Échanges 29
Thierry LE CAM
13 octobre 2010
Bonjour,
Le cimetiere d’Annonay contient au moins une autre personne célèbre : le Général Arthur Guyot d’Asnière de Salins, "le vainqueur de Douaumont" par ailleurs co-fondateur des Scout de France, sa tombe, où repose également son épouse originaire de la région, porte l’insigne scout de cette association. Il est décédé en 1936.
Il serait sympathique qu’une personne de la ville mette sur ce site une photo de la tombe.
Cordialement,
Thierry LE CAM.
MARRY Ghislain- EVIGNY (Ardennes)
16 octobre 2010
Le général Arthur GUYOT d’ASNIERE de SALINS n’a jamais été le co-fondateur du scoutisme en France.
Les " Scouts de France " ont été fondés en 1920 par le père Jacques Sevin, le chanoine Cornette, Paul Coze et Edouard de Macedo.
Personnalité en vue après la Grande Guerre - comme le général de Maud’huy - auréolé par la reprise du fort de Douaumont le 24 octobre 1916 grâce à la vaillance en première ligne de ses troupes coloniales, le général de SALINS a facilité et contribué à l’essor du scoutisme dans l’Hexagone.
Il fut second chef des Scouts de France en 1922 et mit sur pied en 1925 le 1er congrès national des chefs scouts à Dijon.
A l’heure de son trépas, en 1936, ce général de division avait demandé à être inhumé dans son uniforme de scout, fidèle à la devise "Scout toujours", même six pieds sous terre !
Un internaute féru d’histoire.
Philippe Landru
auteur du site
20 octobre 2010
Je poste la réponse faite par Thierry Le Cam : S’il est exact que Guyot d’Asnière n’est pas au sens juridique et
"officiel" du terme co-fondateur des SDF, il l’est au moins, pour moi, par
son esprit et par son action.
Faucon d’Armor, son totem, est aux côtés du RP Jacques Sevin (cimetiére
de Boran sur Oise) et du Chanoine Cornette (cimetière de Vaugirard, Paris
15éme) le créateur au jour le jour des SDF des années de construction,
tout autant sinon plus qu’Edouard de Macédo .(sans doute décédé au
Brésil vers 1964) dont la responsabilité fut moindre dans la direction
des Scout de France.
C’est le coeur et non le juriste qui s’était exprimé.
Connaisseur de la petite histoire également :-)
Thierry LE CAM
Georges-Edouard de Montgolfier
19 mars 2013
Avant, il y avait la partie pour les miséreux, en allant à gauche à l’entrée. Les tombeaux furent repris dans les années 1980 et 1990. Le tiers-état (ou les prolétaires) reposent en deux gros blocs : un à l’ouest, et l’autre à l’est. La noblesse et l’aristocratie (négociants en draps, entrepreneurs) à de grands et beaux tombeaux, plus à l’écarts, en partant du centre, et en allant vers le haut, ils rejoignent la bourgeoisie.
Le clergé est trés présent dans le haut, et les soeurs ont une rangée.
Les parties propres au tiers-état sont sans âmes : grosses plaques colorées, plaques souvenirs, et fleurs artificielles. Les Tiers-états n’ont généralement pas de caveaux, et restent cloués au tombeau environ 45 ans. Les concessions sont de 15 et 30 ans, fini pour les perpetuelles. On ne se mélange pas : chaque catégorie sociale à son secteur. Il y a un petit carrré Musulman, avec le nouvel espace pour le tiers-état. "qui s’assemble se ressemble" qu’il est dit à Annonay.
Philippe Landru
auteur du site
19 mars 2013
C’est imagé mais c’est une assez exacte présentation de la plupart des grands cimetières urbains de France (avec la rangée pour les soeurs.... ;-)) : et oui, contrairement au dicton qui veut "qu’une fois dans l’trou...", les cimetières reflétaient bien les ségrégations sociales des vivants. Ce sera de moins en moins vrai dans l’avenir dans la mesure où une bonne partie des classes privilégiées a abandonné l’investissement dans la pierre...tombale ! En revanche, on observe de plus en plus que de nouvelles catégories de la population le font : c’est le cas des familles gitanes, ou chinoises par exemple... En outre, paradoxe de notre temps, l’avenir des cimetières est celui des jeunes (enfants, ados, jeunes adultes) dont les parents ne peuvent tolérer l’idée d’une dispersion aux 4 vents des cendres.
Il y a donc d’une certaine manière une inversion des valeurs intéressante à observer : les cimetières du XIXe siècle étaient dominés par des vieux notables fortement implantées dans les terroirs, ceux du XXIe le sont par des jeunes, régulièrement décrits comme bohème ("artistes" à toutes les sauces), et d’origines assez cosmopolites...
MARRY Ghislain - EVIGNY (Ardennes)
19 mars 2013
J’ai ouï dire que les frères Joseph et Etienne de MONTGOLFIER, pionniers de l’aérostation, n’étaient pas inhumés dans le même tombeau .
Si Joseph repose à Annonay (voir photo du site), où repose son frère Jacques-Etienne ?
Comment se fait-il que la tombe du célèbre inventeur soit aussi dégradée ?
Bachir Poszgaz
21 mars 2013
Oui, c’est vrai, ce cimetière reflète bien les catégories sociales : dans la vie, on se croise, mais on ne se parle pas. Nous restons entre groupes sociaux, et on ne s’aime pas. C’est les nouvelles ethnies du XXIème siècle, et bientôt, même le langage va être différent...
PIEM
22 mars 2013
Oui, tu as raison , aprés le rascisme Etnique, le racisme social, peut-être le plus méchant...à chacun de voir, et méditer... Tout comme nous pouvons nous tromper...
Anonyme
22 mars 2013
Cimetière de Davezieux (Ardèche) dans une chapelle.
Marie-Christine Pénin
Anonyme
22 mars 2013
Oups ! mon précédent message est la réponse à la question de Ghislain.
MARRY Ghislain - EVIGNY (Ardennes)
23 mars 2013
@Marie-Christine :
Merci pour l’info !
Je pense à une chose : le célèbre et puissant maître-papetier Barthélemy BAROU de la LOMBARDIERE de CANSON ( 1774-1859) , né et décédé au château de la Lombardière à Davézieux, n’était-il pas le gendre d’Etienne MONTGOLFIER et n’a-t-il pas repris les rênes de la fabrique de papier au décès de celui-ci ?
Donc, il est possible qu’il soit inhumé dans cette chapelle familiale, ou dans ce cimetière ou encore dans la chapelle de son château, d’autant qu’il fut le maire de Davézieux à une certaine époque !
Je vais dès lundi contacter la municipalité et vous rendrai compte de mes recherches !
Bon week-end.
MARRY Ghislain - EVIGNY (Ardennes)
27 mars 2013
Renseignements pris auprès de la municipalité ardéchoise de Davézieux, je puis vous faire savoir que le célèbre papetier Anne Jacques Barthélemy BAROU de la LOMBARDIERE de CANSON (1774-1859) a bien été inhumé au cimetière de Davézieux dans l’unique chapelle funéraire reconstruite en 1904 , suite à la désaffection de l’ancien cimetière !
Dans cette chapelle située au centre du cimetière reposent, entre autres, son épouse et son beau-père , l’illustre aérostier Jacques-Etienne de MONTGOLFIER .
Reste à photographier la chapelle et son intérieur !
Cordiales salutations des Ardennes.
MARRY Ghislain - EVIGNY (Ardennes)
27 mars 2013
Lisez bien sûr "désaffectation" et non "désaffection" !
Anonyme
27 mars 2013
En réponse à Ghislain.
Merci Ghislain de ces précisions. Justement, en prévision d’un passage au mois de mai j’avais déjà cherché la tombe de Jacques Etienne, ce qui m’a permis de vous répondre, et m’apprêtais à m’occuper du cas "Canson" quand le hasard vous a fait intervenir.
Que voulez-vous...quand les questions fondamentales se rencontrent... :-)
Cordiaux coucous de Normandie
Marie-Christine
Mohamed Wayaffe
27 janvier 2015
:-O Le cimetière d’Annonay ouvrit en 1808. Avant , il était situé à l’emplacement de l’actuelle place des cordeliers, jouxtant l’ancien emplacement de l’ancienne église Notre-dame, qui se situait actuelle place liberté. en 1912, travaux, et ancienne église Notre-Dame déplacée plus haut (actuelle place des forges), ouverture vers 1930. Entre 2012 et 2014, travaux place actuelle Liberté, et redécouverte de vestiges ancien cimetière. 2007-2013 : reprise par Mairie d’anciens tombeaux abandonnés de aristocratie et bourgeoisie, et autres. Maintenant, le cimetière est composé de tombes biens modernes.
Sylvain Colgoas
3 février 2015
:’-(Les nouvelles tombes du cimetière sont plutôt de styles Design et modernes, et colorées. C’est ici l’occasion de rendre un hommage au tailleur de pierres local, Pierre Gay (1966-2015) qui nous a quitté prématurément en ce début Janvier 2015.
Zotlan Koçik
6 février 2015
:-( le cimetière est désormais plus grand, se composant en trois grandes parties.
Mohammad Kordji
13 février 2015
:-O C’est exact. Le cimetière à bien ouvert en 1808, son premier nom était cimetière de la placette. Il était beaucoup plus petit au départ, d’ou son nom d’origine. Il va s’agrandir vers 1850, avec l’aquisition de terrains plus vastes. L’un des frères Montgolfier fut l’un des premiers inhumés en 1810. En fait, le cimetière devait déjà ouvrir vers 1780-1785, à l’époque d’une politique nouvelle pour hygiène et salubrité des cimetières (comme partout en France). Le projet va avoir une vingtaine d’années de retard. Le cimetière , à l’actuel emplacement place des cordeliers, est fermé en 1808 (dans les faits il l’était depuis au moins 1805), et les alentours de l’ancienne église notre-dame, à actuelle place de la liberté son aménagés en rues piétonnes, avec un marché autour au moins 2 fois par semaine. En 1912, l’église est détruite, reconstruite et déplacée plus haut.
Gontran de Lagorce
4 mars 2015
;-) Exact. Le nom "cimetière de la placette" est guère usité de nos jours. Sinon, des travaux de 2011-2013 ont bien confirmés la présence de l’ancien cimetière, à l’actuel emplacement de la place des cordeliers, un cimetière dont les débuts seraient à situer au XIIème siècle, mais ou le type des inhumations était différent en comparaison à aujourd’hui. La création du cimetière de la placette répond à une volonté plus générale d’organiser les cimetières,et de les aménager, en France, sous Louis XV. Les catacombes à Paris découlent de cette politique. Il y a, ou il va y avoir certainement un article à cet escient.
Jean-édouard de Montgolfier
17 avril 2015
Marc Seguin est bien inhumé au cimetière du père Lachaise. En fait, c’est son coeur qui est inhumé au cimetière d’ Annonay, le reste du corps étant inhumé à Paris. C’était une pratique très répandue chez les gens aisés avant 1950. de grandes familles aristocratiques et bourgeoises d’ Annonay étaient ainsi liée à d’autres villes : Neuilly sur Seine, Saint-Cloud, Nice, Monaco, Lyon, écully, etc...
Souvent, on oublie comment fut inhumé tel défunt d’une grande famille, pour retrouver ensuite des documents.
Régis de Cazeneuve
18 avril 2015
c’est exact. Il voulait reposer auprès de ses frères. à l’époque, coeur et corps étaient indisosciables, c’était comme considéré qu’il était inhumé en deux endroits distincts.
Didier Letendu
21 août 2015
Jean-Pierre Mocky avait tourné le film "Litan" à Annonay, ou il avait reconstitué un cimetière en 1981.
à l’époque, il n’avait pas eu le temps de visiter le cimetière. Vers la fin du film, il trouva le temps.
Il fut alors émerveillé par les vieilles tombes du milieu XIX ème, début XXéme qu’il y avait alors, avec une fabuleuse statuaire, et un athmosphère particulier. Il regretta de ne pas avoir tourné se scènes en ce lieu, et prolonger son film. Entre 2001 et 2003, il tenta de retourner un film fantastique à Annonay, mais il y renonça, car entre temps, le cimetière avait changé : entre 1982 et 1990, un grand nombre de concessions furent reprises, détruites, le reste l’étant avec la tempête de 1999.
C’est dommage, car avant 1990, ce cimetière était spécial, ce n’était pas parler de beau, mais trouver le temps arrêté, suspendu. En bref, c’était vraiment particulier, et déjà, j’ai le souvenir de quelques rares touristes à l’époque, enchantés, et médusés. Mais ce temps n’est plus. il ne reste plus rien, sauf quelques restes reflets. il reste sans doute, toutefois, des photos.
Mohamed Zaroual
8 juillet 2016
j’aimerais savoir en quelle allée est enterré le grand comédien Roger Dumas, natif d’Annonay, et décédé début juillet 2016 (?)
Adolf Jacquemet
12 juillet 2016
il a été enterré au cimetière du père Lachaise à Paris. Il n’a pas souhaité être enterré à Annonay, ou pourtant est inhumée une grande partie de sa famille.
Firmin Alonzo
2 juin 2017
Les restes de François Antoine Boissy d’Anglas furent transférés au cimetière d’Annonay en 1906, à l’occasion de son 150 ème anniversaire, et sa tombe à Paris fut laissée en l’état. L’accord avait été donné par le ministère Combes. C’était l’époque de la séparation de l’église et de l’état. Le symbole François Antoine Boissy d’Anglas était important, à l’époque ou Annonay était partagée entre idées progressistes, et conservatrices. C’est pas très connu, mais une plaque blanche le rappelait. le transfert fut fait en partie du fait de la section des Francs Maçons d’Annonay, comme ils sauvèrent aussi en 1943 la statue en bronze de Boissy d’Anglas, comme d’autres monuments en bronze du nord Ardèche, car les Allemands fondaient le bronze pour la guerre. ils rappellent aussi que le lien social était important, et qu’il était nécessaire de faire parler et communiquer les gens en petits groupes, en effaçant les barrières sociales, pour faire avancer les idées progressistes.
Liamine Takhédine
17 janvier 2018
Le terrain de ce cimetière était une partie des terres exploitées par des métayers aux ordres des seigneurs Seguin et de Montgolfier. Une partie des productions agricoles et bétail devait être remise au chef des métayers, dont il subsiste des ruines sur la route allant vers Vanosc, le chateau des Seguin étant plus haut. Non loin de la porte d’entrée principale du cimetière, derrière une cabine d’arret de bus, un mur et les restes d’une forêt cachent l’ancien chateau Seguin, incendié par une révolte de métayers, ou "gueux" sous la révolution, entre 1789 et 1793, comme de nombreux autres chataux en France . Le cimetière ouvrira avant la restauration de 1815, entre 1802 et 1808.
Alain BRACHON
17 juin 2019
Je me suis rendu ce jour 17 juin 2019 au cimetière du Père-Lachaise pour demander aux bureaux de la conservation si Marc Seguin, tout ou partie, décédé à Annonay le 24 février 1875, est ou non inhumé dans le caveau de la famille Seguin : la réponse est non. L’assertion ci-dessus est invraisemblable et interpelle même sur sa faisabilité et légalité en 1875 !
J’ai eu en revanche la confirmation que Jules Seguin, l’un des frères de Marc, y est bien inhumé comme l’indique « SEGUIN Jules (1796-1868)  », sur Amis et passionnés du Père-Lachaise, mais les bureaux de la conservation refusent de communiquer aux personnes étrangères à la famille les identités des personnes inhumées dans le caveau. Elles sont susceptibles néanmoins de préciser si telle ou telle personne est on non inhumée dans le caveau de famille (Courriel : cimetiere.perelachaise@paris.fr).
Eric Sclavis
13 février 2020
à noter aussi, que en 1905, lors du transfert des restes du grand Boissy d’Anglas (1756-1826), du père Lachaize à Annonay,étaient aussi commémorés les 140 ans de présences des loges et clubs Maçonniques à Annonay, et qui remontaient à 1765, ou Boissy d’Anglas sera membre ainsi que ses proches. Ce transfert visait peut-être à ramener un symbole au bon endroit, au moment de la loi de la séparation de l’église et de l’état.
Martha Morfin
19 février 2023
Non loin du cimetière d’Annonay, vous avez des propriétés qui étaient autrefois d’anciens couvents religieux. Par exemple, non loin du cimetière, vous avez la clinique Psychiatrique Joseph Chiron,Avant les années 1980, c’était un ancien couvent de religieuses. Si vous entrez dans la propriété de la clinique Joseph Chiron, vous y découvrirez deux petits cimetières qui renferment les restes de religieuses, et qui sont restés sur place, après 1980. Il y a aussi des petites chapelles sur place.