Il n’est pas difficile, au cimetière de Maurepas, de trouver la tombe de la "gloire" du lieu, dissimulée derrière des cyprès : celle d’Erich VON STROHEIM (Eric Stroheim : 1885-1957).

Acteur et réalisateur américain d’origine autrichienne, il décida lors de son exil aux États-Unis, vers 1908, de se forger une "légende", maintenue vivace jusqu’à sa mort : celle d’une origine aristocratique. Là-bas, il découvrit les prestiges de la mise en scène, auprès de David Wark Griffith dont il fut l’assistant, avant de se lancer lui-même dans la réalisation, qu’il dut abandonner en 1928 suite à ses tournages exigeants qui nécessitaient des budgets faramineux pour l’époque. En outre, n’étant pas convaincu par le cinéma parlant, il se consacra à sa carrière d’acteur.

Il émigra en France, où il était considéré comme le plus grand cinéaste de son temps, avec Charlie Chaplin, et joua dans de nombreux rôles à la hauteur de son talent. L’un des rôles les plus marquants fut évidemment celui du capitaine von Rauffenstein de la Grande Illusion réalisée par Jean Renoir. Il joua aussi face à Michel Simon dans

les Disparus de Saint-Agil, de Christian-Jaque. Il fut enfin Beethoven dans Napoléon de Sacha Guitry en 1954, l’un de ses derniers rôles.

Il repose avec son épouse, la comédienne Denise VERNAC (Denise Eveillard : 1916-1984). Entre les années 30 et les années 60, elle joua dans quelques films, dont quelques-uns avec son époux.

Rien d’autre ne signale vraiment le cimetière. La seule sculpture est un bas-relief sur la tombe du jeune soldat Rinaldo, tombé au combat en 1940.