LOCQUIREC (29) : cimetière

visité en janvier 2018
lundi 19 février 2018
par  Philippe Landru

C’est sous une pluie battante que j’ai visité le cimetière de Locquirec, ce qui n’a pas aidé pour certaines photos... Le sacerdoce du taphophile !

Dans ses allées reposent :

- L’historien et enseignant Jean-Christophe CASSARD (1951-2013), qui fut l’un des meilleurs spécialistes de la Bretagne médiévale et de ses représentations. À sa mort, il travaillait à un important ouvrage sur la place de la Bretagne dans la bande dessinée, un média dont il avait compris toute l’importance dans la mesure où il permet, au même titre que d’autres vecteurs, de reconstituer les représentations que les sociétés se font d’elles-mêmes, de leurs histoires et de leurs héros.

- L’historien Léon FLEURIOT (1923-1987), spécialiste des langues celtiques (vieux- breton, gallois et irlandais) et de l’histoire de la Bretagne gallo-romaine et du début du Moyen Âge. Professeur à la chaire des études celtiques de l’Université de Rennes 2 et en même temps directeur de recherche à l’École pratique des Hautes Études à Paris, il contribua fortement à l’essor de l’enseignement du breton au niveau universitaire, tout en publiant des nombreux textes qui ont permis de faire progresser considérablement l’étude du vieux-breton et de ses langues sœurs.

- François-Marie LE LAY (1859-1937), docteur es-lettres et enseignant mais également romancier. Il fut notamment l’auteur du roman rédigé en langue bretonne Bilzig. L’action se déroule au XVIIIe siècle dans ce village de Locquirec, dont il fut maire de 1928 à 1935.

- Le général Jack PICOT (1928-2013), qui eut la rare particularité d’avoir franchi l’ensemble des grades de simple soldat à sous officier, officier et pour finir officier général.

- Le peintre Georges ROHNER (1913-2000), qui était membre de l’Académie des Beaux-Arts où il enseigna. Sous l’impulsion du critique Henri Hérault, il s’associa à d’autres artistes pour fonder le mouvement « Forces nouvelles » qui prôna le retour au dessin, à la tradition dans un contact fervent avec la nature.

- Le Compagnon de la Libération François SEITÉ (1923-1944). A la veille de l’armistice, il s’embarqua clandestinement dans le Finistère, avec quelques camarades, sur un bateau de pêche pour rejoindre l’Angleterre. Engagé dans les Forces françaises libres, il fut jugé trop jeune pour combattre (il n’avait que 17 ans) et fut envoyé au pays de Galles avec les scouts de la France libre. Après une formation militaire, il fut envoyé en Tunisie à la fin des opérations militaires en juin 1943, puis débarqua en Italie où il fut grièvement blessé par une balle lors de l’attaque de la Villa Adriana près de Tivoli. Après quelques semaines passées à l’hôpital, bien qu’incomplètement guéri, il rejoignit son unité qui débarqua la première à Cavalaire en Provence. Il se distingua à nouveau au cours des combats pour la prise de Toulon, Il prit part à la bataille des Vosges et à la prise de Belfort où, le 17 novembre 1944, il fut mortellement blessé par balle à la tempe.


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