L
LEBLANC Maurice (1864-1941)
Journaliste et écrivain français, auteur de nombreux romans psychologiques, il est avant tout connu pour le personnage d’Arsène Lupin autour duquel s’organise une cinquantaine de volumes (l’Aiguille creuse, le Bouchon de cristal, l’Île aux trente cercueils...). Il fut l’ami de Mallarmé et d’Alphonse Allais.
Pourquoi fut-il inhumé à Perpignan ?
On l’imaginerait plus volontiers au cimetière d’Etretat (76) où il possédait une maison, le Clos Lupin.
On lit dans Wikipedia : "En octobre 1940, pour fuir l’Occupation allemande — son épouse Marguerite Wormser étant d’origine juive —, le créateur d’Arsène Lupin quitte sa célèbre demeure du Clos Lupin à Étretat. Le couple trouve alors refuge à Perpignan au sein de la famille de son fils, Claude".
Claude Joseph Victor Oulman était en réalité le fils d’un premier mariage de Marguerite Wormser. Elevé par son beau-père, il fut autorisé à ajouter son patronyme au sien.
C’est dans cette ville que l’écrivain mourut d’une pneumonie le 6 novembre 1941 à l’hôpital Saint-Jean. En raison du contexte chaotique de la guerre, il fut enterré sur place, au cimetière Saint-Martin de Perpignan, dans le caveau Domenach de Raymond.
Problème : malgré mes recherches, je n’ai trouvé aucune trace d’un lien avec les familles inhumées dans ce tombeau (Crastre, Cambillau...), ni pas les Oulmann, ni par les Wormser (qui étaient alsaciens).
Quoi qu’il en soit, en 1947, la guerre étant finie, son corps fut ramené à Paris et inhumé au cimetière Montparnasse où il se trouve depuis.
Dans le même caveau repose son beau-frère, René RENOULT (1867-1946). Engagé très jeune dans la vie politique en qualité de secrétaire particulier puis de chef de cabinet du président de la Chambre des députés Charles Floquet, il fut député de Haute-Saône de 1902 à 1919, et assuma à plusieurs reprises les fonctions de vice-président. En 1920, il fut élu sénateur du Var et le resta jusqu’en 1944 : il siégea avec le groupe de la gauche démocratique. Il occupa à quatre reprises des fonctions ministérielles, notamment à la Justice et à la Marine.
Il ne cessa, durant les années précédant la seconde guerre mondiale, de mettre en garde contre la menace d’une nouvelle agression allemande. Le 10 juillet 1940, il fit partie des 80 parlementaires qui votèrent contre les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il s’engagea dans la Résistance et fut arrêté par la Gestapo. Incarcéré à la prison des Baumettes, à Marseille, il fut libéré par les FFI.