur Agustín ARAGÓN (1870-1954), qui fut directeur de l’École philosophique du positivisme au Mexique.

– L’ancien ministre de l’Education Ponciano ARRIAGA (1811-1865), transféré de San Luis Potosí en 1900.

– L’ancien ministre Manuel ASPÍROZ (1836-1905).

– L’écrivain Mariano AZUELA (1873-1952), considéré comme l’un des fondateurs de la littérature de la révolution mexicaine.

– L’écrivain Joaquín BARANDA (1840-1909), qui fut ministre.

– Le philosophe positiviste Gabino BARREDA (1818-1881), qui réforma l’éducation au Mexique. Ses restes furent transférés ici en 1968.

– Le ministre de la Guerre Felipe BERRIOZÁBAL (1829-1900).

– Le chef militaire Calixto BRAVO (1790-1878), réputé comme le dernier survivant de la guerre d’indépendance.

– Le communiste Valentín CAMPA (1904-1999), fondateur du Parti Socialiste Unifié du Mexique. Inhumé au Panteón Jardín de Mexico, il fut transféré ici en 2019.

– L’aviateur Emilio CARRANZA (1905-1928), neveu du président Venustiano Carranza, connu sous le nom de « Lindbergh du Mexique ».

– Julián CARRILLO (1875-1965) : violoniste et compositeur, il fut un théoricien de la musique connu pour l’élaboration d’une théorie sur la musique microtonale qu’il baptisa "le treizième son". Il fut transféré ici pour le centenaire de sa naissance.

– L’ingénieur Nabor CARILLO (1911-1967), fils du précédent, dont les restes furent transférés ici la même année (1975).

– L’archéologue Alfonso CASO (1896-1970) qui a apporté d’importantes contributions à la connaissance des cultures mésoaméricaines précolombiennes, en particulier celle des Mixtèques dont il est parvenu à déchiffrer l’écriture.

– Le philosophe chrétien Antonio CASO (1883-1946), frère du précédent, opposé à la philosophie positiviste qui prévalait à l’époque. Contre le rationalisme dominant, il croyait en un être humain moral, volontaire et spirituel. Ses restes furent déposés ici en 1963.

– Rosario CASTELLANOS (1925-1974) : écrivaine, journaliste et diplomate (elle était ambassadrice du Mexique en Israël lorsqu’elle est décédée), qui fut également ministre, et qui mourut électrocutée.

– Le politicien socialiste Heberto CASTILLO (1928-1997), membre fondateur de plusieurs partis, transféré ici en 2004.

– Le général Cesáreo CASTRO (1856-1944).

– Le général José CEVALLOS CEPEDA (1831-1893).

– Carlos CHÁVEZ (1899-1978) : compositeur (Sinfonia india) et chef d’orchestre, il fut le fondateur de l’Orchestre symphonique du Mexique.

– Le médecin Ignacio CHÁVEZ (1897-1979), considéré comme le père de la cardiologie au Mexique. Ses restes firent transférés ici en 1997.

– Francisco Javier CLAVIJERO (1731-1787) : historien, philosophe et humaniste jésuite espagnol, considéré comme le principal représentant des Lumières en Nouvelle-Espagne, ainsi que l’un des précurseurs de l’indigénisme mexicain, il est également considéré comme l’un des principaux auteurs de l’école universaliste espagnole du XVIIIe siècle. Mort à Bologne (Italie), ce n’est qu’en 1970 que ses restes furent rapatriés et inhumés ici. Lors de ma visite en 2013, le buste qui ornait sa tombe ne s’y trouvait plus.

– Le général Diódoro CORELLA (1838-1876).

– Le ministre José "Santos" DEGOLLADO (1811-1861).

– L’astronome et diplomate Francisco DÍAZ COVARRUBIAS (1833-1889). Mort à Paris, il fut transféré ici en 1921.

– Salvador DÍAZ MIRÓN (1853-1928) : poète précurseur du modernisme, il fut également député.

– Le général Mariano ESCOBEDO (1856-1902), qui fut ministre de la Guerre. Inhumé au Pantéon de la Piedad, il fut transféré ultérieurement ici.

– L’écrivain et diplomate Genaro ESTRADA (1887-1937), qui fut également ministre des Affaires étrangères. Ses restes furent transférés ici en 1977.

– L’actrice Virginia FÁBREGAS (1871-1950), surnommé la « Sarah Bernhardt mexicaine ».

– Le journaliste anarchiste Ricardo FLORES MAGÓN (1873-1922), considéré comme une figure importante du mouvement social qui a précipité la révolution mexicaine. Il mourut en prison et fut transféré ici en 1945.

– Le ministre Juan José de la GARZA (1826-1893).

– L’écrivaine et pédagogue Emma GODOY (1918-1989), qui se distingua en promouvant la défense de la dignité de la vieillesse.

– Manuel GOMEZ MORIN (1897-1972), à la fois fondateur du parti politique PAN (Partido Acción Nacional) et de la Banque centrale du Mexique. Sa tombe, une sphère divisée en deux de manière symétrique, symboliserait l’équilibre de ses convictions démocratiques. Il fut transféré ici en 2004.

– Le poète et dramaturge Francisco GONZÁLEZ BOCANEGRA (1824-1861) inhumé avec le compositeur Jaime NUNÓ (1824-1908) : le premier fut l’auteur des paroles ; le second de la musique de l’hymne national mexicain.

– La dramaturge Amalia GONZÁLEZ CABALLERO de CASTILLO LEDÓN (1898-1986), qui fut également la première ambassadrice du Mexique.

– Le médecin et biologiste Ignacio GONZÁLEZ GUZMÁN (1898-1972).

– Le poète et diplomate Enrique GONZÁLEZ MARTÍNEZ (1871-1952).

– Le ministre Jesús GONZÁLEZ ORTEGA (1822-1881).

– Le général Donato GUERRA (1832-1876).

– L’astronome Guillermo HARO BARRAZA (1913-1988). En 1994, une partie de ses cendres a été transférée en ce lieu ; l’autre moitié repose à côté de son professeur Luis Enrique Erro au sommet de Tonantzintla.

– La peintre María IZQUIERDO (1902-1955).

– Le chanteur et compositeur Agustín LARA (1897-1970), qui fut l’époux de l’actrice María Félix.

– L’avocate et politicienne María LAVALLE URBINA (1908-1996), qui fut la première femme présidente du Sénat.

– Le colonel Pedro LETECHÍPIA (1832-1876), qui fut le premier à être inhumé dans cette rotonde.

– Le philosophe marxiste Vicente LOMBARDO TOLEDANO (1894-1968), transféré ici pour le centenaire de sa naissance.

– Le poète "national" Ramón LÓPEZ VELARDE (1888-1921), qui fut transféré ici en 1963.

– Le journaliste et analyste politique Francisco MARTÍNEZ de la VEGA (1909-1985).

– Le politicien communiste Arnoldo MARTÍNEZ VERDUGO (1925-2013).

– Le ministre José María MATA (1819-1895).

– Le dramaturge, poète et politicien Juan Antonio MATEOS (1831-1913).

– Le ministre Ignacio MEIJÍA (1814-1906). Il fut initialement inhumé au Panteón Francés de la Piedad , mais ses restes furent transférés ici en 1914. Après les transformations du panthéon, ses restes furent perdus et la localisation en est désormais inconnue.

– Le pianiste et compositeur José Pablo MONCAYO (1912-1958), dont la tombe reproduit une partition.

– Le médecin militaire Francisco MONTES de OCA (1837-1885).

– Le prêtre et fondateur du parti libéral José María Luis MORA (1794-1850). Inhumé au cimetière Montmartre de Paris, ses restes furent transférés ici en 1963.

Tombeau initial du cimetière Montmartre de Paris - 7e division

– Le peintre Gerardo MURILLO "Dr Atl" (1875-1964).

– Le ministre de la Guerre Miguel NEGRETE (1825-1897).

– Le poète et écrivain Amado NERVO (1870-1919), qui mourut en Uruguay mais fut rapatrié avec tous les honneurs au Mexique.

– Melchor OCAMPO (1814-1861) : gouverneur républicain libéral de son État natal,

, partisan de Benito Juárez dont il fut ministre, auteur et rédacteur des lois de réforme, toujours en vigueur au Mexique qui rendirent les affaires civiles et politiques indépendantes des ecclésiastiques ; il signa le traité Ocampo-McLane, par lequel le Mexique accordait à perpétuité le droit de transit vers l’armée et les marchandises des États-Unis à travers trois bandes de territoire mexicain. Son épître est lue dans les cérémonies de mariage civil. Il mourut fusillé par les conservateurs. Inhumé au Pantéon de San Fernando, il fut transféré ici en 1897. En son honneur, son État d’origine a été rebaptisé Michoacán de Ocampo. Son cœur est conservé en permanence au Colegio Primitivo y Nacional de San Nicolás de Hidalgo et est exposé dans une salle qui lui est dédiée avec d’autres biens.

Tombeau initial au Pantéon San Fernando.

– Le biologiste et botaniste Isaac OCHOTERENA (1885-1950).

– Le ministre Pedro OGAZÓN (1820-1890).

– L’historien et écrivain Edmundo O’GORMAN (1906-1995).

– L’architecte et peintre Juan O’GORMAN (1905-1982) : frère du précédent, il fut le précurseur du fonctionnalisme et de l’architecture moderne au Mexique.

– Le peintre et muraliste José Clemente OROZCO (1883-1949), dont l’œuvre est empreint du réalisme social. Un de ses thèmes de prédilection était l’homme contre la machine. Il est connu, comme Diego Rivera, pour ses grandes fresques (dans des musées, des universités, des écoles, etc.) et ses prises de position politiques en faveur des paysans et des travailleurs.

– Le poète et dramaturge Manuel José OTHÓN (1858-1906) appartenant aux mouvements littéraires du romantisme et du modernisme. Il est l’auteur du poème Idilio salvaje, considéré comme l’un des poèmes les plus représentatifs du Mexique.

– Le ministre Carlos PACHECO VILLALOBOS (1839-1891).

– L’écrivain, poète et sénateur Carlos PELLICER CÁMARA (1897-1977).

– La soprano et compositrice Angela PERALTA (1845-1883), qui conquit les principales scènes européennes, dont la Scala où elle fut la première Mexicaine à se produire.

– L’écrivain et député Basilio PÉREZ GALLARDO (1817-1889).

– L’écrivain et journaliste José María PINO SUÁREZ (1869-1913), qui joua un rôle clé dans la Révolution mexicaine et fut le dernier vice-président du Mexique entre 1911 et son assassinat en 1913. Avec le président Francisco I. Madero, il est considéré comme une figure importante dans l’évolution de la démocratie et des droits sociaux au Mexique.

– Le compositeur Manuel M. PONCE (1882-1948), considéré comme l’un des fondateurs du nationalisme musical mexicain, l’un des plus importants d’Amérique latine.

– L’écrivain, journaliste et politicien libéral Guillermo PRIETO (1818-1897).

– L’ingénieur Bernardo QUINTANA ARRIOJA (1920-1984), qui contribua au développement des infrastructures mexicaines durant la seconde moitié du XXe siècle.

– Le poète, journaliste et politicien libéral Ignacio RAMÍREZ (1818-1879), considéré comme l’un des architectes les plus importants de l’État laïque mexicain.

– Le pédagogue Rafael RAMÍREZ CASTAÑEDA (1885-1959) qui s’est consacré à l’organisation et au développement de l’éducation rurale au Mexique.

– L’ingénieur en électricité Carlos RAMÍREZ ULLOA (1903-1980).

– Miguel RAMOS ARIZPE (1775-1843) qui fut député aux Cortes de Cadix, signataire de la Constitution espagnole de 1812, secrétaire aux Finances et secrétaire à la Justice et aux Affaires ecclésiastiques de la République mexicaine. Au Mexique, il est reconnu comme « Le Père du Fédéralisme ».

– Silvestre REVUELTAS SÁNCHEZ (1899-1940) : compositeur moderniste de musique symphonique de la première moitié du XXe siècle, violoniste et chef d’orchestre, il est considéré comme l’un des compositeurs les plus influents du Mexique, pour l’ampleur et l’originalité de sa musique de chambre ainsi que pour certaines œuvres qui sont devenues une part très importante du répertoire orchestral. Ces œuvres, notamment Sensemayá, sont fréquemment jouées, notamment en Amérique latine.

– Le politicien et juriste Jesús REYES HEROLES (1921-1985). Il repose en réalité au Panteón Francés de la Piedad, la famille ayant refusé le transfert de son corps demandé en 2003 par le président Vicente Fox. Il s’agit donc d’un cénotaphe.

– L’écrivain, diplomate et philologue Alfonse REYES OCHOA (1889-1959).

– L’écrivain, journaliste, politicien et militaire Vicente RIVA PALACIO (1832-1896). Mort à Madrid, il fut inhumé au cimetière San Justo mais ses restes furent rapatriés ici en 1936.

– Le soldat et politicien Sóstenes ROCHA (1831-1897).

– L’officier et politicien Antonio ROSALES (1822-1865). Il perdit la vie à la bataille d’Álamos et c’est là qu’il fut inhumé, jusqu’à son transfert ici en 1923.

– Le compositeur Juventino SOLAS (1868-1894), mondialement célèbre pour sa valse Sobre las olas (passée l’intro, vous la reconnaîtrez !). Il mourut à Cuba et fut enterré au cimetière de Batabanó en 1894. Quinze ans plus tard, en 1909, ses restes furent transférés au Panthéon civil de Mexico puis, en 1939, amenés ici.

– Le médecin et physiologiste Arturo ROSENBLUETH STEAMS (1900-1970), considéré comme l’un des pionniers de la cybernétique.

– L’aviateur Carlos ROVIROSA (1901-1930), qui perdit la vie au Costa-Rica.

– Le ministre Miguel RUELAS (1838-1880).

– Le diplomate Moisés SÁENZ (1888-1941), fondateur du Second Système d’Éducation (enseignement secondaire) au Mexique, reconnu pour son engagement en faveur de l’indigénisme.

– Le capitaine de frégate et politicien Pedro SÁINZ de BARANDA y BORREIRO (1787-1845), qui après s’être retiré de la politique fonda Aurora Yucateca, la première usine textile du pays à utiliser des machines à vapeur. Grâce à cette initiative, il a introduit la Révolution industrielle dans le pays et a jeté les bases de son développement industriel ultérieur. Mort à Mérida, ses restes furent transférés à Campeche et déposés dans la cathédrale d’où ils furent exhumés en 1987 pour être transférés ici.

– L’écrivain et journaliste Rosendo SALAZAR (1888-1971), promoteur du mouvement ouvrier.

– Le physicien Manuel SANDOVAL VALLARTA (1899-1977), qui apporta de nombreuses contributions à la physique théorique, notamment à la physique des rayons cosmiques. Il fut co-auteur de la théorie de Lemaitre-Vallarta.

– L’aviateur Francisco SARABIA (1900-1939), qui battit l’année de sa mort le record de vitesse sur le vol Mexico-New York avec un temps de 10 heures 43 minutes. Il fut fondateur et administrateur de la société Transportes Aéreos de. Il mourut dans le crash de son avion dans le fleuve Potomac à un décollage de Washington.

– L’aviateur Pablo SIDAR ESCOBAR (1897-1930), célèbre d’abord pour ses exploits d’acrobate aérien puis pour ses vols en Amérique du Sud. Il mourut lors d’une tentative de vol sans escale Mexique-Argentine.

– L’écrivain, historien et ministre Justo SIERRA MÉNDEZ (1848-1912). Il fut surnommé le « Maître d’Amérique » en raison du titre qui lui avait été attribué par plusieurs universités d’Amérique latine.

– L’économiste José de Jesús SILVA HERZOG (1892-1985) qui présida le comité pétrolier qui a conduisit en 1938 à la nationalisation du pétrole au Mexique. Il fut également l’un des principaux théoriciens du développement économique fondée sur la substitution des importations.

– Le poète et diplomate José Juan TABLADA (1871-1945).

– L’écrivain et ministre Jaime TORRES BODET (1902-1974). Il fut également directeur général de l’UNESCO de 1948 à 1952.

– L’écrivain et pédagogue Gregorio TORRES QUINTERO (1866-1934).

– Le poète Luis G. URBINA (1864-1934), qui explora la transition entre romantisme et modernisme.

– L’officier militaire, écrivain et ministre Francisco Luis URQUIZO (1891-1969), qui fiit partie du mouvement littéraire du roman révolutionnaire, consistant à mettre en récit littéraire des épisodes de la lutte armée.

– Le politicien Jesús URUETA (1867-1920).

– Le politicien et diplomate Basilio VADILLO (1885-1935).

– Le politicien Ignacio Luis VALLARTA (1830-1893).

– Le général républicain Leandro VALLE (1833-1861), qui fut l’allié de Benito Juárez

durant la Guerre de Reforme. Inhumé initialement au Pantéon de San Fernando, il fut transféré ici en 1988.

Tombeau d’origine àSan Fernando.

– Le violoniste, pianiste et compositeur Felipe VILLANUEVA (1862-1893). Il fut l’une des figures les plus connues du romantisme musical mexicain, qui prospéra durant la période historique connue au Mexique sous le nom de Porfiriato.

– Le romancier et ministre Agustín YÁÑEZ (1904-1980).

Post-scriptum

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