SALBRIS (41) : cimetière

lundi 10 février 2020
par  Philippe Landru

Cimetière non traité de manière exhaustive

C’est très loin des faits qui le rendirent célèbre que repose le juge d’instruction russe Nikolas SOKOLOFF (1882-1924). Refusant de servir le nouveau régime après la révolution bolchévique, il gagna la ville d’Omsk, en Sibérie, où il entra en contact avec les milieux monarchistes. En 1919, l’amiral Koltchak, chef des armées blanches, confia à Nikolaï Sokolov l’enquête sur la mort du tsar Nicolas II et sa famille à Iekaterinbourg. Il recueillit de nombreux témoignages, rassembla des preuves, identifia les responsables du massacre et localisa l’endroit où les corps avaient été transportés et provisoirement enterrés. A l’été 1919, devant l’avance de l’Armée rouge qui menaçait de reprendre Iekaterinbourg, le juge mit fin à son enquête puis quitta la ville en emportant ses archives avec lui. Après un long périple, il débarqua en France et s’installa en Sologne, à Salbris, où le prince Orlov, qui s’était institué son protecteur, possèdait un château. Utilisant ses notes et ses documents, le juge Sokolov entreprit d’écrire le livre qui constitue toujours la source principale des historiens sur la fin des Romanov, Enquête judiciaire sur l’assassinat de la famille impériale russe, publié en 1924. Il conclut que tous les membres de la famille impériale avaient trouvé la mort dans la maison Ipatiev.

À partir de 1976, cette conclusion fut contestée. Cependant, le rapport rendu public de l’exécuteur des Romanov, Iakov Iourovski, la découverte des ossements de la famille Romanov aux environs d’Iekaterinbourg et les tests d’ADN démontrèrent qu’il s’agissait bien de ceux de cette famille impériale, prouvant que Sokolov avait raison.
Malade, il mourut prématurément d’un infarctus à l’âge de 42 ans et repose tout naturellement dans le village. L’inscription sur sa pierre tombale, en cyrillique, signifie « ta vérité est la vérité éternelle ». Contre le mur du cimetière, une plaque renseigne sur sa présence et son histoire.

Dans ce même cimetière repose également René NORGUET (1888-1968). Ingénieur général du génie maritime, directeur général des ateliers et chantiers de la Loire. Sous le gouvernement Laval, il fut entre 1942 et 1944 Secrétaire général à l’Industrie et au Commerce intérieur, puis à la production industrielle.


Merci à Nicolas Badin pour les photos.


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