Cimetière non traité de manière exhaustive

Au cimetière de Bœrsch reposent :

 Anselme LAUGEL (1851-1928). En 1871, après l’annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Empire allemand, il

quitta celle-ci pour la France. De retour en Alsace en 1891, il fut élu en 1896 pour le canton de Rosheim au Bezirkstag de Basse-Alsace, équivalent du Conseil général du Bas-Rhin. Il siégea ensuite au Landesausschuss , parlement régional, de 1900 à 1912. Grand amateur d’art et admirateur de l’identité alsacienne, il participa, avec ses amis Pierre Bucher et Charles Spindler, à la création de la Revue alsacienne illustrée (1898-1914) et à l’animation du Cercle de Saint-Léonard avec ce dernier. En 1914, craignant d’être arrêté pour ses activités francophiles, il se réfugia en France à la veille de la déclaration de guerre et fut déclaré Landesverräter par les autorités allemandes, c’est-à-dire traître à la patrie. Revenu en 1918, il fut chargé de l’inventaire des musées et des bibliothèques, et de destituer les employés allemands, ce dont il s’acquitta avec zèle. Spécialiste de la culture alsacienne, il écrivit des ouvrages sur ce sujet.

 Charles SPINDLER (1865-1938) : peintre, illustrateur, photographe, marqueteur et auteur de mobilier, il a

également noirci des milliers de pages pendant ses insomnies dues à la goutte. Son Journal 1914-1918 a été publié sous le titre L’Alsace pendant la guerre. Spindler a continué ce travail de mémorialiste entre 1919 et 1933. À partir de 1899, Charles Spindler s’entoura d’artistes et d’artisans pour former le cercle de Saint-Léonard. Il fut également le créateur de la Revue alsacienne illustrée. Dans le tombeau familial repose également son fils, le peintre Paul SPINDLER (1906-1980), également auteur de nombreux films sur son village, ainsi que le médecin Pascal GRELLETY BOSVIEL (1931-2017), qui débuta ses missions humanitaires en 1962 en tant que médecin coordinateur, en Inde, puis suivront le Yémen, le Tchad, la Malaisie, l’Algérie, le Pakistan, le Liban etc. C’est au Biafra, en 1971, qu’il participa à la fondation de MSF. Il devint ensuite directeur national des opérations de secours de la Croix-Rouge française.

 Robert STŒFFLER (1919-1986), qui ouvrit en 1946 sa première charcuterie dans ce village. En

1974, son fils décida de reprendre la charcuterie familiale et de la transformer en une entreprise de plus grande envergure, désormais implantée à Obernai. Dès lors, les produits de charcuterie Stoeffler commencèrent à être diffusés dans les supermarchés de l’Est de la France. En 1994, Stoeffler marqua les esprits lors de ses premiers pas à la télévision.

Sa première pub : “Stoeffler, je ne sais pas comment on le dit, mais je sais comment on le mange” permit à la marque de devenir n°1 de la Choucroute en libre-service en France. Désormais présente dans toute la France, la marque est devenue emblématique du patrimoine culinaire alsacien.

Post-scriptum

Merci à Nicolas Badin pour les photos.

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