42 - LOIRE
SAINT-ETIENNE (42) : cimetière du Crêt de Roc
Cimetière non visité de manière exhaustive.
Cet "article-chapeau" pour un cimetière non encore visité a pour but de mettre en valeur quelques photos envoyées par Michel Vie.
On accède au cimetière Saint-Claude par les rues de l’Éternité ou du Repos. Perché sur une colline, les deux grandes guerres, les catastrophes minières se rappellent à notre mémoire à travers une épitaphe, un symbole, tel le fusil Lebel brisé, du troufion Alexandre Pianella, « mort pour la patrie à Béthancourt le 22 septembre 1914 à l’âge de 29 ans ».
Mais le cimetière du Crêt-de-Roc, ce sont aussi les massifs monuments funéraires des grandes familles stéphanoises, celles du Saint-Étienne du XIXe siècle qui brillait encore de sa gloire. Celles qui ont bâti la ville ou font son passé industriel : des frères Giron, fondateurs de la Manufacture du velours, à Epitalon, le fabricant de rubans, de Jules Ledin, maire de la ville entre 1887 et 1906, aux architectes Lamaizière. Des monuments imposants, élégants, à l’esthétique soignée et aux styles toujours plus variés qui côtoient d’autres plus modestes. À l’image de ceux qui ont aussi marqué la ville de leur empreinte. Y reposent à jamais le Père Plotton, curé du quartier et héros de la Résistance, l’historien Jean-Baptiste Galley, le photographe Félix Thiollier et tous ces anonymes, ouvriers, mineurs, passementiers, métallurgistes qui ont fait la gloire de la ville. Il y a aussi ceux qui attirent l’attention par leur originalité : la pyramide d’acier érigé sur la tombe du juge Smith, le Moïse du tombeau Wolf ou encore le tombeau Charvet et ses quatre colonnes, construits par Lamaizière.
Il revêt à lui seul une histoire puisqu’il est le premier cimetière « moderne » de la ville, construit là pour des raisons d’hygiène publique sur les terrains de Jean-Claude Chovet de la Chance. Béni le 2 novembre 1819, il accueille le lendemain sa première sépulture, celle de Claudine Thivet d’où son nom de cimetière Saint-Claude.
Mais il aura fallu dix ans de travaux et nombre de tergiversations pour que le cimetière sorte de terre. On en doit le plan à Jean-Michel Dalgabio, un plan initialement élaboré autour de carrés dessinés autour d’une chapelle ronde, qui sera démolie en 1910. Face à l’accroissement de la population, le lieu sera maintes fois agrandi. [1]
L’anarchiste Ravachol fut inhumé au carré des suppliciés de ce cimetière.
Dans ce cimetière reposent :
[1] Introduction inspiré d’un article du Progrès.fr.
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