Le vaste cimetière de Loudun possède un grand nombre de tombeaux anciens qui rendent sa découverte agréable.

Le gisant d’un prêtre, unique sculpture du cimetière
Une vaste chapelle anonyme domine le cimetière

Lors de cette visite, on ne peut évidemment pas ne pas penser à la réputation sulfureuse de la ville, marquée par des "rumeurs" dont on cherchera en vain ici la tombe des protagonistes :

– celle d’Urbain Grandier d’abord, accusé de sorcellerie et mort sur le bûcher en 1634 sur ordre du Cardinal de Richelieu.

– celle de la "bonne dame de Loudun", Marie BESNARD (1896-1980), qui fut accusée de 12 meurtres

à l’arsenic et qui fut inculpée en 1949, libérée en 1954 et finalement acquittée en 1961. Morte en 1980 à Loudun, elle ne repose

cependant pas dans ce cimetière ayant don de son corps à la science, en l’occurrence à la faculté de médecine de Limoges. On trouvera cependant ici la tombe de ses maris, de son père, de sa mère, de sa belle-mère, de sa belle-sœur, de sa cousine, de sa grand-tante, de l’ami de la famille… Bref celles des 12 Loudunais morts entre 1927 et 1949 et dont Marie Besnard hérita. Les tombes de cette famille ne manquent pas dans ce cimetière !

On y trouvera en revanche les tombes :
– du médecin Georges GILLES de la TOURETTE
– de l’ancien ministre René MONORY

Y repose également la communiste Isabelle DOUTEAU (Elisabeth Douteau : 1914-2004), qui fut député de la Vienne de 1947 à 1951.