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	<title>Landru Cimeti&#232;res</title>
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		<title>Landru Cimeti&#232;res</title>
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		<title>Les Stuart : une dynastie en exil</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



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&lt;p&gt;Entre Grande-Bretagne, France et Italie, les errances fun&#233;raires, tr&#232;s loin de Westminster, d'une dynastie d&#233;chue&#8230;et toutes les interrogations concernant le corps de Jacques II ! Lorsque je me suis lanc&#233; dans cet article, je ne pensais pas que ce souverain allait se jouer de moi &#224; ce point, mais l'enqu&#234;te fut captivante ! &lt;br class='autobr' /&gt; ---- JACQUES II (1633-1701) : les errances d'un souverain Le 22 d&#233;cembre 1688, le roi Jacques II Stuart est chass&#233; de Londres et s'enfuit sur le Continent, &#224; la Cour de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique177" rel="directory"&gt;Les Stuart : une dynastie en exil&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entre Grande-Bretagne, France et Italie, les errances fun&#233;raires, tr&#232;s loin de Westminster, d'une dynastie d&#233;chue&#8230;et toutes les interrogations concernant le corps de Jacques II ! Lorsque je me suis lanc&#233; dans cet article, je ne pensais pas que ce souverain allait se jouer de moi &#224; ce point, mais l'enqu&#234;te fut captivante !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;JACQUES II (1633-1701) : les errances d'un souverain&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_15459 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L150xH186/King_James_II-c9582.jpg?1761362393' width='150' height='186' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 22 d&#233;cembre 1688, le roi Jacques II Stuart est chass&#233; de Londres et s'enfuit sur le Continent, &#224; la Cour de Louis XIV. Cette &#171; &lt;i&gt;heureuse et glorieuse r&#233;volution&lt;/i&gt; &#187;, sans effusion de sang, mit fin aux dissensions religieuses et entra&#238;na l'instauration en Angleterre d'une monarchie parlementaire. Sur le tr&#244;ne prirent place deux protestants, &#224; savoir Marie, la propre fille du roi exil&#233;, et son &#233;poux Guillaume d'Orange, stathouder (ou gouverneur) des Provinces-Unies (Pays-Bas).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; plusieurs tentatives, et l'aide de Louis XIV, Jacques II ne parvint pas &#224; reconqu&#233;rir son tr&#244;ne. Il mourut en 1701 au ch&#226;teau de Saint-Germain-en-Laye. On lit le plus souvent que son tombeau se trouve dans l'&#233;glise de cette cit&#233; des Yvelines&#8230;c'est beaucoup plus compliqu&#233; que cela !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait avec assez de pr&#233;cision ce que devint le roi apr&#232;s sa mort gr&#226;ce au tome IV des M&#233;moires qui furent &#233;crites sur lui : &#171; &lt;i&gt;Le corps du roi demeura expos&#233; vingt quatre heures dans la chambre o&#249; il &#233;tait mort. On chanta toute la nuit pr&#232;s de lui l'office des morts, et toute la matin&#233;e on dit des messes &#224; deux autels &#233;lev&#233;s des deux cot&#233;s de la chambre. Telle avait &#233;t&#233; pendant sa vie son humilit&#233;, qu'il avait r&#233;solu qu'elle le suivrait au tombeau, et avait ordonn&#233;, par son testament, qu'on enterr&#226;t son corps dans la paroisse sur laquelle il mourrait, sans plus de d&#233;penses qu'on n'avait coutume d'en faire pour un simple particulier. Il ne voulait, pour tout monument et pour toute inscription, qu'une simple pierre avec ces paroles : Ci-g&#238;t le roi Jacques. Il avait inform&#233; le cur&#233; de ses intentions, et lui avait ordonn&#233; d'insister pour qu'elles fussent accomplies ; mais sa Majest&#233; Tr&#232;s-Chr&#233;tienne&lt;/i&gt; [Louis XIV] &lt;i&gt;dit que c'&#233;tait la seule chose qu'il ne p&#251;t lui accorder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut donc embaum&#233; dans la soir&#233;e : une partie de ses entrailles fut port&#233;e &#224; l'&#233;glise de la paroisse, et le reste au coll&#232;ge anglais &#224; Saint-Omer. La cervelle et la partie charnue de sa t&#234;te furent plac&#233;es au coll&#232;ge &#233;cossais de Paris, o&#249; le duc de Perth fit &#233;lever, &#224; ses frais, un beau monument t&#233;moignant combien le coll&#232;ge se sentait honor&#233; de poss&#233;der ces pr&#233;cieuses reliques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sit&#244;t que la distribution en eut &#233;t&#233; faite, et que tout fut pr&#234;t pour emporter son corps, on partit vers sept heures du soir pour l'&#233;glise des B&#233;n&#233;dictins anglais de Paris. Le cort&#232;ge &#233;tait compos&#233; du duc de Berwick, du comte de Middleton, des chapelains de Sa Majest&#233; et de quelques autres de ses domestiques. Partout sur son passage il &#233;tait accompagn&#233; des pleurs et des lamentations non seulement des sujets du Roi, mais des habitants des lieux qu'il traversait. On laissa son c&#339;ur &#224; Chaillot, comme il l'avait ordonn&#233; [&#8230;]. Lorsqu'on fut arriv&#233; au couvent, le docteur Ingleton, aum&#244;nier de la Reine, remit son corps au prieur, et pronon&#231;a un discours latin &#233;l&#233;gamment &#233;crit, ainsi qu'il l'avait fait en d&#233;posant son c&#339;ur &#224; Chaillot. Le corps fut plac&#233; dans une des chapelles lat&#233;rales de l'&#233;glise pour y demeurer jusqu'&#224; ce qu'il plaise &#224; Dieu de disposer les Anglais &#224; r&#233;parer en quelque sorte leurs torts envers lui durant sa vie par les honneurs qu'ils jugeront &#224; propos de lui rendre apr&#232;s sa mort&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce t&#233;moignage pr&#233;cieux atteste de la coutume traditionnelle concernant les souverains : celle du partage du corps en plusieurs lieux, coutume &#224; la fois symbolique mais &#233;galement pragmatique (cela permettait de contenter plusieurs institutions religieuses &#224; la fois). On notera que Louis XIV s'opposa aux consignes de simplicit&#233; demand&#233;es par Jacques II : l'inhumation d'un souverain, a fortiori d'un souverain en exil, &#233;tait un acte bien trop politique pour pouvoir se contenter d'une c&#233;r&#233;monie simple !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on relit ce r&#233;cit, on retient donc :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une partie de ses visc&#232;res fut d&#233;pos&#233;e dans l'&#233;glise paroissiale de Saint-Germain-en-Laye, l'autre au coll&#232;ge des j&#233;suites de Saint-Omer (d&#233;sormais h&#244;pital militaire)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Son cerveau et la partie charnue de son cr&#226;ne furent d&#233;pos&#233;s dans le coll&#232;ge des Ecossais de Paris (o&#249; il se trouve encore : voir plus loin).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Son c&#339;ur le fut au couvent des Visitandines de Chaillot, &#224; Paris (voir plus loin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ajoutera que sa t&#234;te en cire, r&#233;alis&#233;e apr&#232;s sa mort, fut d&#233;pos&#233;e dans un couvent de Dunkerque (elle est d&#233;tenue aujourd'hui par le mus&#233;e des Beaux-Arts de la ville). Selon une autre tradition, un de ses bras fut confi&#233; aux Augustines, la plus ancienne communaut&#233; anglaise de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste le probl&#232;me du corps, et c'est sur le devenir de cette &#171; partie &#187; du souverain que les sources se contredisent par la suite. On sait avec certitude que le corps du roi fut rejoint par la suite par plusieurs membres de la famille, dont sa fille en 1712. On sait cependant que les restes royaux furent profan&#233;s sous la R&#233;volution : voil&#224; ce que l'on trouve dans le Jacques Hillairet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les 200 cimeti&#232;res du vieux Paris, Editions de Minuit, 1958&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; le concernant : &#171; &lt;i&gt;Il avait &#233;t&#233; si bien embaum&#233; qu'il &#233;tait intact lorsque, sous la R&#233;volution, on le sortit de son cercueil pour r&#233;cup&#233;rer le plomb de celui-ci. En 1793, on payait un sou pour d&#233;filer devant son corps qui, finalement, fut transport&#233; en 1813 &#224; l'&#233;glise de Saint-Germain-en-Laye&lt;/i&gt; &#187;. Cette th&#232;se est reprise par Bertrand Beyern qui &#233;crit, dans son &lt;i&gt;Guide des tombes d'hommes c&#233;l&#232;bres&lt;/i&gt;, qu'au couvent des b&#233;n&#233;dictins se serait trouv&#233; son corps (moins son cerveau, son c&#339;ur et ses entrailles) jusqu'&#224; son transfert en 1813 &#224; Saint-Germain-en-Laye, puis ce corps aurait &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; &#224; cette date dans l'&#233;glise de Saint-Germain sous le tombeau actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, d'autres sources indiquent que lors de la profanation de 1793, son cercueil en plomb fut viol&#233; et son corps jet&#233; &#224; la fosse commune, disparaissant pour toujours, malgr&#233; les recherches ult&#233;rieures men&#233;es par le roi George IV. Corps disparu ou corps transf&#233;r&#233; en 1813 ? Les deux th&#232;ses se contredisent. On se demande &#233;galement o&#249; Hillairet a pu trouver la mention de 1813.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;a id=&#034;benedictins&#034;&gt;&lt;/a&gt;Le corps du roi au couvent des B&#233;n&#233;dictins anglais, puis &#224; la fosse commune&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est en 1640 que des moines b&#233;n&#233;dictins anglais, fuyant le schisme en Angleterre, se r&#233;fugi&#232;rent en France et s'install&#232;rent &#224; Paris entre les Feuillantines et le Val de Gr&#226;ce. Le couvent et l'&#233;glise qu'ils fond&#232;rent (termin&#233; en 1677) tinrent une place &#224; part dans l'histoire de la diplomatie fran&#231;aise, demeurent &#224; Paris comme l'un des t&#233;moignages du m&#233;lancolique destin des Stuarts. C'est ici que fut d&#233;pos&#233; le corps de Jacques II : sa d&#233;pouille fut plac&#233;e dans une chapelle attenante &#224; l'Eglise (actuelle salle Jacques II). Il y fut rejoint par sa fille puis plusieurs membres de sa famille. Pendant tout le XVIIIe si&#232;cle, le couvent fut le rendez-vous et le refuge des Jacobins, des Stuarts, et des aristocrates anglais qui, spoli&#233;s et traqu&#233;s, &#233;migraient en masse. Puis survint la R&#233;volution Fran&#231;aise. Le couvent et les b&#226;timents furent confisqu&#233;s et servirent de maisons de d&#233;tention sous la terreur. Comme nous l'avons vu, les tombeaux furent profan&#233;s et pill&#233;s et nul ne sait ce qu'il est advenu du corps de Jacques II. Sous le consulat, l'abbaye fut restitu&#233;e aux &#171; &#233;v&#234;ques catholiques de la nation anglaise &#187;. Depuis ce temps il est rest&#233; leur propri&#233;t&#233; mais &#171; bien de main morte &#187; &#233;tranger, l'immeuble est plac&#233; sous la tutelle de l'&#201;tat Fran&#231;ais. De 1804 &#224; 1900, les lieux furent transform&#233;s et lou&#233;s &#224; une manufacture de coton, &#224; l'&#233;cole polytechnique, &#224; une &#233;cole de marine, &#224; diverses institutions religieuses, avant de trouver &#224; l'aube du XXe si&#232;cle sa vocation d'&#233;cole de musique : il est actuellement le si&#232;ge de la Schola Cantorum de Paris. L'ancienne chapelle, lieu de d&#233;position du cercueil du roi, est devenue la salle de concert de l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On cherchera donc en vain le corps de Jacques II.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;a id=&#034;germain&#034;&gt;&lt;/a&gt;Les entrailles &#224; Saint-Omer et le tombeau de Saint-Germain-en-Laye&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s son d&#233;c&#232;s, les entrailles de Jacques II furent donc partag&#233;es entre l'ancien coll&#232;ge des J&#233;suites anglais de Saint-Omer, devenu par la suite un h&#244;pital militaire puis une annexe du lyc&#233;e Ribot. J'ignore pour l'instant s'il reste une marque mat&#233;rielle de l'ancienne pr&#233;sence de ces visc&#232;res royaux dans la cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15455 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L333xH250/dscf0714_1_-ff452.jpg?1761362393' width='333' height='250' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;L'ancien coll&#232;ge des Anglais de Saint-Omer.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15456 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L346xH250/FichierEglise_Saint-Germain_120401-17969.jpg?1761362393' width='346' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On peut bien davantage suivre le devenir des entrailles de Jacques II &#224; Saint-Germain-en-Laye. Au d&#233;but du XIXe si&#232;cle, celles-ci avaient disparu et on &#233;tait dans l'incapacit&#233; de dire o&#249; elles pouvaient se trouver. Lorsque l'&#233;glise de Saint-Germain fut refaite, entre 1766 et 1827, on d&#233;couvrit dans l'emplacement du nouveau clocher, le 12 juillet 1824, trois boites en plomb, dont l'une portait une inscription grav&#233;e sur une plaque d'&#233;tain : &#171; &lt;i&gt;Ici est une portion de la chair et des parties nobles du Corps du Tr&#232;s-haut, Tr&#232;s-puissant, Tr&#232;s-excellent Prince Jacques, second du nom, Roi de Grande-Bretagne&lt;/i&gt; &#187;. On notera que la notion &#171; parties nobles &#187; est inadapt&#233;e, dans la mesure o&#249; dans le langage physiologique du XVIIIe si&#232;cle, les parties nobles d&#233;signaient le c&#339;ur et le cerveau (les organes vitaux), alors que l'on sait avec certitude que ces deux organes ne se trouv&#232;rent jamais &#224; Saint-germain. En outre, cette d&#233;nomination d&#233;su&#232;te fit jaser par la suite, allant m&#234;me jusqu'&#224; aborder, par ignorance, l'existence d'un &#171; tombeau des testicules &#187; de Jacques II !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux autres boites renfermaient les restes de la Reine Marie-B&#233;atrice de Mod&#232;ne et de sa fille, la princesse Louise-Marie. Ces trois coffres furent plac&#233;s provisoirement dans la &#171; chapelle basse &#187; de l'&#233;glise, puis sur ordre de George IV, repr&#233;sent&#233; en France par son ambassadeur, les boites furent plac&#233;es dans un cercueil port&#233; provisoirement en grande c&#233;r&#233;monie le 22 septembre 1824 sur l'autel de l'ancienne &#233;glise. L'&#233;v&#234;que d'Edimbourg c&#233;l&#233;bra l'office. En 1828, ces d&#233;pouilles furent transf&#233;r&#233;es dans la premi&#232;re chapelle, &#224; droite de la nouvelle &#233;glise, am&#233;nag&#233;e au frais de George IV. Le cur&#233; Collignon r&#233;digea l'&#233;pitaphe latine du mausol&#233;e qui fut command&#233; aux architectes Malpi&#232;ce et Montier. Ce monument construit dans un style antique fut achev&#233; en pr&#233;vision de la visite de la Reine Victoria en ao&#251;t 1855. C'est celui qui est visible aujourd'hui. On peut regretter l'obscurit&#233; de la chapelle dans lequel ce tombeau d'entrailles se trouve. Compte tenu de la d&#233;monstration que nous venons de faire, on comprendra en quoi la plaque adoss&#233;e contre le tombeau, indiquant &#171; qu'ici repose le roi Jacques II &#187;, est, stricto sensu, exag&#233;r&#233;. Il e&#251;t mieux valu &#233;crire &#171; ici repose &lt;strong&gt;le peu qu'il reste&lt;/strong&gt; du roi Jacques II &#187;, mais la formule e&#251;t &#233;t&#233; sans doute trop cavali&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15457 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L250xH333/jacques_II-9e485.jpg?1761362393' width='250' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;a id=&#034;chaillot&#034;&gt;&lt;/a&gt;Le c&#339;ur au couvent de la Visitation Sainte-Marie de Chaillot (disparu).&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore, le lieu et le c&#339;ur ayant disparu, c'est davantage une &#233;vocation qu'il nous faut mener.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce couvent avait &#233;t&#233; fond&#233; en 1652 par Henriette de France, fille de Henri IV mais &#233;galement Reine d'Angleterre puisque veuve de Charles Ier, et donc m&#232;re de Jacques II. Ce monast&#232;re dominait la colline de Chaillot et ses jardins descendaient jusqu'&#224; la Seine. Il fut ferm&#233; &#224; la R&#233;volution et ras&#233; peu apr&#232;s ; Napol&#233;on envisagea d'utiliser son emplacement pour y &#233;difier le palais du roi de Rome. On y construisit finalement en 1878 le palais du Trocad&#233;ro : actuellement, le bassin du palais de Chaillot recouvre l'emplacement de l'ancienne chapelle conventuelle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15451 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;70&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L349xH250/018a_Chaillot_1_-a994f.jpg?1761362393' width='349' height='250' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Le bassin de Chaillot : difficile d'imaginer un couvent en ce lieu !
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le lieu nous int&#233;resse au point de vue fun&#233;raire dans la mesure o&#249;, dans cette chapelle, avaient &#233;t&#233; inhum&#233;es :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Louis de ROCHECHOUART&lt;/strong&gt;, duc de Mortemart et de Vivonne (1636-&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15472 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L150xH221/Rochechouart-Vivonne-6f9eb.jpg?1761362393' width='150' height='221' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;1688), g&#233;n&#233;ral des Gal&#232;res de Louis XIV devenu mar&#233;chal de France et vice-roi de Sicile. Fr&#232;re de la marquise de Montespan et de l'abbesse de Fontevraud, Gabrielle de Mortemart, il fut l'ami de Boileau et de Moli&#232;re. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Marie-El&#233;onore B&#233;atrice d'ESTE&lt;/strong&gt; (1658-1718) : princesse de Mod&#232;ne,&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15461 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L150xH181/Mary_DE_Modene_femme_de_j_II-9e601.jpg?1761362393' width='150' height='181' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;elle devint l'&#233;pouse du roi Jacques II et connut &#233;galement l'exil &#224; Saint-Germain en Laye o&#249; elle mourut. Elle fut la m&#232;re de Jacques Stuart, pr&#233;tendant au tr&#244;ne (le Jacques III des Jacobites, voir plus loin). Ses entrailles, selon Jacques Hillairet, avaient &#233;t&#233; port&#233;es au coll&#232;ge des Ecossais. Nous ajouterons qu'elles furent elles aussi s&#233;par&#233;es puisque, comme nous l'avons vu, une boite contenant une partie des entrailles de la souveraine se trouvait &#233;galement &#224; Saint-Germain-en-Laye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette m&#234;me chapelle avaient &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s plusieurs c&#339;urs royaux, &#224; savoir ceux d'&lt;strong&gt;Henriette de France&lt;/strong&gt;, fondatrice du couvent ; de son fils &lt;strong&gt;Jacques II&lt;/strong&gt;, et enfin de la fille de ce dernier, &lt;strong&gt;Louise-Marie Stuart&lt;/strong&gt;. Il ne reste &#233;videmment plus rien de toutes ces reliques royales. A noter cependant que la plaque de son cercueil se trouve d&#233;sormais au British Museum de Londres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;a id=&#034;ecossais&#034;&gt;&lt;/a&gt;Le cerveau au coll&#232;ge des Ecossais&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_15454 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;56&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L250xH333/Coll_C3_A8ge_des_Ecossais_entr_C3_A9e_1_-6636e.jpg?1761362393' width='250' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;L'entr&#233;e du coll&#232;ge des &#195;&#8240;cossais, et ses deux portes.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Install&#233; depuis 1662 par Robert Barclay au n&#176;65 de la rue du Cardinal-Lemoine o&#249; il se trouve encore, il r&#233;sultait d'une double fondation : celle d'un coll&#232;ge, en 1326, par David, &#233;v&#234;que de Murray, et celle d'un s&#233;minaire, en 1603, par Jacques de Beaton, archev&#234;que de Glasgow, &#233;tablissements tous deux destin&#233;s &#224; des &#233;tudiants originaires d'Ecosse. Cette construction fut achev&#233;e en 1665, mais sa chapelle, d&#233;di&#233;e &#224; Saint-Andr&#233;, patron de l'Ecosse, ne le fut qu'en 1672. Situ&#233;e jadis au rez-de-chauss&#233;e, elle se trouve maintenant au 1er &#233;tage du fait de l'abaissement du niveau de la rue en 1685 (cette &#233;tranget&#233; concerne l'ensemble du b&#226;timent : ainsi, le portail primitif est d&#233;sormais au 1er &#233;tage, tandis que La fa&#231;ade sur jardin n'a pas &#233;t&#233; modifi&#233;e). Ferm&#233; &#224; la R&#233;volution, le coll&#232;ge fut restitu&#233; en 1806 &#224; l'&#233;glise &#233;cossaise &#224; laquelle il appartient toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coll&#232;ge des Ecossais se visite sur demande exceptionnelle, o&#249; il faut saisir une occasion, telle les f&#234;tes du Patrimoine. Apr&#232;s &#234;tre entr&#233; dans le lieu et avoir gravit le tr&#232;s bel escalier class&#233;, on suit un couloir qui m&#232;ne au dehors : c'est l&#224; que l'on voit tr&#232;s clairement le d&#233;nivel&#233; entre les deux fa&#231;ades du b&#226;timent. La cour int&#233;rieure du coll&#232;ge est charmante, hors du temps et de la ville. Elle donne &#224; la fois sur des b&#226;timents anciens, une cour d'&#233;cole, et l'ext&#233;rieur de la chapelle (c'est de l&#224; seulement que l'on peut la discerner clairement).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15462 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L250xH333/oct2010_002-95cb8.jpg?1761362393' width='250' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15463 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L250xH333/oct2010_003-859eb.jpg?1761362393' width='250' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La chapelle n'est pas grande. L'autel est surmont&#233; d'une repr&#233;sentation de Saint-Andr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15470 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L250xH333/oct2010_015-6f1ce.jpg?1761362393' width='250' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sous les chaises se trouve un grand nombre de plaques fun&#233;raires.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15468 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L333xH250/oct2010_008-aa012.jpg?1761362393' width='333' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble est &#233;videmment domin&#233; par le mausol&#233;e que James, duc de Perth, fit &#233;difier en 1703 &#224; ses frais pour contenir le cerveau de Jacques II dans une urne en bronze dor&#233; (d&#233;rob&#233;e &#224; la R&#233;volution : on notera les &#233;l&#233;ments disparus en comparant la gravure et la photographie).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15465 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L250xH403/Paris_ScotsCollege_monument_1_-6cfc1.jpg?1761362393' width='250' height='403' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15464 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L250xH361/oct2010_005-78de3.jpg?1761362393' width='250' height='361' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sur le sol, face &#224; ce mausol&#233;e, deux plaques fun&#233;raires indiquent qu'ici furent d&#233;pos&#233;es les entrailles de Marie-B&#233;atrice d'Este-Mod&#232;ne, &#233;pouse de Jacques II, et celles de leur fille, Louise-Marie Stuart, morte en 1712 &#224; 20 ans. Je signale au passage, mais j'y reviendrais en fin d'article, qu'il y a une certaine contradiction &#224; les voir ici mais &#233;galement &#224; Saint-Germain-en-Laye !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15467 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L333xH250/oct2010_007-5ac9c.jpg?1761362393' width='333' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15460 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;46&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L150xH200/Louisa_Maria_Teresa_Stuart_by_Alexis_Simon_Belle_1704-8b079.jpg?1761362393' width='150' height='200' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Louise Marie Stuart, par Alexis Simon Belle.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_15466 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L333xH250/oct2010_006-8bfbf.jpg?1761362393' width='333' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15471 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L300xH395/Paris_ScotsCollege_plan_1_-6624d.jpg?1761362393' width='300' height='395' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En dehors de ces traces royales, d'autres proches furent inhum&#233;s dans cette chapelle. Selon le plan propos&#233; ici, on y trouve, outre le roi Jacques II (1), la reine (2) et Louise-Marie (3), Mary, duchesse de Perth (4), James, 2nd duc de Perth (5), James, 1er duc de Perth (6), qui fut gouverneur du futur Jacques III, et qui fit &#233;difier le tombeau de Jacques II, Dr Andrew Hay (7), Frances, duchesse de Tyrconnel (8), John, lord Caryll of Durford (9), et Dr Lewis Innese, aum&#244;nier de la reine m&#232;re (10).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ajoutera &#224; cette liste, bien qu'&#233;trangement il ne soit pas indiqu&#233;, la pr&#233;sence de la dalle fun&#233;raire de &lt;strong&gt;Robert BARCLAY&lt;/strong&gt; (+1665), qui &#233;tait le principal du coll&#232;ge &#233;cossais qu'il fit reb&#226;tir en 1662 pour lui donner l'aspect qu'il poss&#232;de aujourd'hui. Il &#233;tait l'oncle de son homonyme, le c&#233;l&#232;bre quaker am&#233;ricain. Sa dalle se signale par une belle effigie de squelette.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15469 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L333xH250/oct2010_012-162ae.jpg?1761362393' width='333' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La suite des lieux d'inhumation des pr&#233;tendants Stuart est beaucoup plus simple :&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;JACQUES FRAN&#199;OIS STUART (dit le Vieux pr&#233;tendant / JACQUES III pour les jacobites : 1688-1766), fils du pr&#233;c&#233;dent et de Marie de Mod&#232;ne&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_15458 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L150xH193/James_Francis_Edward_Stuart_by_Antonio_David-ec819.jpg?1761362393' width='150' height='193' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;H&#233;ritier &#224; la mort de son p&#232;re des droits des Stuarts aux tr&#244;nes d'Angleterre, d'&#201;cosse et d'Irlande, il fut proclam&#233; roi &#034;Jacques III d'Angleterre et d'Irlande et VIII d'&#201;cosse&#034; le 16 septembre 1701 au ch&#226;teau de Saint-Germain-en-Laye. Seuls la France, l'Espagne, Mod&#232;ne, ainsi que le Saint-Si&#232;ge le reconnurent pour roi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut soutenu par Louis XIV, qui le fit participer &#224; la campagne de Flandres en 1708-1709, et tenta d'organiser son d&#233;barquement en &#201;cosse pour soulever le pays, mais ce fut un &#233;chec. Pis : le trait&#233; d'Utrecht en 1713 contraignit le roi de France &#224; lui refuser l'asile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Stuart s'installa donc &#224; Bar-le-Duc, capitale du Barrois, o&#249; il mena la belle vie. En 1715, il tenta vainement un nouveau d&#233;barquement. Apr&#232;s cet &#233;chec, il dut aussi se r&#233;soudre &#224; quitter son refuge Lorrain car une pression diplomatique s'exer&#231;a sur le duc L&#233;opold. Le catholique Jacques Stuart trouva refuge sur les terres du pape, d'abord en Avignon avant de gagner Rome en 1717. En 1719, une nouvelle tentative pour le restaurer, soutenue par l'Espagne, &#233;choua : la flotte qui devait l'emmener fut dispers&#233;e et ruin&#233;e par une temp&#234;te au large du cap Finisterre. Avec son &#233;pouse, Cl&#233;mentine Sobieska, une petite-fille du roi Jean III de Pologne, il eut deux enfants, pr&#233;sent&#233;s un peu plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut inhum&#233; aupr&#232;s de son &#233;pouse dans la basilique des Saints-Ap&#244;tres de Rome, avant que tout deux (hormis le c&#339;ur de Cl&#233;mentine Sobieska, qui demeura aux Saints-Ap&#244;tres), ne soient transf&#233;r&#233;s dans la basilique Saint-Pierre de Rome (voir plus loin).&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;CHARLES EDOUARD STUART (Bonnie Prince Charly / CHARLES III pour les jacobites : 1720-1788), fils du pr&#233;c&#233;dent&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_15453 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L150xH185/Bonnie_prince_charly-1186c.jpg?1761362393' width='150' height='185' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nomm&#233; Prince r&#233;gent en 1743, il poursuivit les r&#234;ves de restauration de son p&#232;re et tenta en vain des soul&#232;vements. La cause des Stuart &#233;tant perdue, Charles se r&#233;fugia d'abord en France, puis passa le reste de sa vie en exil. Il sombra dans l'alcoolisme et mourut &#224; Rome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut enterr&#233; dans la Cath&#233;drale San Pietro de Frascati (Italie) o&#249; son fr&#232;re, Henri Beno&#238;t Stuart, &#233;tait cardinal-&#233;v&#234;que. &#192; la mort de ce dernier en 1807, sa d&#233;pouille fut transf&#233;r&#233;e dans la basilique Saint-Pierre, et seul son c&#339;ur fut laiss&#233; dans cath&#233;drale de Frascati.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;HENRY BENO&#206;T STUART (HENRY IX pour les jacobites : 1725-1807), fr&#232;re du pr&#233;c&#233;dent.&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_15452 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L150xH182/1725_Henry-e935c.jpg?1761362394' width='150' height='182' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; cardinal en 1747, puis cardinal-&#233;v&#234;que en 1761, il fut proclam&#233; roi &#224; la mort de son fr&#232;re en 1788 sous le nom d' &#171; Henri IX, roi d'Angleterre, d'&#201;cosse, de France et d'Irlande. Malgr&#233; ces pr&#233;tentions publiques au tr&#244;ne, Henri Stuart fut un homme paisible. Il fut le dernier descendant en ligne directe masculine du roi d'Angleterre Jacques II Stuart, et le dernier prince &#224; pr&#233;tendre publiquement aux tr&#244;nes de Grande-Bretagne. La dur&#233;e de son cardinalat, plus de soixante ans, fut l'une des plus longues de l'histoire de l'&#201;glise catholique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Stuart, ainsi que ses fr&#232;re et p&#232;re, furent rassembl&#233;es dans la crypte de la basilique Saint-Pierre de Rome. Le monument des Stuart, &#339;uvre du sculpteur Antonio Canova, orne l'un des piliers de la basilique. Ce monument a &#233;t&#233; restaur&#233; aux frais de la m&#232;re d'&#201;lisabeth II, la reine-m&#232;re Elizabeth Bowes-Lyon. En 1938, lorsqu'on a d&#233;plac&#233; les corps, un nouveau sarcophage a &#233;t&#233; utilis&#233;. On affirme en g&#233;n&#233;ral qu'il a &#233;t&#233; offert par le roi George VI. Ce sarcophage se trouve dans les grottes vaticanes o&#249; il est visible.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15473 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L250xH333/Stuart-a9db7.jpg?1761362394' width='250' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Mausol&#233;e Stuart dans la basilique.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15474 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;51&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L333xH250/Stuart_grottes_vaticanes_-b7551.jpg?1761362394' width='333' height='250' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sarcophage des Stuart dans les grottes vaticanes.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;A l'issue de cette enqu&#234;te captivante, quelques questions demeurent, auxquelles je n'ai pas pu donner de r&#233;ponse. Si quelqu'un &#224; une r&#233;ponse certaine, qu'il n'h&#233;site pas &#224; se faire conna&#238;tre :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; o&#249; Jacques Hillairet (information reprise ensuite par Bertrand Beyern) a-t-il trouv&#233; la mention d'un &#171; transfert &#187; quelconque du corps de Jacques II en 1813 &#224; Saint-Germain-en-Laye alors que tout laisse &#224; penser que le souverain a disparu en 1793 ?
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Alors que l'on sait avec certitude que les entrailles de l'&#233;pouse de Jacques II et de celles de leur fille Louise-Marie furent d&#233;pos&#233;es au coll&#232;ge des Ecossais, comment expliquer que l'on a consid&#233;r&#233; en 1824 que les boites de Saint-Germain-en-Laye contenaient ces m&#234;mes entrailles ? Des entrailles divis&#233;es en deux parties (peu pratiqu&#233; en dehors du souverain) ? Et si ces trois boites contenaient toutes des entrailles de Jacques II ?
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Comment expliquer, dans les tribulations de la disparition du couvent de Chaillot, que la plaque du cercueil de Marie de Mod&#232;ne ait atterri au British Mus&#233;um ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, derni&#232;re question &#224; laquelle je n'ai pas encore de r&#233;ponse : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Reste-t-il une trace quelconque de la pr&#233;sence des Stuart dans l'ancienne chapelle de la Schola Cantorum ? Et &#224; l'ancien coll&#232;ge de Saint-Omer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;color:#8A2BE2;&#034;&gt;Epilogue&lt;/span&gt; : &lt;a href='https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article4880#stuart' class=&#034;spip_in&#034;&gt;il existe au cimeti&#232;re de Saint-Cyr-sur-Loire (37)&lt;/a&gt; la tombe d'une &#034;pr&#233;tendante&#034; Stuart : Marie Stuart, qui se proclamait ari&#232;re-petite-fille de Bonnie Prince Charly !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les 200 cimeti&#232;res du vieux Paris, Editions de Minuit, 1958&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Sources :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; HILLAIRET Jacques, &lt;i&gt;Les 200 cimeti&#195;&#168;res du vieux Paris&lt;/i&gt;, Editions de Minuit, 1958
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;M&#195;&#169;moires de Jacques II&lt;/i&gt;, Tome IV, 1824, p.463-465
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; BOULET Fran&#195;&#167;ois, &lt;i&gt;Le&#195;&#167;on d'histoire de France : St-Germain-en-Laye&lt;/i&gt;, Editions franciliennes, 2006.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.jacobite.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.jacobite.ca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>STUART Famille</title>
		<link>https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article2699</link>
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		<dc:date>2010-01-01T12:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



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&lt;p&gt;Voir : les Stuart, une dynastie en exil&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique177" rel="directory"&gt;Les Stuart : une dynastie en exil&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voir : &lt;a href='https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article2642' class=&#034;spip_in&#034;&gt;les Stuart, une dynastie en exil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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