SOULTZ-HAUT-RHIN (68) : cimetière

visité en août 2024

L’ancien cimetière était situé à côté de l’église Saint-Maurice, à l’emplacement de l’école communale ; en 1819 un nouveau cimetière fut ouvert entre les rues de Raedersheim et de Bollwiller ; il fut agrandi en 1852, et en 1853 une chapelle fut édifiée, dédiée à saint Georges en souvenir de celle qui occupait l’emplacement du village disparu d’Alschwiller

Pour un cimetière de cette superficie, on y trouve un grand nombre de statues (mais ni buste, ni médaillon).

Canon sur le tombeau du lieutenant Michel Witschler, au 18e d’artillerie, mort à Belfort en 1875. Il participa au siège de Thionville en 1870 et au siège de Paris en 1871.
Tombeau du commandant Thiebaut Will (+1897)
Sépulture des comtes de Waldner de Freundstein.

 Dans un coin du cimetière, quelques vieilles stèles sont abritées sous un auvent : on y trouve en particulier celles d’un fils, d’une fille et d’une sœur du général baron d’Empire François Jean Werlé.

 Autour du mur d’enceinte du cimetière subsistent quelques stations d’un chemin de croix en alsacien.

 L’illustrateur Robert BELTZ (1900-1981), qui se fit connaître par son style onirique, féerique et

humoristique. Il a illustré de nombreux contes et légendes, mais également des œuvres majeures de la littérature. Le collège de la commune porte son nom.

 Le général de division Marie Joseph Guillaume BOUAT (1802-1859), grand officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre de saint Grégoire, qui mourut en Crimée.

 Roger FURST (1912-1972) : mécanicien de l’armée de l’air au moment où commença la seconde

guerre mondiale, il décida de se rallier à la France libre et participa à de nombreuses missions de bombardement aérien au-dessus de l’Afrique et de l’Europe. Il fut fait Compagnon de la Libération.

 A l’intérieur du cimetière se trouve un enclos familial, celui des HEECKEREN d’ANTHES. Y reposent en particulier :

  • Joseph Conrad d’ANTHÈS (1773-1852) : après fait partie des contingents militaires qui, sous les ordres

    du marquis de Bouillé, tentèrent les 20 et 21 juin 1791 de favoriser la fuite de Louis XVI ; ce riche propriétaire fut élu en 1822 député du Haut-Rhin (Colmar). Il siégea à l’extrême-droite, et vota toujours avec les ultraroyalistes. Il demeura à l’Assemblée jusqu’en 1830.

  • Georges-Charles de HEECKEREN d’ANTHES (1812-1884), son fils, qui partageait les mêmes opinions

    politiques. Ainsi, lors de la révolution de juillet 1830, il fit partie des détachements de l’École militaire qui tentèrent de soutenir à Paris la cause de Charles X. Lorsque ce dernier dut prendre la route de l’exil, fidèle à ses convictions, il refusa de servir la Monarchie de Juillet. Il décida de servir à l’étranger et parvint en Russie, au service de l’impératrice. C’est ainsi qu’il rencontra le baron van Heeckeren-Bewerweerd, ministre plénipotentiaire des Pays-Bas en Russie, un des familiers de l’Empereur. L’amitié de Heeckeren pour son protégé devint si forte que le baron, resté célibataire et sans descendance, en fit son héritier. Georges-Charles prit alors le nom de Georges-Charles de Heeckeren et fut incorporé dans la noblesse néerlandaise avec le titre de baron pour lui et sa descendance. Il fit la connaissance du poète Pouchkine, devenant très vite son familier. Les relations s’envenimèrent quand Georges-Charles tenta de séduire l’épouse de ce dernier, Natalia

    Le duel avec Pouchkine.

    Gontcharova, même si pour donner le change, il épousa la sœur aînée de Natalia, Ekaterina (1809-1843). L’idylle entre d’Anthès et Natalia ne s’arrêta pas pour autant, et Pouchkine défia le séducteur en duel, mais il fut mortellement blessé lors de ce combat. Fuyant la Russie, d’Anthès emmena Ekaterina en Alsace. Après la Révolution française de 1848, les électeurs du Haut-Rhin l’envoyèrent siéger à l’Assemblée Constituante, où il demeura député jusqu’en 1851. Il applaudit au coup d’État du 2 décembre 1851, et fut donc envoyé au Sénat où il siégea dans la frange la plus conservatrice jusqu’à la chute de l’Empire.

 Katia (Catherine Conrad : 1942-1991) et Maurice (1946-1991) KRAFFT : couple de

volcanologues français et cinéastes, qui ont œuvré pour la diffusion des connaissances et risques volcaniques. Au-delà de la vulgarisation scientifique des volcans en mettant leur propre vie en danger (conditions extrêmes, risques d’éruption), leurs productions cinématographiques et missions de sensibilisation ont permis de sauver des milliers de vies à travers le monde. Ils moururent dans une coulée pyroclastique sur le Mont Unzen, au Japon, le 3 juin 1991. Leurs dépouilles furent incinérées au Japon dans le cadre d’un service funéraire catholique et leur cendres furent placées dans la tombe familiale de Katia Krafft.

 Adolphe LANDSPURG (1940-2017) : sourcier, il fut président de l’association des Sourciers et

Géobiologues d’Europe, et l’auteur de douze ouvrages traitant de l’art du sourcier, de la radiesthésie, de la géobiologie et des hauts-lieux vibratoires. Un petit sourcier figure sur sa tombe.

 Louis WIEDERKEHR (1925-2010), qui par ses travaux de restaurations, s’illustra par son action en faveur de la conservation et la restauration du patrimoine historique de Soultz et environs.

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
[Se connecter]
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.