JONZAC (17) : ancien cimetière

mercredi 23 mai 2012
par  Philippe Landru

L’ancien cimetière de Jonzac a conservé son patrimoine funéraire ancien : vieux monuments des notables locaux, chapelles, stèles et, plus rare encore, un bel ensemble d’enclos encore enceints de leur grilles aujourd’hui bien rouillées.

C’est un patrimoine funéraire de terroir classique : l’ostentation ne passe pas par les oeuvres d’art, mais par la dimension imposante des tombeaux.

La célébrité du lieu est bien oubliée de nos jours, même si tous les spécialistes s’accordent pour voir en lui le « père du roman policier » : Emile GABORIAU (1832-1873).

Il exerça divers métiers : clerc d’avoué, hussard en Afrique, chef d’écurie. Il s’engagea dans la cavalerie pour sept ans mais résilia son contrat rapidement pour gagner Paris où il écrivit des chroniques pour gagner sa vie. Il devint le secrétaire de Paul Féval avec qui il découvrit le journalisme. Son premier roman, L’Affaire Lerouge connut un immense succès. On y voit l’apparition de Lecoq, agent de la sécurité qui devint un commissaire célèbre. Ce personnage inspira Conan Doyle, comme modèle du détective ingénieux qui résout des énigmes par ses capacités déductives hors normes. Mais, à la différence de Sherlock Holmes, les enquêtes de Lecoq reposent sur des investigations plus réalistes, plus proches des progrès de la police scientifique de l’époque. Les romans policiers de Gaboriau font pénétrer l’intrigue dans les milieux sociaux. Il décrit l’environnement d’une manière qui peut être qualifiée de « naturaliste ». Après le succès de L’Affaire Lerouge, il travailla comme feuilletoniste au Petit Journal.

Si l’existence d’Emile Gaboriau n’intéressa guère les historiens de la littérature jusqu’à nos jours et fut vite oubliée, par contre son œuvre fut constamment exploitée et appréciée par les générations suivantes. La plupart de ses romans dits judiciaires ont été portés à la scène, certains de son vivant, et, dès sa naissance, le cinéma s’en est emparé, en particulier aux États-Unis.

Mort prématurément car d’une santé précaire, il fut inhumé à Jonzac où son père avait prit sa retraite. La ville apparaît régulièrement dans son oeuvre sous le nom de Sauveterre.


Merci à Nicolas Badin pour les photos.


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