YVOY-LE-MARRON (41) : cimetière

lundi 10 février 2020
par  Philippe Landru

Cimetière non traité de manière exhaustive

C’est ici que repose le patron de presse Jean PROUVOST (1885-1978). Issu de la grande entreprise textile du Nord, il s’intéressa à la presse et racheta plusieurs journaux : Paris-Midi, Paris-Soir, puis Marie-Claire, Match...
Ministre de l’information en 1940, puis haut-commissaire à l’Information dans le gouvernement Pétain, poste dont il démissionna lorsque Pétain reçut les pleins pouvoirs. Pendant l’Occupation, deux Paris-Soir coexistèrent : celui de Paris, désavoué par Jean Prouvost et ses collaborateurs, titre qui soutint la collaboration, tandis qu’un autre paraissait à Lyon en zone libre. Durant cette période, Jean Prouvost se fit détester aussi bien par le régime de Vichy que par la Résistance. À la Libération il fut frappé d’indignité nationale. Après cette date, Jean Prouvost entreprit la reconstruction de son empire démantelé. Match prit le nom de Paris Match. En 1950, le groupe Prouvost-Béghin racheta la moitié des actions du Figaro. Marie-Claire reparut en 1954. En 1960, il acheta Télé 60 dont il fit Télé 7 jours, journal de télévision qui connut un énorme succès.

En 1966, Jean Prouvost s’intéressa à la radio et entra pour une part importante dans le capital de Radio-Télé-Luxembourg : il en devint Président-Directeur général et la rebaptisa « RTL ».

Jean Prouvost repose dans la commune dont il fut maire de 1951 à 1977. Au cimetière d’Yvoy, la famille du magnat de la presse possède quatre tombes, pour onze membres disparus.


Merci à Nicolas Badin pour la photo.


Commentaires

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YVOY-LE-MARRON (41) : cimetière
mercredi 12 février 2020 à 23h31 - par  cp

« C’est dur pour tout le monde », film de 1975, et bien oublié de Christian Gion doit beaucoup à Jean Prouvost ! Cela part d’une anecdote. Un jour, le chauffeur de Prouvost estimant qu’une petite augmentation serait bien méritée entreprend son patron qui banalement lui a demandé « Comment ça va ? », en s’installant derrière lui dans le véhicule cossu. Le chauffeur lui raconte ses petits malheurs, parle de sa femme souffrante, de sa fille dont les études coûteront cher, et autres billevesées participant d’une quotidienneté contrariante. Prouvost mutique acquiesce, et la Rolls arrivée à bon port, il tapote l’épaule du chauffeur, et désinvolte, en sortant, déclare « C’est dur pour tout le monde ! », voguant vers d’autres aventures...
Dans le film, c’est Bernard Blier, gros cigare au bec, qui joue le patron insouciant et fuyant...

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