SEVRAN Pascal (Jean-Claude Jouhaud : 1945-2008)

Cimetière de Saint-Pardoux (87)

Présentateur emblématique des après-midi paisibles de France 2, il fréquenta le Petit Conservatoire de Mireille puis sortit quelques disques. Repéré pour ses talents de parolier, il écrit Il venait d’avoir 18 ans pour Dalida. Son bagout le fit remarquer par des producteurs et, il devint en 1984 animateur de La Chance aux chansons, destiner à promouvoir la chanson française et à dénicher de nouveaux talents. Un brin kitsch, l’émission fut pourtant suivie religieusement au quotidien par tous les seniors de France : aussi, les protestations furent vives lors de la suppression de l’émission en 2000.

Caractériel, narcissique, précieux, un brin réac’, Pascal Sevran cultiva un personnage aux facettes multiples, tout en revendiquant son homosexualité notoire, ses amitiés politiques (Mitterrand, Sarkozy), son goût pour la littérature (il publia plusieurs romans).

Quelques jours avant sa mort, des suites d’un cancer, celle-ci fut maladroitement anoncée par les médias. Il repose avec son père ainsi que son compagnon, le chanteur Stéphane CHOMONT (1963-1998), décédé prématurément du SIDA. Certains affirment que les cendres de Pascal Sevran furent déposées dans un buisson à la droite immédiate de la tombe, et signalées par une pierre ornée de deux chevaux.

Post-scriptum

Merci àThibaut Duparc pour les photos.

Commentaires

7/11/2010 à 07:28

Pascal Sevran a bien été inhumé, à côté dans un buisson repose les cendres de son cheval.

frederic lemir 19/11/2013 à 22:17

c’est effectivement la tombe de pascal sevran mais sur la photo pascal sevran n’est pas dcd ne sont présent que son père et son compagnon
je peux si vous le souhaiter vous faire parvenir la bonne photo
cordialement

Bernard Vesque 12/12/2013 à 19:54

 :-/ Et ou est sa mère ?...

Ali Benhadj 13/12/2013 à 23:32

 :-( Aux dernières nouvelles, elle est toujours vivante.

Aldo 28/12/2013 à 20:32

 :-(Mon cousin à tavaillé au "Palace", serveur, célébre boîte de nuit Parisienne, de la fin des années 1970 au milieu des années 1980. Il pense que le SIDA est comme une guerre. Il a apprit, au fil du temps et de ses services, les décés, d’habitués. on parlait de "cancer", ou "cancer gay".Puis, un grand vide. D’un point de vue professionnel, il a vu des centaines de clients dans la déchéance physique, puis la mort. Une grande catastrophe, surtout en quelques années, 1981-1988. Un grand nombre de jet-setteurs au tombeau.Et puis, il y avait des rumeurs. On ne parlait jamais du SIDA. ça a fait des milliers de morts dans les années 1980. on n’en parle pas suffisament. Il faudrait en parler. Informer, pour lutter. Dire ce qui est vrai.

charles Laurence 28/12/2013 à 23:14

 :’-(Le cheval est bien inhumé, et non dispersé à l’état de cendres comme il se raconte. à l’époque, Pascal Sevran avait obtenu une dérogation de la préfecture et des services vétérinaires pour l’inhumation du cheval, et-ce, sous certaines conditions strictes d’hygiène (caisson,inhumation plus profonde,présence de la gendarmerie, etc...) Une démarche assez rare, et difficile, qui demande beaucoup de paperasse adeministrative. Si il est interdit d’inhumer un cheval dans un caveau, aprés tractations avec les autorités, il est possible de le faire à quelques métres de celui-ci. Pascal Sevran aurait obtenu de l’aide de Brigitte Bardot, via Alain Delon.

Fernande Calpe 6/01/2014 à 12:41

Vers le 5 Décembre 2013, en allant au cimetière de Saint-pardoux, j’ai fait une étrange rencontre vers la sortie du cimetière. Un homme allait vers la sortie, mais je l’ai reconnu : c’était Yves Simon. Bien aimable, et surpris que je l’ai reconnu, il me signa un autographe. Par contre, j’ignore qui il était venu visiter, ça, c’est son petit bagage, comme il disait...

Wendy Crousson 6/01/2014 à 20:25

 :’-( C’est connu, on ne meurt pas du SIDA, mais de ses conséquences. Ainsi, le SIDA cohabite mal avec une autre maladie, même toute simple et banale. Par exemple, avoir le SIDA et attraper une angine peut vous diriger vers la mort. Mais aussi, il est trés facile de survivre au SIDA, oui, on peut vivre avec le SIDA, il suffit d’en parler, et le connaître : ainsi, je connais 2 jet-setters Parisiens Gays des années 1980, qui survivent avec le virus depuis au moins 1985 : pour survivre, pas de stress, évoquer le moins possible la maladie, et vivre sa vie, et éviter les microbes, mais surtout, quand c’est le cas, parler sans tabou du mal.

Robert Pralix 3/02/2014 à 20:14

 :’-( Le préfet avait bien autorisé l’inhumation du cheval, mais il avait dit qu’il refuserait pour un deuxième. Déjà que les démarches sont difficiles, il avait bien précisé qu’il y avait des limites, comme partout. Un cheval suffit. Il y a certainement un problème lié à l’hygiéne.

ADM 28/11/2014 à 22:02

 :’-( Oui, il y eut un grand nombre de jet-setters ou autres, dont ceux du monde de la nuit, qui moururent dans les années 1980 . Le chiffre est tabou, mais tout le monde s’accorde à parler d’un chiffre édifiant. Je n’ai pas connu Pascal Sevran, ou Mourousy, ni Le Luron, mais j’ai bien connu le monde de la nuit du tout Paris. Déjà, j’ai connu un grand nombre de morts du SIDA, sans compter les autres, qui déclaraient ne pas avoir la maladie, et qui en sont morts. c’est une autre époque, que ceux qui la connurent, préfèrent ne pas en parler...

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