LURÇAT Jean (1892-1966)

Cimetière de Saint-Laurent-les-Tours (46)
vendredi 25 novembre 2011
par  Philippe Landru

Peintre d’abord influencé par le cubisme puis par le surréalisme, il s’est consacré à l’art de la tapisserie pour créer un style très personnel, laissant libre cours à son lyrisme, sur des échelles parfois monumentales, sans pour autant abandonner la peinture. Passionné par la vie, les hommes, leurs souffrances et leurs joies, son œuvre tissée célèbre les héros de la résistance, la liberté, le ciel, les astres, les animaux et ceux de son propre bestiaire.

En 1937, Jean Lurçat s’intéressa à l’Apocalypse d’Angers, la plus grande tapisserie du monde tissée au XVe siècle, qu’il considérait comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’art occidental. Il en adopta les techniques médiévales pour ses créations.
Des années plus tard, la ville d’Angers, accueillit dans le Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, l’œuvre maîtresse de Lurçat, Le Chant du Monde, réplique moderne de l’Apocalypse, où il exprime, à la fois, les menaces qui pèsent sur notre monde et la confiance qu’il place en l’homme. Dix tapisseries composent cet ensemble dont la dernière fut terminée après la mort de l’artiste.
En 1964, il fut élu membre de l’Académie des beaux-arts de Paris.

En 1945, Lurçat avait acheté les Tours de Saint-Laurent, vestiges d’une forteresse du XIe siècle qui domine de ses remparts la ville de Saint-Céré dans le Lot. Cette demeure devint son refuge, et c’est tout naturellement dans ce village que ce Vosgeois de naissance fut inhumé. Sur sa tombe un soleil gravé dans la pierre avec une devise : « C’est l’aube ». Ces deux mots sont le début de la phrase, écrite par lui, qu’il avait fait graver sur son épée d’académicien : « C’est l’aube d’un temps nouveau où l’homme ne sera plus un loup pour l’homme… »


Merci à Eric Meunier pour les photos.


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