Etoile filante de la poésie française, le nom d’Arthur Rimbaud continue de briller parmi les plus grandes lumières de la littérature.
Elève précoce, il fut remarqué par un professeur aux idées révolutionnaires, Georges Izambard, pour ses dons en latin et en rhétorique, mais aussi pour sa révolte et sa soif d’évasion. Ce dernier l’initia à la poésie moderne et lui ouvrit les portes de sa bibliothèque. Ce fut le début de l’envol de Rimbaud qui, très vite, choisit de se rendre à Paris. Vie d’errance et de débauche, c’est dans la capitale qu’il fit la rencontre de Verlaine, déjà fervent admirateur du jeune prodige. Naquit alors une relation passionnée et tumultueuse qui devint légendaire, notamment à cause du fameux épisode de Bruxelles où Verlaine, brisé par la possibilité d’une rupture, blessa son amant par balle. C’est à cette époque que le jeune poète écrivit ses deux recueils majeurs, Les Illuminations et Une saison en enfer. Mise en vers du ’dérèglement des sens’ prôné par le poète, l’oeuvre de Rimbaud s’attache à explorer les méandres de l’âme, de la perception et de l’imaginaire, et contribue ainsi à bouleverser de manière profonde la poésie symboliste. En 1875, Arthur Rimbaud cessa d’écrire, partit pour Londres, s’engagea dans l’armée des Indes néerlandaises puis devint trafiquant d’armes, laissant derrière lui une oeuvre fulgurante et atemporelle.
En 1891, il se fit rapatrier, une tumeur au genou droit s’étant déclarée. Il dut être amputé dès son arrivée à l’hôpital de la Conception de Marseille, puis repartit pour les Ardennes. Le cancer se développant, il repartit un mois plus tard, en train, pour aller « faire une bonne mort » à Marseille.
Il mourut à l’âge de 37 ans dans d’atroces souffrances, veillé par sa sœur cadette Isabelle. Sur son lit d’agonie, il supplia qu’on le fasse « remonter à bord » pour « partir pour Suez ». Néanmoins, son corps fut ramené à Charleville, où il est enterré dans la tombe de sa famille maternelle.
Post-scriptum
Merci à Ghislain Marry pour les photos. Merci à Michel Cornille pour la photo de la plaque.
Commentaires
Possèdant l ouvrage de Bertrand Beyern : Le guide des tombes célèbres édition : Le cherche
midi , j ’ ai lu concernant Rimbaud page 22 reposant au cimetière de Charleville-Mézières , qu il
était condamné à passer l ’ eternité dans la ville qu il haîssait , mais pourquoi cette haine envers
sa ville natale ou il a vu le jour ?.
Pour l’anecdote"¦ Une boîte aux lettres au nom du poète est installée depuis plusieurs années à l’entrée du cimetière. Il y reçoit encore de 2 à 3 lettres par semaine, précieusement conservées par le gardien actuel.
Bonjour,
La plaque en hommage à Rimbaud à l’hôpital de la Conception à Marseille se trouve dans le hall A (elle succède à une autre plaque, plus simple, qui avait été apposée vers 1946 si ma mémoire est bonne). Le portail de l’hôpital, côté rue Saint-Pierre, a également été orné d’un grand portrait du poète.