Fils du médecin de Joséphine de Beauharnais [1] (qui fut d’ailleurs sa marraine tandis qu’Eugène de Beauharnais était son parrain), il connut la jeunesse dorée d’un dandy et dilapida la fortune de son père en sept ans. Il ne commença à écrire que lorsqu’il fut ruiné.
Il eut la plume facile et fut l’auteur d’un très grand nombre de romans, de pièces de théâtre ou de nouvelles, mais il reste principalement connu pour deux de ses romans-feuilletons à caractère social : Les Mystères de Paris (1842-1843) et le Juif errant (1844-1845). A lui seul, il explique pour une bonne part le succès des feuilletons à épisode dans les journaux (un format qui se prêta bien à la télévision plus tard).
Le bourgeois se fit socialiste : une partie de son oeuvre fut censurée par le Second Empire. Élu député républicain et socialiste de la Seine en 1850, il dut s’enfuir après le second coup d’Etat en 1851. Malade et exilé, il succomba à Annecy, dans les États de Savoie du très libéral Victor-Emmanuel II. On accomplit sa volonté d’être inhumé civilement « en libre-penseur », sous un orme pleureur.
Post-scriptum
Merci à Daniel Carudel pour les photos.
Commentaires
Les Mystères de Paris ont été composé à Suresnes où l’on pouvait voir jusqu’à il y a quelques années la maison d’Eugène Sue. Son père fut l’architecte du premier pont en pierre de Neuilly, disparu depuis. Il fut tué en duel. A Suresnes demeure la place Eugène Sue près du parc où se trouvait l’ancien château, démoli lui aussi par la bêtise d’une municipalité qui a rasé son passé.
Longtemps de çà , j ’ avais demandé en librairies , son fameux roman : Le juif errant , ma mère et
moi nous avons potassé toutes les librairies de France et de Navarre , pour retrouver ce roman de
Sue qui avait fait scandale lors de sa sortie , certains libraires m ’ avaient affirmé que je ne le
retrouverais pas et c ’ est bien vrai car il était introuvable en librairies , plutôt étonnant , car les
ouvrages faisant scandale sont parfois retirés de la vente .
Merci Marie-Odile.