Lorsqu’il perd son chien Clément, en mars 2011, l’écrivain Michel Houellebecq choisit de l’inhumer dans l’un des plus anciens cimetières spécifiquement dédiés aux animaux et situé au nord-ouest de Paris, à Asnières (92). Le Welsh corgi y repose désormais aux côtés d’illustres congénères : les animaux de compagnie du compositeur Camille Saint-Saëns ou ceux des écrivains Georges Courteline et Sacha Guitry, y sont également enterrés.

« Confiance totale »

Très attaché à son chien, qui l’accompagnait partout depuis plus d’une décennie, Michel Houellebecq continue ainsi à lui rendre hommage en se rendant régulièrement dans ce lieu propice au recueillement : « Je ne connais pas d’endroit où cet amour des humains pour leurs animaux familiers apparaisse avec plus d’évidence que ce cimetière d’Asnières », a-t-il écrit à Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis. Acquis avec les premiers droits d’auteur du romancier, Clément a été vu à maintes reprises à ses côtés, devenant presque aussi célèbre que son illustre maître, lauréat du prix Goncourt 2010. « L’amour d’un chien est une chose pure. Il vous fait une confiance totale. Il ne faut pas la trahir », déclarait-il au cours d’un entretien, en 2009.

Poème et épitaphe

Sur la tombe de Clément, l’épitaphe restitue mieux que tout autre discours le lien qui unissait le maître à son chien : « Le 25 mars 2011 au milieu de la nuit / Ton cœur s’est arrêté de battre / Et le monde est devenu plus terne / Dors, mon petit bonhomme / Que de belles escapades / Que d’amour / Merci petit Clément. » L’homme de lettres espagnol Fernando Arrabal lui a également dédié un poème sur son blog, en saluant la mémoire de ce petit être « aussi dévoué que discret ».