homme d’Église, journaliste et critique littéraire français, il suivit pendant trois ans des cours de théologie au collège Sainte-Barbe de Paris. Sa communauté religieuse ayant refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé en 1791, il se retira alors en province et se fit ordonner prêtre par un évêque proscrit. Arrêté en 1793, il fut condamné à la déportation et jeté au cachot. Rendu à la liberté par le coup d’État du 18 brumaire, il entama à partir de 1801 une carrière de critique littéraire au Journal des débats, qu’il poursuivit au Mercure de France. Il devint conservateur de la bibliothèque Mazarine en 1809. S’étant attiré la bienveillance de Louis XVIII, Feletz fut nommé inspecteur de l’Académie de Paris en 1820, puis élu membre de l’Académie française en 1827.
Il reposait dans un tombeau au milieu de la 12ème division : une vieille photographie nous permet d’en garder l’aspect.
Malheureusement, sa tombe fut reprise en 1962 et il n’en reste plus rien aujourd’hui.
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Commentaires
le tombeau de l’académicien et du général de Feletz était encore visible dans les années 1990 et d’un seul bloc, certainement reconstruite après cette photo ; je possède la photo de cette tombe que j’ai prise et je suis né en 1966
Alors ???
Jacques de l’ACMN
J’ai sous les yeux une biographie de Feletz, publiée en 1995 et écrite par l’Abbé Pierre Pommarède.
Voici ce qu’on peut y lire :
Sa tombe vient d’être retrouvée (Note : Cimetière Montparnasse, 12e division, 1e ligne Nord, 17e tombe Est). Elle porte une plaque brisée sur laquelle on déchiffre péniblement : "Ch. M. de Feletz. Pauline de Foucauld. Général Morand du Puch."
La preuve, donc, que la tombe était toujours là dans les années 90. Cependant, Philippe et moi l’avons cherchée plus récemment sans parvenir à la localiser... Le repérage précis indiqué plus haut nous invite cependant à une nouvelle recherche.
pas du tout : un intervenant (Jacques Ibry) indique avoir une photo de la tombe rénovée, prise AVANT sa reprise. c’est cette photo que je souhaiterais découvrir ...
pour la petite histoire, lorsque j’ai obtenu l’information de reprise le préposé était extrêmement embarrassé, m’indiquant qu’en temps normal on ne reprenait pas les tombes des "célébrités". je ne sais pas si sa qualité d’académicien lui donnait ce statut, mais lors d’une seconde visite, deux ans plus tard, une autre préposée m’a dit d’un ton plus sec et affirmatif que si la tombe était abandonnée (la concession était sûrement perpétuelle mais il n’existe pas de perpétuité réelle, à ce que je crois), les corps partaient à l’ossuaire, "célébrité ou pas" ...
quoi qu’il en soit, il est intéressant de voir que le fait que la tombe ait été rénovée entre la prise des clichés ci-dessus et la visite de Jacques Ibry n’a rien changé concernant l’état d’abandon supposé.
cordialement
Bonjour,
j’invite M. MORAND DU PUCH a me faire parvenir son adresse sur mon adresse internet
jacques.ibry@sfr.fr
je lui ferais une photocopie de la photo de l’académicien et du Général (tombe encore intacte)
MERCI
Jacques IBRY
@philippe landru@Jacques Ibry@Christophe Morand du Puch
A l’endroit stipulé avoir été le tombeau de FELETZ, c’est-à-dire précisément en 1ère ligne Nord et 17ème tombe Est de la Division 12, se trouve une tombe portant le n° de concession 439 P 1849 (de facture récente, au nom du Général Jacques Guérin dit "Ampère" [1918-1995]). D’un côte comme de l’autre de celle-ci, aucune concession ne date du 19ème siècle. M’étant rendu, avec mon ami Patrick, sur place, et grâce à la "vieille photographie" de votre site qui permet de repérer plusieurs sépultures environnantes, il pourrait bien s’agir de l’emplacement tant recherché. Cependant, la date de la concession (1849), fait obstacle à une affirmation définitive.
D’où un certain doute quant à l’importance de notre contribution....
H. Lallmant
Visiblement, la concession visible aujourd’hui a été achetée un an avant le décès de FELETZ (en 1849, donc). Ne peut-on imaginer que la tombe n’ait en fait pas été reprise mais qu’un ayant-droit récent (pourquoi pas GUERIN lui-même, d’ailleurs ?) ait fait refaire la sépulture en effaçant toute trace des précédents occupants ?
Je sais que Christophe Morand du Puch est généalogiste : peut-être pourra-t-il identifier un lien entre FELETZ et GUERIN ?
je me souviens, en effet, avoir vu la tombe du Général Guérin à la place du caveau Feletz. toutefois, mes recherches généalogiques ne m’ont permis d’identifier, comme seuls ayant-droits, que les descendants de la fille du Général Dupuch de Feletz, et le Général Guérin n’en fait pas partie. les actuels descendants n’avaient même pas connaissance de la tombe, mais à la génération au dessus on la connaissait probablement et c’est sûrement à ce moment-là que furent réalisés les travaux dont Jacques Ibry a fait état.
lorsque je m’étais rendu au bureau du cimetière, l’on m’avait indiqué que la concession avait été reprise et les corps des précédents occupants transférés dans un ossuaire commun, ce qui confirme qu’il n’y a pas de lien entre Feletz et Guérin.
je me demande d’ailleurs si les restes disposés de cette manière restent isolés les uns des autres, par exemple dans un petit cercueil commun à chaque caveau et contenant les corps réduits (ce qui permettrait peut-être à la famille de les récupérer et de les inhumer ailleurs), ou s’il s’agit plus simplement d’une fosse commune ...
bien cordialement
@ Christophe : fausse piste donc... Ce qui est curieux, c’est que la concession ait gardé 1849 comme référence : logiquement, elle devrait porter une date ultérieure...
Pour ce qui est des ossements, si tout a été bien fait, ils devraient reposer à présent dans une boite numérotée (donc parfaitement identifiable). Cette boite est entreposée dans l’immense ossuaire du Père-Lachaise.Les ayant-droits peuvent donc la récupérer s’ils décident de la ré-inhumer ailleurs.
Le numéro d’identification figure sur les papiers de la concession (papiers qui renseignent sur l’histoire de la concession : date d’achat, identité de l’acheteur, dates d’entrée des différents "locataires", date de reprise...). Les ayant-droits peuvent récupérer une copie de ce doc en montrant patte blanche.
A bientôt.
J’ai ajouté la photo que Jacques Ibry m’a aimablement fait parvenir (je l’en remercie par ce message). La stèle n’était pas encore en deux morceaux à l’époque.