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	<title>Landru Cimeti&#232;res</title>
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		<title>Landru Cimeti&#232;res</title>
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		<title>Le Chili enterre solennellement le chanteur Victor Jara tu&#233; par la dictature</title>
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		<dc:date>2009-12-06T15:35:59Z</dc:date>
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		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



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&lt;p&gt;Entre m&#233;moire douloureuse de la dictature du g&#233;n&#233;ral Pinochet et nostalgie des chansons rebelles de leur jeunesse, des milliers de Chiliens ont accompagn&#233; samedi le chanteur Victor Jara &#224; sa derni&#232;re demeure, 36 ans apr&#232;s son ex&#233;cution dans la foul&#233;e du coup d'Etat de 1973. &#034;Victor vit dans le coeur de son peuple&#034;, &#034;Camarade Vicor pr&#233;sent ! Justice et v&#233;rit&#233; !&#034; - ces banderoles et slogans scand&#233;s ont rythm&#233; le cort&#232;ge fun&#233;raire d'environ 3.000 personnes au d&#233;but, bien davantage sur le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;AMERIQUE LATINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Entre m&#233;moire douloureuse de la dictature du g&#233;n&#233;ral Pinochet et nostalgie des chansons rebelles de leur jeunesse, des milliers de Chiliens ont accompagn&#233; samedi le chanteur Victor Jara &#224; sa derni&#232;re demeure, 36 ans apr&#232;s son ex&#233;cution dans la foul&#233;e du coup d'Etat de 1973. &#034;Victor vit dans le coeur de son peuple&#034;, &#034;Camarade Vicor pr&#233;sent ! Justice et v&#233;rit&#233; !&#034; - ces banderoles et slogans scand&#233;s ont rythm&#233; le cort&#232;ge fun&#233;raire d'environ 3.000 personnes au d&#233;but, bien davantage sur le parcours &#224; travers le centre de Santiago. Mer d'oeillets, de drapeaux rouges, chansons engag&#233;es et airs qui rendirent Victor Jara c&#233;l&#232;bre &#224; travers l'Am&#233;rique latine, comme &#034;&lt;i&gt;Te recuerdo Amanda&lt;/i&gt;&#034; : les obs&#232;ques solennelles du chanteur qui s'est toujours d&#233;clar&#233; communiste, ont rassembl&#233; le monde des arts, de la politique, de la gauche, mais aussi des Chiliens ordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12356 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L150xH201/jaraportrait-a9c93.jpg?1761659028' width='150' height='201' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cet enterrement &#233;tait l'aboutissement de trois jours d'hommages au chanteur populaire ex&#233;cut&#233; &#224; l'&#226;ge de 40 ans, au cours desquels plusieurs appels ont &#233;t&#233; lanc&#233;s &#224; poursuivre la qu&#234;te de justice pour les 3.100 morts ou disparus de la dictature militaire (1973-90). Appels teint&#233;s d'inqui&#233;tude &#224; huit jours d'&#233;lections o&#249; les formations de centre gauche pourraient perdre le pouvoir pour la premi&#232;re fois depuis le retour du Chili &#224; la d&#233;mocratie. Pendant quatre heures, le cort&#232;ge a travers&#233; le centre-ville derri&#232;re le cercueil de Victor Jara, suivi de sa veuve britannique Joan Turner et de leurs deux filles Manuela et Amanda. &#034;&lt;i&gt;Nous sommes venus lui rendre l'hommage du peuple, il ne m&#233;rite pas moins&lt;/i&gt;&#034;, a d&#233;clar&#233; &#224; l'AFP Manuel, anonyme au milieu d'une foule &#233;clectique m&#234;lant artistes, syndicalistes, supporters de football, indiens Mapuches et beaucoup d'enfants avec leurs parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;pouille du chanteur avait &#233;t&#233; exhum&#233;e en juin pour des examens m&#233;dico-l&#233;gaux, dont la justice esp&#233;rait des pr&#233;cisions sur les circonstances exactes de sa mort et sur ses assassins. Victor Jara fut arr&#234;t&#233; dans les heures suivant le coup d'Etat militaire contre le pr&#233;sident socialiste Salvador Allende le 11 septembre 1973. Avec environ 5.000 autres prisonniers politiques arr&#234;t&#233;es dans des rafles, il fut d&#233;tenu au Stade du Chili, le plus grand de Santiago. L&#224;, il fut interrog&#233;, tortur&#233;, avant d'&#234;tre abattu &#224; la mitraillette, son corps cribl&#233; de 44 balles, probablement le 15 septembre. Un fait particulier t&#233;moigne de l'acharnement des militaires : les doigts &#233;cras&#233;s du chanteur guitariste, cass&#233;s &#224; coups de crosse et de bottes. &#034;&lt;i&gt;Regarde mes mains, regarde mes mains... ils me les ont &#233;cras&#233;es, pour que je ne puisse plus jamais jouer de la guitare !&lt;/i&gt;&#034;, cria Jara au journaliste Sergio Gutierrez, co-d&#233;tenu, qui a surv&#233;cu &#224; cette d&#233;tention au stade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai dernier, un ex-soldat &#226;g&#233; de 18 ans &#224; l'&#233;poque a &#233;t&#233; inculp&#233; apr&#232;s des aveux partiels, mais il s'est r&#233;tract&#233; depuis et a &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; sous caution, ce qui renvoie l'enqu&#234;te judiciaire au point mort, comme pour des centaines de dossiers de victimes de la dictature. Elle-m&#234;me victime de la dictature avec sa famille, la pr&#233;sidente socialiste Michelle Bachelet, pr&#233;sente vendredi &#224; une des c&#233;r&#233;monies, a demand&#233; que la recherche de la justice se poursuive. &#034;&lt;i&gt;Victor peut enfin reposer en paix apr&#232;s 36 ans, mais beaucoup d'autres familles aimeraient aussi retrouver la paix et il est important de poursuivre la qu&#234;te de justice et de v&#233;rit&#233;&lt;/i&gt;&#034;, a-t-elle dit.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12355 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;69&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L380xH240/jara_petit-83434.jpg?1761659028' width='380' height='240' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ancienne s&#233;pulture de Victor Jara au cimeti&#232;re g&#233;n&#233;ral de Santiago.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Joan Turner avait r&#233;ussi &#224; r&#233;cup&#233;rer le corps de son mari d'une morgue avec l'aide d'un fonctionnnaire ami et l'avait fait enterrer le 18 septembre 1973 en catimini au cimeti&#232;re g&#233;n&#233;ral de Santiago, l&#224; o&#249; samedi il a retrouv&#233; sa derni&#232;re demeure.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>SAN SALVADOR : Le &#034;n&#233;crotourisme&#034; en vogue dans le cimeti&#232;re </title>
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		<dc:date>2009-09-09T12:33:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La nuit est tomb&#233;e. La lumi&#232;re baigne les anges, vierges et s&#233;raphins en marbre sur les tombes et mausol&#233;es centenaires, aujourd'hui devenus l'attraction d'un &#034;n&#233;cro-tour&#034; au cimeti&#232;re de &#034;Los Ilustres&#034; de San Salvador. &lt;br class='autobr' /&gt;
Situ&#233; au coeur de la capitale, &#224; c&#244;t&#233; du March&#233; central, c'est un des plus grands cimeti&#232;res du pays. 35 hectares de terre sous lesquels reposent les membres de familles fortun&#233;es, des personnalit&#233;s politiques, des &#233;crivains, des g&#233;n&#233;raux, d'anciens pr&#233;sidents, mais aussi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;AMERIQUE LATINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La nuit est tomb&#233;e. La lumi&#232;re baigne les anges, vierges et s&#233;raphins en marbre sur les tombes et mausol&#233;es centenaires, aujourd'hui devenus l'attraction d'un &#034;n&#233;cro-tour&#034; au cimeti&#232;re de &#034;Los Ilustres&#034; de San Salvador.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233; au coeur de la capitale, &#224; c&#244;t&#233; du March&#233; central, c'est un des plus grands cimeti&#232;res du pays. 35 hectares de terre sous lesquels reposent les membres de familles fortun&#233;es, des personnalit&#233;s politiques, des &#233;crivains, des g&#233;n&#233;raux, d'anciens pr&#233;sidents, mais aussi des citoyens ordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Environ 350 touristes salvadoriens et &#233;trangers viennent s'y promener de nuit, une fois par mois, pour une visite guid&#233;e gratuite, encadr&#233;e par des agents de la division du Tourisme de la police nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;i&gt;Les gens sont tr&#232;s int&#233;ress&#233;s, le n&#233;crotourisme progresse, beaucoup viennent parce qu'ils pensent pouvoir &#234;tre t&#233;moin d'apparitions surnaturelles, mais ils viennent aussi appr&#233;cier la beaut&#233; et la richesse des sculptures mortuaires du cimeti&#232;re ; ici, il y a de vrais bijoux&lt;/i&gt;&#034;, explique &#224; l'AFP l'historien Carlos Canas, un des guides de la visite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieusement, le cr&#233;ateur du &#034;n&#233;crotourisme&#034; &#224; San Salvador n'est pas l'historien, mais un policier, le chef de la division du Tourisme de la police, Vladimir Caceres, qui a organis&#233; cette activit&#233; pour rapprocher la police de la population dans le cadre de ses actions de pr&#233;vention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tour est organis&#233; depuis presque un an au cimeti&#232;re des personnages illustres, inaugur&#233; le 27 ao&#251;t 1849.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but du parcours de trois heures, des sculptures en marbre blanc se d&#233;tachent devant les yeux des touristes qui les photographient sans rel&#226;che : ce sont des figures anciennes d'anges, de vierges, de s&#233;raphins richement d&#233;cor&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;i&gt;C'est la toute premi&#232;re tombe qui a &#233;t&#233; construite dans le cimeti&#232;re&lt;/i&gt;&#034;, raconte l'historien Canas en d&#233;signant un mausol&#233;e &#233;clair&#233; par une lampe &#224; gaz port&#233;e par une femme policier. C'est la tombe d'un membre c&#233;l&#232;bre de l'Union centre-am&#233;ricaine du XIXe si&#232;cle, le g&#233;n&#233;ral Francisco Morazan, fusill&#233; le 15 septembre 1842 &#224; San Jos&#233;, au Costa Rica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mausol&#233;es de style Art Nouveau datant de la fin du XIXe-d&#233;but XXe sont nombreux dans le cimeti&#232;re et ne manquent pas d'attirer les pilleurs qui s'attaquent r&#233;guli&#232;rement aux pi&#232;ces en marbre, malgr&#233; la surveillance permanente des agents de la municipalit&#233; de San Salvador.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;i&gt;C'est bien d'&#234;tre ici, c'est une exp&#233;rience d'un autre monde, c'est beau d'admirer toute les oeuvres de ce lieu et aussi d'en savoir plus sur l'histoire de ce pays&lt;/i&gt;&#034;, explique Fernanda Gonzales, une Espagnole qui passe ses vacances au Salvador.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plus belle sculpture, selon l'historien Canas, c'est &#034;La Novia&#034; (La Fianc&#233;e) une sculpture en marbre blanc repr&#233;sentant en taille r&#233;elle Lidia Cristales, une jeune femme empoisonn&#233;e qui mourut dans sa robe de mari&#233;e devant l'autel au moment de se marier le 26 mai 1924.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cimeti&#232;re abrite aussi les d&#233;pouilles de figures politiques embl&#233;matiques, comme l'ancien leader de la gauche Schafick Handal et le dirigeant de la droite Roberto D'Abuisson, ainsi que d'importants &#233;crivains salvadoriens comme Arturo Ambrogi et le po&#232;te Alberto Masferrer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les tribulations des Peron </title>
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		<dc:date>2008-02-03T11:20:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



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&lt;p&gt;Juan Domingo Peron, avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; inhum&#233; &#224; deux reprises depuis sa mort en 1974, avant de gagner cette troisi&#232;me demeure, o&#249; ses fid&#232;les esp&#232;rent qu'un jour, peut-&#234;tre, Evita, morte elle en 1952, viendra le rejoindre. Les p&#233;r&#233;grinations des cadavres respectifs de l'ancien pr&#233;sident justicialiste et de son &#233;pouse et &#233;g&#233;rie sont un feuilleton &#224; rebondissements vieux de plusieurs d&#233;cennies, suscitant en Argentine un engouement et une fascination morbides. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce mausol&#233;e &#224; la gloire de celui qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;AMERIQUE LATINE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Juan Domingo Peron, avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; inhum&#233; &#224; deux reprises depuis sa mort en 1974, avant de gagner cette troisi&#232;me demeure, o&#249; ses fid&#232;les esp&#232;rent qu'un jour, peut-&#234;tre, Evita, morte elle en 1952, viendra le rejoindre. Les p&#233;r&#233;grinations des cadavres respectifs de l'ancien pr&#233;sident justicialiste et de son &#233;pouse et &#233;g&#233;rie sont un feuilleton &#224; rebondissements vieux de plusieurs d&#233;cennies, suscitant en Argentine un engouement et une fascination morbides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mausol&#233;e &#224; la gloire de celui qui fut trois fois pr&#233;sident et connu l'exil avant de mourir au cours de son dernier mandat, le 1er janvier 1974, &#224; l'&#226;ge de 78 ans, a co&#251;t&#233; quelque 880.000 millions d'euros. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la famille d'Eva Duarte de Peron s'oppose &#224; ce que le corps embaum&#233; de l'ex-madone des &#034;descamisados&#034;, qui repose dans le cimeti&#232;re de la Recoleta o&#249; son tombeau est l'objet d'un culte perp&#233;tuel, rejoigne son &#233;poux. Trente-deux ans apr&#232;s sa mort, les fid&#232;les p&#233;ronistes estiment que Peron m&#233;rite un endroit plus &#224; sa mesure que la crypte familiale du cimeti&#232;re de la Chacarita, lui aussi &#224; Buenos Aires. Crypte visit&#233;e en 1987 par d'&#233;tranges pilleurs de tombeaux, qui vol&#232;rent ses mains au cadavre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peron, dont la d&#233;pouille est d&#233;sormais enferm&#233;e dans un cercueil de m&#233;tal &#224; toute &#233;preuve, reposera donc dans un sarcophage de marbre, dans un mausol&#233;e moderne de son ancienne r&#233;sidence secondaire de San Vicente, en grande banlieue de Buenos Aires. Elle porte le nom du &#034;17 octobre&#034;, date &#224; laquelle en 1945, le caudillo, alors vice-pr&#233;sident et secr&#233;taire &#224; la guerre, emprisonn&#233; pour complot pr&#233;sum&#233; contre le gouvernement pr&#233;c&#233;dent, fut triomphalement lib&#233;r&#233; alors que des manifestations de masse en sa faveur se multipliaient. Peron fut rapidement &#233;lu &#224; la pr&#233;sidence pour la premi&#232;re fois, en f&#233;vrier 1946. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quant la blonde Evita mourut d'un cancer quelques ann&#233;es plus tard, &#224; 33 ans, des centaines de milliers de fid&#232;les &#233;plor&#233;s d&#233;fil&#232;rent pendant de longues semaines devant sa d&#233;pouille embaum&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et les militaires qui renvers&#232;rent Peron en 1955 avaient tellement peur du culte mortuaire rendu &#224; Evita qu'ils transf&#233;r&#232;rent en secret son corps en Italie, dans une tombe anonyme. Ce n'est qu'en 1971 qu'Evita fut rendue &#224; Peron, alors en exil en Espagne, via l'intercession diplomatique de son coll&#232;gue en dictature Francisco Franco. &lt;br class='autobr' /&gt;
Peron revint au pays, s'y fit &#233;lire &#224; nouveau avant d'y mourir. Sa troisi&#232;me &#233;pouse et vice-pr&#233;sidente Isabel lui succ&#233;da, installant la d&#233;pouille d'Evita aux c&#244;t&#233;s de celle de Peron &#224; la r&#233;sidence pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais lors du putsch qui renversa Isabelita en 1976, inaugurant les ann&#233;es noires de la dictature argentine, la junte s&#233;para discr&#232;tement les deux cadavres, renvoyant chacun dans son caveau familial respectif, une fois encore pour &#233;viter le culte envers ces d&#233;funts encombrants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme si ces restes devaient &#224; jamais continuer &#224; faire couler de l'encre, des tests ADN ont &#233;t&#233; pratiqu&#233;s vendredi sur le corps de Peron, &#224; la demande d'une femme de 72 ans, Martha Holgado, qui affirme &#234;tre la fille de l'ancien pr&#233;sident. Et, alors que la l&#233;gende veut que le cadavre d'Evita n'ait jamais subi les outrages du temps, il semblerait que celui de Peron, selon le Dr Ricardo Peculo, qui l'a examin&#233; la semaine derni&#232;re, soit lui aussi bien conserv&#233;, ne n&#233;cessitant pas de &#034;reconstruction&#034; avant les c&#233;r&#233;monies de mardi...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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