A proximité de l’église Saint-Maurice, le cimetière de Sarrey compte peu de tombes très anciennes. Des reprises ont certainement été opérées, ce qui est dommage dans la mesure où le taux d’occupation y est assez faible.
L’une des familles de notables est celle des Babelon, qui possède plusieurs sépultures dans le cimetière. Ernest Babelon (+1924) fut bibliothécaire, numismate et membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, ne repose pas ici mais au cimetière
Montparnasse (8ème division). Son fils Jean BABELON (1889-1978) repose en revanche dans ce cimetière. Bibliothécaire, historien et numismate comme son père, il dirigea le cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de 1937 à 1961. Il fut l’auteur d’une œuvre scientifique fournie, essentiellement dans les domaines de la numismatique et de l’art et la littérature espagnols.
Son fils repose également ici : l’historien Jean-Pierre BABELON (1931-2024). Il suit la voie de son père et de son grand-père puisque lui aussi fut archiviste paléographe. La majeure partie de sa carrière se passa aux Archives nationales comme conservateur du musée de l’Histoire de France, puis conservateur en chef de la section ancienne. Il fut également maître de conférence à l’École pratique des hautes études, travaillant sur la France moderne, particulièrement la période des guerres de religion. Il fut membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1992 et a, à ce titre, été chargé de la conservation du musée Jacquemart-André puis de l’abbaye de Chaalis. En 2010, il travailla avec le prince Louis de Bourbon pour la réinhumation de la tête présumée du roi Henri IV, dont il fut l’auteur d’une biographie, dans la nécropole royale de la Basilique Saint-Denis. J’ignore s’il repose dans la sépulture de son père (son identité n’y figure pas). J’ai retrouvé quatre autres tombes Babelon dans le cimetière mais aucune n’indique clairement sa présence.
Dans l’église, une plaque signale la mémoire de Philippe Babelon, enseigne de vaisseau et frère de Jean-Pierre, qui mourut en 1947 durant la guerre d’Indochine.
Contre un mur du cimetière, une petite stèle indique la présence de cendres du four crématoire du camp de Flossenburg où mourut Serge Didier en 1944.