55 - MEUSE
VERDUN (55) : nécropole nationale Glorieux
Précédée des combats de Malancourt, Forges, Consenvoye, Ornes, Flabas, Maucourt, en 1914 et en 1915, la « bataille de Verdun » débute le 21 février 1916 à 7 h 15 du matin, quand les premiers obus de l’artillerie de la 5e armée impériale allemande éclatent. Elle dure jusqu’en hiver 1917-1918, avec une phase finale marquée par des durs combats, de la crête des Caurières et des ruines de Beaumont, à 4 km au nord du fort de Douaumont.
Dès le début de la bataille, les pertes furent très lourdes. Les cadavres restèrent le plus souvent abandonnés sur le terrain où les obus les déchiquetèrent, empêchant ainsi toute identification ultérieure. A l’origine, les morts récupérés reposèrent dans une multitude de petits cimetières a proximité du lieu où ils tombèrent. Ils furent par la suite regroupés en quelques grandes nécropoles, dont celle-ci.
Créée dès 1916, la nécropole Glorieux rassemble les sépultures de 4244 Français et de deux Britanniques. Comme c’est la plupart du temps le cas, les lignes irréprochables de tombes ondulent sur le paysage rural environnant.
Croix chrétienne (sous lesquelles doivent également reposer un bon nombre d’athées !) et stèle musulmane s’y côtoient.
Parmi ses compagnons d’infortune repose le joueur international de rugby à XV Léon Jean LARRIBAU (1889-1916). Demi de mêlée en sélection nationale, au CA Périgueux puis au Biarritz olympique, il était réputé pour ses longues passes. Il fut six fois sélectionné en équipe de France en 1912 et 1914. En 1954, le stade Aguilera où évolue le Biarritz olympique fut rebaptisé stade Léon-Larribau en son honneur.