BOUVELINGHEM (62) : cimetière

Visité en décembre 2015
dimanche 21 février 2016
par  Philippe Landru

Le cimetière de Bouvelinghem se trouve autour de l’église Notre-Dame de l’Assomption. Dans la partie la plus étroite qui sépare l’église du mur du cimetière se trouve un ancien tombeau du milieu du XIXe siècle où repose le vicomte et la vicomtesse de Rochemore.

Sur le mur de l’église, seule, se signale une croix sur laquelle il est indiqué : famille de Melun.

On pénètre dès lors à l’intérieur de la sombre église : dans une chapelle latérale, au niveau où se trouve à l’extérieur la croix, on découvre plusieurs plaques tombales.

Celle de gauche indique la présence de Léonie de Rochemore (+1899), la fille du couple précédent, et de son époux, le vicomte Armand de MELUN (1807-1877), qui repose donc sur les terres de son épouse.

Peu connu, il fut pourtant avec quelques autres (Montalembert, de Mun, Lacordaire, Lamennais, Rosalie Rendu...) l’un des principaux artisans du catholicisme social au XIXe siècle. De sensibilité légitimiste, il fut l’instigateur de l’une des rares lois sociales sous la monarchie orléaniste de Louis-Philippe, à savoir la loi de 1841 limitant le travail des enfants : interdit avant l’âge de 8 ans, limité à ensuite jusqu’à l’âge de 16 ans, avec une clause à l’avantage des enfants, 2 heures de travail comptaient pour 3. Cette loi fut cependant peu appliquée par le patronat.

En 1843 il fut élu député de l’Ille-et-Vilaine. Il créa par la suite des oeuvres de charité. Sa carrière de député s’acheva avec le coup d’état du 2 décembre 1851 qui lui valut d’être interné 24 heures avec une partie des députés opposés à Louis Napoléon. A Bouvelinghem, il est considéré comme un bienfaiteur du village : il finança la reconstruction de l’église après l’incendie qui ravagea une rue entière en se propageant par les toitures de chaume, en 1876.

La plaque de droite indique la présence des deux enfants du couple, tous deux morts très jeunes.


Commentaires

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BOUVELINGHEM (62) : cimetière
mercredi 17 octobre 2018 à 15h05 - par  Claude Payen

Près de l’entrée de l’église, on remarque la tombe de M. Lecat qu’il avait préparée longtemps avant sa mort sur laquelle était écrit : « J’ai été ce que vous êtes, vous serez ce que je suis ». Il ne pouvait pas se tromper, c’est la seule chose que nous savons en venant au monde.
Dans ce cimetière sont enterrés mes ancêtres.

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vendredi 14 février 2014

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