93 - SEINE-SAINT-DENIS
LE PRÉ-SAINT-GERVAIS (93) : cimetière
Petit cimetière de banlieue parisienne proche : quelques éléments du patrimoine funéraire à découvrir. La célèbre danseuse Céleste Mogador qui y reposait a été transférée en 1993 au cimetière du Poinçonnet (36).
Curiosités
La statuaire se résume à peu de choses.
Il existe en revanche quelques beaux vitraux.
On notera cependant la présence d’un mur su souvenir disproportionné compte-tenu de la taille du cimetière sur lequel figurent des plaques de soldats morts sur le front où des suites de leurs blessures.
Remarquable également, la présence d’une petite plaque émaillée comme il en existait tant avant, mais qui ont quasiment toutes disparues.
Les parents de l’ancien ministre et président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone reposent dans ce cimetière.
Les célébrités : les incontournables
Aucune
... mais aussi
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Le comédien Marcel ANDRÉ (1885-1974), qui bien qu’attaché au théâtre ne négligea pas le cinéma pour lequel il tourna une soixantaine de films entre 1913 et 1960 (il fut en particulier le père dans La Belle et la bête). Il repose dans le caveau de famille où son identité n’est pas portée.
– Le clown Freddy BARIO (Alfredo Meschi : 1922-1988), illustre
Auguste du cirque français, qui forma avec son frère Nello (qui repose au cimetière de Dammarie-les-Lys, en Seine et Marne) et son épouse Henny un trio original, parce que dépourvu de clown blanc, et dont une femme au physique de meneuse de revue tenait le rôle du faire valoir. Avec lui repose son fils, Tony BARIO (1954-2007), qui fut chef d’orcheste et fantaisiste musical, et qui dirigea l’orchestre du Cirque d’Hiver Bouglione. En décembre 2011 les rejoignit Henny BARIO (1923-2011), née Sosman, magicienne, claquettiste et reine des marteaux musicaux. Fille de l’auguste Martin Sosman, proche parente du clown Pipo, elle était l’épouse de Freddy Bario. En 2017, ce fut le tour de Betty BARIO (Beatrix Meschi : 1945-2017), fille de Freddy et Henny, Madame Loyal, présentatrice et animatrice.
– L’architecte François Léon LEGENISSEL (1829-1896).
– Edmond PEPIN (1885-1965) : ouvrier ébéniste, il devint industriel tout en restant profondément ancré
dans les luttes sociales. Membre du parti socialiste, il s’engagea localement en banlieue parisienne et devint maire du Pré-Saint-Gervais. Pilote aviateur durant la Première Guerre mondiale, il s’illustra par des missions de reconnaissance photographique audacieuses sous le feu ennemi. Il fut en outre un acteur clé du développement de l’éducation physique populaire, participant à la création de l’Union Ouvrière Sportive Socialiste, puis de l’Union des Sociétés Sportives et Gymniques du Travail en 1926. Il devint ensuite coprésident de la FSGT (Fédération Sportive et Gymnique du Travail) aux côtés notamment de Léo Lagrange à la Libération.
– L’as de l’aviation de la Première Guerre mondiale Maurice ROUSSELLE (1895-1926)
– Le comédien Eugène STUBER (1887-1959). Boxeur, Il fut champion de France avant la Première Guerre Mondiale, puis entraîneur de Georges Carpentier et Battling Siki. Il fut aussi ami et partenaire de cabaret de Maurice Chevalier avec qui il fit une tournée en Argentine. Il devint ensuite un acteur prolifique du cinéma français des années 1930 aux années 1950, apparaissant dans de nombreux classiques et films populaires, souvent dans des seconds rôles marquants.
– L’architecte René TANALIAS (1898-1985) qui réalisa des immeubles à Paris et en Seine-Saint-Denis.
– Le parolier Gaston VILLEMER (Germain Girard : 1842-1892), qui a profondément marqué la culture
populaire de la IIIe République par ses chansons politiques et patriotiques. À la suite de la guerre franco-allemande de 1870-1871, il se spécialisa dans le répertoire patriotique et "revanchard". Il écrivit souvent en collaboration avec le parolier Lucien Delormel. Il soutint activement le général Boulanger en composant des chants dits boulangistes. Il est principalement connu pour avoir écrit en 1871 les paroles de la chanson Alsace et Lorraine, restée célèbre pour son refrain : « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ». D’abord enterré dans le cimetière parisien de Saint-Ouen, ses restes furent transférés en 1897 au Pré-Saint-Gervais