55 - MEUSE
VARENNES-EN-ARGONNE (55) : cimetière
Varennes, pour la postérité, demeurera la petite commune où s’échoua la famille royale lors de sa tentative de fuite en 1791. C’est à n’en pas douter le motif essentiel de la venue de touristes, guidés par une série de panneaux tentant de remémorer les différents lieux liés de l’ultime escapade. "Evoquer" est plus approprié dans la mesure où, on le sait moins, le village, se trouvant sur ou à proximité de la ligne de front de l’Argonne pendant la majeure partie du conflit, fut presque complètement détruit par quatre années de bombardements français. Contrairement à certains villages meusiens qui n’ont jamais retrouvé vie, Varennes fut entièrement reconstruit. Il ne reste donc que peu de choses des lieux témoins.
Petite promenade dans "ce qui fut" et "ce qui reste"...
Bon : à Varennes, on capitalise cependant sur l’événement !
Le cimetière
On aimerait trouver dans ce cimetière davantage de témoins-clés de la fuite à Varennes. Hormis Radet, "gloire locale", il en existe sans doute d’autres, anonymes, dans le grand nombre de sépultures anciennes qui subsistent ici.
Pas d’œuvres d’art, hormis la chapelle ornée Bliard-Robin.
Le cimetière possède deux ossuaires de 1871 où reposent 10 soldats français et 13 soldats allemands.
– Monseigneur Charles AIMOND (1874-1968), prêtre qui fut protonotaire
apostolique. Ecrivain, historien (on lui doit plusieurs ouvrages sur la région dont une Histoire de Bar-le-Duc) et musicien ; il connut la célébrité lorsqu’il participa à plusieurs reprises au jeu radiophonique Quitte ou double après l’abbé Pierre qui avait été en 1952 l’un des vainqueurs de ce jeu.
Etienne RADET (1762-1825) fut impliqué dans plusieurs événements historiques : il
dirigeait la garde nationale de Varennes lors de la fuite de Louis XVI, puis s’illustra dans les batailles révolutionnaires, en particulier à Fleurus. Le premier consul Bonaparte l’appela à Paris pour mener un grand travail relatif à l’organisation du corps de gendarmerie, et Radet devint commandant en chef de toute la gendarmerie de France. Il est également connu pour avoir enlevé le pape Pie VII à l’intérieur du Vatican sur l’ordre de Napoléon en 1809. Il fut fait baron d’empire en 1810. Il repose dans la chapelle familiale du cimetière, et une plaque sur la grille qui l’entoure reproduit les faits saillants de sa vie.