BÉART Guy (Guy Béhar-Hassan : 1930-2015)

Cimetière de Garches (92)

Ingénieur des Ponts-et-Chaussées à l’origine, Guy Béart se lança dans la chanson à partir de 1954, dans les cabarets parisiens de la Rive gauche, notamment La Colombe de Michel Valette ou Les Trois Baudets de Jacques Canetti, qui le fait signer sur son label de musique Philips en 1957. Il y chante le Bal chez Temporel, dont les paroles adaptent le poème d’André Hardellet. Ce premier succès qui lui apporte, dès 1958, le Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros, fut suivi de nombreux autres, comme L’Eau vive ou Les Grands Principes (1965) devenus des classiques. Il enregistra ensuite deux albums de chansons françaises traditionnelles, dont Vive la rose. Il écrit pour de nombreux artistes (Patachou, Zizi Jeanmaire, Juliette Gréco, qui chante Chandernagor et Il n’y a plus d’après).

Devenu producteur et animateur sur la première chaîne de l’ORTF, dans son émission de talk show Bienvenue chez Guy Béart, il reçut à partir de 1966 nombre d’artistes et de personnalités de l’époque.

La mémoire collective gardera sans doute uniquement de lui son altercation avec Gainsbourg concernant la place de la musique dans la hiérarchie des arts !

Post-scriptum

Merci àOlivier Camus et àGilles Sébag pour les photos.

Commentaires

lenouard 28/09/2015 à 13:37

espérons que la mémoire collective retienne autre chose que son altercation avec Gainsbourg ; Béart vaut mieux que ça ; c’est un chanteur de qualité, auteur et compositeur de grand talent, égal de Brassens ou Brel !!!

lenouard 1er/10/2015 à 15:09

Je ne suis pas certain aussi que Brassens, Brel et autres chanteurs reconnus aujourd’hui ou en leur temps résistent mieux aux ravages du temps ; la postérité est bien ingrate, injuste ; on a retenu le sonnet d’Arvers pourtant quelconque et on a oublié certains poètes pourtant louables : exemple Louis Emié ou plus récemment Luc Bérimont pour ne citer qu’eux ; alors il en est de même pour la chanson ; Brassens,Brel,Ferrat ; dans un siècle ou deux que restera-t-il de leur nom ? et c’est pareil pour Guy Béart injustement, insufisamment reconnu de son vivant. je dirai même qu’un chanteur de variété comme Claude François a potentiellement plus de chances d’être vivant dans les mémoires dans un siècle que tous les chanteurs « à texte  » ; c’est triste mais c’est comme ça.

Paoliini 7/06/2020 à 13:33

Je sui bien triste de voir dans l’état ou se trouve sa tombe.
J’ai bien connu Guy et je suis désolée. La photo avec les fleurs, était celle des obsèques.
Plus rien maintenant.
L’homme restera dans nos mémoires mais lui faire un coucou est navrant lorsque le site est aussi à l’abandon.

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