Échanges 8
MARRY Ghislain - EVIGNY (Ardennes)
28 septembre 2014
Pour parodier qui vous savez, son coeur était peut-être français, mais son cul "sans frontières" !
Eh, pourquoi pas ? comme dirait Robert Desnos !
Philippe Landru
auteur du site
28 septembre 2014
Oui, sauf que contrairement à Arletty, il ne s’agissait pas ici d’un bel officier allemand, mais d’un bien français. En outre, le personnage était des plus sinistres.
cp
28 septembre 2014
...Bel officier qui aurait fini, après-guerre en Afrique, dans l’estomac d’un crocodile. Y a une justice.
Michel SCHREIBER
28 septembre 2014
@ cp. Une question m’est venue à l’esprit quand, il y a quelques instants, j’ai lu votre chute "Y a une justice" : cette chute est-elle humoristique ? Peut-être... ou peut-être pas : ces quatre mots, quand on les retourne, dégagent une odeur - n’employons pas le mot "parfum" - nauséabonde... Car dans le pire des cas, c’est que vous considérez que cet homme n’étant après tout qu’un nazi, il méritait amplement sa mort atroce (que je ne me souhaite pas, personnellement !).
Ou alors, si vos pensées ne vont pas jusque là, c’est Arletty que vous jugez ; si vous en avez le temps, allez sur "google", tapez "arletty" et "amant" et lisez le récent article de "L’Express" qui apparaîtra en toute première position : peut-être vous fera-t-il changer d’avis sur la liaison d’Arletty, même APRÈS la guerre, avec un homme qu’elle a visiblement aimé...
Moi, j’aurais tendance à ne pas la condamner, car si amour il y avait, qui suis-je pour le critiquer ? Non, décidément, je flaire dans votre "Y a une justice" un sentiment revanchard que je ne partage pas.
Je vous remercie d’avoir pris la peine de lire ces quelques lignes.
Cordialement,
Michel Schreiber
cp
28 septembre 2014
N’ayant jamais beaucoup aimé Arletty sur le plan humain, ses rancœurs de femme aigrie après-guerre, elle s’en prenait avec fiel à Gabin, lui, homme d’honneur, courageux pendant la période tragique, arrivant à surnager professionnellement alors qu’elle déclinait. En plus ses sympathies persistantes pour le petit milieu « célinien  », le petit marigot collabo qui avait fait de Brasillach son idole, célébrée dans des soirées de zombies inconsolables, enfin bref"¦
Beaucoup d’officiers allemands ont été après-guerre exfiltrés par la voie diplomatiques, envoyés au vert comme consul, voire ambassadeurs sous les cocotiers, ce qui leur permettait de ne pas être reconnus en Europe par leurs éventuelles victimes ; quitte à barboter en Afrique avec des vrais crocodiles ! La légende d’une Allemagne de bons bougres subvertis par une minorité fanatisée a été véhiculée par une RFA boutiquière en pleine reconquête, mais on n’est pas obligé de le croire ! Tant qu’Hitler avait la baraka, le gratin teuton le trouvait p’têt vulgaire mais suivait le mouvement ! Ce n’est qu’à partir de la débâcle qu’ici et là s’est manifestée une certaine contrariété, les carottes étant cuites"¦
Le grand écrivain Thomas Mann a refusé de finir ses jours en Allemagne, tant cette vieille grosse bonne conscience de l’oublieuse Allemagne renaissante lui semblait obscène ; lui qui pourtant n’était pas un excité vengeur, tout juste un conservateur outré.
Sur un mode plus allègre, on se reportera à deux chefs d’œuvre de Billy Wilder « La Scandaleuse de Berlin  » et « Un, Deux, Trois !..  » qui résument ma défiance par rapport à nos amis teutons. Le génial Wilder fait œuvre de géopoliticien avisé et lapidaire. Le juif viennois qu’il était connaissant bien son sujet. Certes, sa mère a fini dans une chambre à gaz, ce qui explique son insistance à moquer l’allemand « obéissant  » et poli, mais, bon"¦
Frédéric
28 avril 2021
Bonjour,
Ce n’est pas avec Francis André qu’elle fricotait, mais avec son second, et trésorier de la bande, Antonin Saunier, dit Tony, au physique plus avenant, ce qui n’est pas difficile. Il eût pour autant un sort tout semblable à celui de son chef au printemps 1946 : passé par les armes.
Christophe
14 novembre 2021
Durant la deuxième guerre mondiale, Josselyne Ga« l mena la grande vie avec les Allemands, et elle se compromis avec un truand du milieu lyonnais. A la Libération, elle passe deux ans plus tard en Cour de Justice de Lyon, et fut condamnée à la dégradation nationale à vie.
En témoignant, son mari Jules Berry lui évitera le pire. À vingt-sept ans, Josselyne Ga« l ne retrouvera pas le chemin des studios. Elle se retira en province avec sa mère et sa fille. Elle décédera dans une maison de retraite, non loin d’Angoulême, en Charente, le 10 août 1995.
DAMIENS
29 janvier 2023
Jules Berry n’a jamais été marié. Son acte de décès précise "célibataire"