85 - VENDÉE
LA GAUBRETIÈRE (85) : cimetière
Le cimetière de La Gaubretière est un lieu de mémoire historique surnommé le « Panthéon de la Vendée militaire ». Ce site communal abrite les sépultures de figures emblématiques des Guerres de Vendée ainsi qu’un monument dédié aux victimes locales des colonnes infernales.
Érigée au centre du cimetière en 1839, une imposante croix rend hommage aux très nombreuses victimes gaubretiéroises massacrées le 27 février 1794 lors du passage des colonnes infernales républicaines. Sous ce tertre furent déposés les ossements de l’ancien cimetière, dont ceux de nombreux combattants de la Vendée.
Reposent ici :
– Le maréchal de camp Jean-Félix CLABAT du CHILLOU (1755-1840), général des armées de Charette.
– Le notaire royal Jacques FORESTIER (+1835), qui fut Commissaire général à l’armée du centre.
– Jean Joseph GAZEAU de RAMBERGE (1772-1851), aide de camp du général Sapinaud.
– L’officier Pierre GOUFFIER de BOISY (1750-1794). Devenu membre du Conseil supérieur de la Vendée
(juin 1793) et général de l’Armée catholique et royale, il contribua notamment, à la tête de la cavalerie, à la victoire de Vihiers. D’une santé fragile, il participa peu aux combats mais accueillit le général Maurice d’Elbée, son ami, blessé lors de la Première bataille de Fontenay-le-Comte, dans son château de Landebaudière. Ne voulant pas l’abandonner, il l’accompagna à Noirmoutier, alors aux mains des Royalistes. À la reprise de cette île par les armées républicaines, il fut jugé, condamné par un tribunal militaire et fusillé. Un cénotaphe dans ce cimetière rappelle sa mémoire.
– Marie LOURDAIS (1762-1856) : épicière née en Bretagne, elle porta secours aux prêtres proscrits, soigna les blessés, et porta la correspondance des chefs vendéens au nez des Républicains qui ne se méfiaient pas de cette femme. Cette tombe est présumée être la sienne.
– Pierre RANGEARD (+1852) : figure locale de la commune (la rue principale porte son nom), il y est célèbre pour avoir laissé un témoignage écrit sur la Guerre de Vendée qu’il vécut dans sa jeunesse.
– Le garde du corps royal Alexandre de RANGOT (1798-1864), qui fut maire de la Gaubretière.
– Le général vendéen Charles SAPINAUD de la RAIRIE (1760-1829) : commandant de l’armée vendéenne du
centre à partir de 1794 (après le passage des colonnes infernales), puis par la suite lieutenant général des armées royales ; il fut le dernier généralissime des armées vendéennes. Il fut nommé Pair de France sous la Restauration.
A coté de sa tombe, celle de ses frères Esprit (1762-1833) et Isaac (1768-1842) SAPINAUD de la RAIRIE, qui émigrèrent tout deux dans et firent les campagnes de l’Armée des Princes.
– Le commandant vendéen François SAUVAGEOT (1773-1845), officier connu pour sa désertion de l’armée de la République (1794), et la lutte qu’il mena dès lors au sein de l’armée royaliste pendant la guerre de Vendée.