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	<title>Landru Cimeti&#232;res</title>
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		<title>Landru Cimeti&#232;res</title>
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		<title>cimeti&#232;re des INNOCENTS (disparu)</title>
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		<dc:date>2012-01-06T22:53:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Embarquement pour l'un des lieux les plus arpent&#233;s et les moins connus des Parisiens : le site de l'ancien cimeti&#232;re des Saints-Innocents. Mille ans d'histoire pour ce qui fut durant longtemps la plus vieille et la plus grande des n&#233;cropoles parisiennes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque les Parisiens sortent des Halles, par le m&#233;tro ou le RER, et qu'ils veulent se rendre sur le boulevard S&#233;bastopol, ils traversent le square Joachim du Bellay, orn&#233;e de sa fontaine Renaissance. Ce quadrilat&#232;re, aujourd'hui modeste, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique105" rel="directory"&gt;Cimeti&#232;res et autres lieux d'inhumation parisiens disparus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Embarquement pour l'un des lieux les plus arpent&#233;s et les moins connus des Parisiens : le site de l'ancien cimeti&#232;re des Saints-Innocents. Mille ans d'histoire pour ce qui fut durant longtemps la plus vieille et la plus grande des n&#233;cropoles parisiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les Parisiens sortent des Halles, par le m&#233;tro ou le RER, et qu'ils veulent se rendre sur le boulevard S&#233;bastopol, ils traversent le square Joachim du Bellay, orn&#233;e de sa fontaine Renaissance. Ce quadrilat&#232;re, aujourd'hui modeste, a deux visages : le jour, il est un lieu de rendez-vous tr&#232;s fr&#233;quent&#233;, o&#249; les jeunes s'y adonnant au skate cotoient des groupes venus y d&#233;livrer un message (de la d&#233;fense des Palestiniens &#224; celle des animaux). La nuit, les affam&#233;s peuvent &#224; toutes heures s'y restaurer tandis que des junkies tentent d'y vendre leurs substances illicites, dans une atmosph&#232;re de papiers gras issus du Macdo proche. Finalement, comme nous allons le voir, rien n'a vraiment chang&#233; aux Innocents !...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;DES ORIGINES A LA RENAISSANCE&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1300 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L300xH368/plan1-4f786.jpg?1761395559' width='300' height='368' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1275 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L300xH571/Innocents2-888a2.jpg?1761395559' width='300' height='571' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sur ce site se trouvait &#224; l'&#233;poque m&#233;rovingienne un cimeti&#232;re dont des sarcophages en pl&#226;tre furent mis &#224; jour durant les fouilles des ann&#233;es 1973-74. Un lieu de culte y avait &#233;t&#233; &#233;difi&#233;, mais il semble probable que l'ensemble ait &#233;t&#233; en grande partie d&#233;truit lors des raids normands du IXe si&#232;cle. A cette &#233;poque, ce site est en dehors d'une ville qui, ne l'oublions pas, se trouve essentiellement sur la rive gauche de la Seine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au XIIe si&#232;cle, les premi&#232;res sources &#233;crites t&#233;moignent de l'existence, sur le site des &lt;i&gt;Champeaux&lt;/i&gt; (c'est-&#224;-dire des &lt;i&gt;petits champs&lt;/i&gt;), d'une &#233;glise et d'un cimeti&#232;re, ouvert pour recevoir les corps des paroissiens de Saint-Germain-l'Auxerrois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lieu &#233;tait &#224; cette &#233;poque ouvert, qui plus est situ&#233; pr&#232;s du march&#233; central (&#224; l'origine des Halles), d&#233;plac&#233; en cet endroit en 1137 par Louis VI et agrandit par Louis VII. Il est alors d&#233;crit comme un cloaque fangeux dans lequel les animaux errent pour trouver leur nourriture, lieu de fr&#233;quentation des marchands, des &#233;crivains publics, des prostitu&#233;es et des ling&#232;res. Cette mauvaise r&#233;putation accompagna le cimeti&#232;re jusqu'&#224; sa fermeture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;glise, quant &#224; elle, avait une existence ancienne, mais elle fut refaite enti&#232;rement au XIIe ou au XIIIe si&#232;cle (on l'attribue g&#233;n&#233;ralement &#224; Philippe Auguste, sans que cela ne soit prouv&#233;). Elle occupait la totalit&#233; du quart nord-est du square actuel (son entr&#233;e principale correspondait approximativement &#224; l'emplacement de la fontaine actuelle). Une entr&#233;e secondaire donnait sur la rue Saint-Denis. On y transfera les reliques d'un jeune martyr de Pontoise, Richard, que l'on disait avoir &#233;t&#233; la victime des juifs que Philippe Auguste venait d'expulser du royaume. On raconte que les miracles furent nombreux sur sa tombe, &#224; tel point que les Anglais, qui occup&#232;rent Paris de 1420 &#224; 1435, l'exhum&#232;rent et le transport&#232;rent en Angleterre (&#224; l'exception de sa t&#234;te, laiss&#233;e sur place).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1185 et 1190, Philippe Auguste partant en croisade fait ceindre Paris de la muraille qui porte son nom et dont il reste quelques vestiges. C'est &#224; cette &#233;poque que le cimeti&#232;re est agrandi, enclos d'un mur de 3 m&#232;tres de haut, et englob&#233; dans les nouvelles limites de la ville, devenant ainsi un cimeti&#232;re intra-muros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se pr&#233;sente alors sous la forme d'un parall&#233;logramme compris sur sa longueur entre les rues aux Fers (actuelle rue Berger) et de la Ferronnerie, sur sa largeur par les rues Saint-Denis et de la Lingerie, c'est &#224; dire une surface sensiblement plus grande que l'actuel square. Cinq portes y donnent acc&#232;s. Le terrain est divis&#233; en deux parties d'in&#233;gale importance : le cimeti&#232;re proprement dit et le parterre, bande de terrain parall&#232;le &#224; la rue de la Lingerie, qui appartenait aux inhumations de l'H&#244;tel-Dieu et qui donna lieu &#224; l'&#233;dification de chapelles (voir plus loin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cimeti&#232;re devint progressivement celui des paroisses de la rive droite, mais &#233;galement des noy&#233;s de la Seine et des morts par &#233;pid&#233;mies. Les droits per&#231;us pour les inhumations donn&#232;rent lieu &#224; de nombreux textes de loi, ce qui n'emp&#234;cha pas, jusqu'&#224; la R&#233;volution, des conflits juridiques entre les diff&#233;rentes institutions religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus modestes se faisaient inhumer dans des fosses qui restaient ouvertes jusqu'&#224; ce qu'elles fussent pleines. Plusieurs fosses &#233;taient ouvertes simultan&#233;ment, correspondant aux diff&#233;rentes institutions percevant des droits. Elles &#233;taient encore plus nombreuses en cas d'&#233;pid&#233;mie. Pour la bourgeoisie, la s&#233;pulture individuelle &#233;tait la norme. Certains &#233;taient inhum&#233;s en cercueil (on a retrouv&#233; des traces de bois et des clous), mais la plupart l'&#233;tait dans un simple linceul : une l&#233;gende attribuait &#224; la terre des Innocents la propri&#233;t&#233; de dissoudre les corps en un temps record ! On imagine l'odeur et les cons&#233;quences sur la sant&#233; publique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison de l'augmentation d&#233;mographique, il fallut trouver un moyen de vider les&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1278 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L150xH308/mort_innocentspetit-39c8b.jpg?1761395559' width='150' height='308' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;fosses pour des usages ult&#233;rieurs : c'est l'origine des charniers (ou pourrissoirs) qui furent construits, entre le XIVe et XVe si&#232;cle, adoss&#233;s au mur d'enceinte tout autour du cimeti&#232;re. Ce furent les bourgeois qui, progressivement, firent &#233;difier ces arcades, souvent pour leur usage personnel (ainsi, Nicolas Flamel fit construire l'une d'entre elles pour le tombeau de sa femme Pernelle). Peintures, fresques et &#233;pitaphes fleurirent rapidement, la plus c&#233;l&#232;bre &#233;tant la danse macabre. C'est &#233;galement dans ces galeries que se trouvait, enferm&#233;e dans un coffre ouvert uniquement &#224; la Toussaint, le squelette d'alb&#226;tre, dit &#233;galement &lt;i&gt;la Mort Saint-Innocent&lt;/i&gt;, squelette d'un m&#232;tre de haut tenant d'une main son linceul, de l'autre un cartouche o&#249; on lisait : &#034;&lt;i&gt;Il n'est vivant, tant soit plein d'art&lt;/i&gt;,/&lt;i&gt;Ni de force pour r&#233;sistance&lt;/i&gt;,/&lt;i&gt;Que je ne frappe de mon dard&lt;/i&gt;,/&lt;i&gt;Pour bailler aux vers leur pitance&lt;/i&gt;&#034;. Attribu&#233;e &#224; Germain Pilon, cette oeuvre fut d&#233;pos&#233;e &#224; la fermeture du cimeti&#232;re en 1786 au mus&#233;e des Monuments fran&#231;ais. Elle se trouve d&#233;sormais au Louvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les charniers proprement dits se trouvaient au dessus des arcades, cette disposition&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1299 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L250xH254/Innocents-Macabre-dee3e.jpg?1761395559' width='250' height='254' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;permettant &#224; l'air de circuler entre la toiture et les vo&#251;tes de fa&#231;on &#224; ce que les ossements exhum&#233;s fussent plus rapidement dess&#233;ch&#233;s et r&#233;duits en poudre. Ces charniers &#233;taient au nombre de quatre :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le Vieux charnier (19 arcades) le long de la rue aux Fers
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le Petit charnier, dit &#233;galement &lt;i&gt;de la Vierge&lt;/i&gt; (4 arcades) le long de la rue Saint-Denis
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le charnier des Ling&#232;res (27 ou 28 arcades) &#233;tait parall&#232;le &#224; la rue de la Ferronerie. C'est lui qui poss&#233;dait la danse macabre. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le charnier des Ecrivains (17 arcades) le long de la rue de la Lingerie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1298 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L398xH250/Innocents-XVIII_charniers-34e5f.jpg?1761395559' width='398' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces charniers inspir&#232;rent enlumineurs et po&#232;tes (on pense en particulier &#224; Fran&#231;ois Villon).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La danse macabre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette fresque, peinte entre 1423 et 1424 par un familier du duc de Berry, se trouvait sous les dix premi&#232;res arcades du charnier des Ling&#232;res, le long de la rue de la Ferronnerie. Par danse macabre, il faut comprendre &#034;procession des morts&#034;. Cette fresque n'&#233;tait pas unique (il en existait d'autres, en particulier en Normandie : voir l'a&#238;tre Saint-Maclou de Rouen), mais celle des Innocents devint la plus fameuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se pr&#233;sentait sous la forme de quinze tableaux (plus un servant d'introduction et un de conclusion) compos&#233;s chacun de deux personnages (soient trente en tout). De ces deux personnages, l'un &#233;tait toujours la Mort, figur&#233;e sous la forme d'un squelette grima&#231;ant. Ces trente Morts conversaient avec trente Vifs, repr&#233;sent&#233;s successivement par des hommes symbolisant toutes les couches de la soci&#233;t&#233;, du pape et de l'empereur &#224; l'enfant, en passant par le bourgeois, le chevalier, le moine ou le m&#233;decin...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1266 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L300xH464/danse_macabrepetit-161c5.jpg?1761395559' width='300' height='464' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sous chacun de ces quinze tableaux se lisaient 4 strophes de huit vers compos&#233;es par le chancelier de l'Universit&#233; Jean Gerson, et relatant le dialogue &#233;chang&#233; entre la Mort et le Vif. Toutes se terminaient par une sentence : certaines d'entre-elles sont arriv&#233;es jusqu'&#224; nous sous forme de proverbes (&lt;i&gt;Qui trop embrasse mal &#233;treint, A toute peine est d&#251; salaire&lt;/i&gt;...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fresque, &#224; l'image des &lt;i&gt;Miroirs&lt;/i&gt; m&#233;di&#233;vaux, avait &#233;videmment une fonction &#233;ducative, l'apprentissage de l'id&#233;e selon laquelle face &#224; la mort, tous sont &#233;gaux. On connait cette danse macabre gr&#226;ce &#224; quelques gravures qui en furent faites. L'originale fut malheureusement d&#233;truite lors de la disparition du charnier des Ling&#232;res en 1669.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les monuments du cimeti&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Globalement occup&#233; par des fosses, le cimeti&#232;re des Innocents avait un aspect de terrain vague. Quelques monuments venaient n&#233;anmoins rappeler sa fonction :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la &lt;strong&gt;tour Notre-Dame-des-Bois&lt;/strong&gt; &#233;tait sans doute le plus ancien d'entre eux. Il s'agissait d'une tour octogonale sur trois niveaux orn&#233;e d'une statue de la Vierge. On pense qu'elle servit de lanterne, bien que sa fonction initiale soit inconnue.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1292 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L150xH352/tour_ND_des_boispetit-e8465.jpg?1761395559' width='150' height='352' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Tour Notre-Dame des Bois
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un &lt;strong&gt;pr&#233;choir&lt;/strong&gt; utilis&#233; par les pr&#233;dicateurs itin&#233;rants, petit &#233;difice rectangulaire couvert d'un toit pointu&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1283 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L200xH486/prechoirpetit-6a865.jpg?1761395559' width='200' height='486' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; quelques &lt;strong&gt;chapelles&lt;/strong&gt; sur le parterre (voir plus haut) : celle des Pommereux, dat&#233;e de 1453, celle des Villeroy (dite &#233;galement de Neufville) et celle d'Orgemont&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1263 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L150xH211/chapelle_des_pommereuxpetit-59c11.jpg?1761395559' width='150' height='211' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;chapelle des Pommereux
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; plusieurs &lt;strong&gt;croix&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;st&#232;les&lt;/strong&gt;, dont celle plac&#233;e en 1451 par le pr&#233;v&#244;t des marchands Jean Bureau sur la tombe de ses parents&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1264 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L150xH304/croix_des_bureauxpetit-c6ef8.jpg?1761395559' width='150' height='304' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;croix des Bureau
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1277 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L273xH200/monuments_funeraires_petit-4e048.jpg?1761395559' width='273' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un monument rectangulaire appel&#233; &lt;strong&gt;la tombe Morin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1291 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L367xH200/tombe_morinpetit-b1066.jpg?1761395559' width='367' height='200' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Tombe Morin
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au cours de sa longue histoire, le cimeti&#232;re des Innocents re&#231;ut quelques personnalit&#233;s ayant de leur vivant acquis une certaine gloire :
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;strong&gt;Bernard de Dormans&lt;/strong&gt; (+1381), qui fut chambellan de Louis, duc d'Anjou, futur Louis Ier de Naples.
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;strong&gt;Fran&#231;ois de Mezeray&lt;/strong&gt; (+1683), historiographe de Louis XIV et secr&#233;taire perp&#233;tuel de l'Acad&#233;mie Fran&#231;aise.
&lt;br /&gt;&#8212; la &lt;strong&gt;comtesse de Mailly&lt;/strong&gt; (+1751), a&#238;n&#233;e des quatre filles du marquis de Nesle qui furent successivement ma&#238;tresses de Louis XV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus c&#233;l&#232;bre occupant du cimeti&#232;re fut peut-&#234;tre le fabuliste &lt;strong&gt;Jean de La Fontaine&lt;/strong&gt;. Effectivement, son acte de d&#233;c&#232;s en 1695 indique qu'il fut inhum&#233; dans ce lieu. N&#233;anmoins, une pol&#233;mique subsiste entre les tenants de cette tradition et ceux qui affirment qu'il fut en r&#233;alit&#233; inhum&#233; au cimeti&#232;re Saint-Joseph (de la paroisse de Saint-Eustache, tout proche). Son acte de d&#233;c&#232;s aurait d'ailleurs &#233;t&#233; rectifi&#233; en ce sens. Quoiqu'il en soit, quel qu'ait &#233;t&#233; le cimeti&#232;re d'origine, il est peu probable que ce soit ses ossements qui se trouvent aujourd'hui dans son tombeau au P&#232;re-Lachaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre l'&#233;glise et le cimeti&#232;re se trouvaient &#233;galement des reclusoirs, habit&#233;s essentiellement par des femmes. Il s'agissait de petites loges garnies seulement de deux &#233;troites ouvertures : une donnant sur l'Eglise pour assister aux offices, l'autre sur le cimeti&#232;re afin que des Parisiens charitables y d&#233;posent de la nourriture. Ces femmes, abandonnant le monde, y passaient le restant de leurs jours en oraisons et pri&#232;res ! On conna&#238;t le cas d'Alix la Bourgotte qui mourut dans son reclusoir en 1470, apr&#232;s quarante six ans d'enfermement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1549, une fontaine monumentale fut &#233;difi&#233;e par Jean Goujon pour c&#233;l&#233;brer l'entr&#233;e royale du roi Henri II. Elle fut alors install&#233;e &#224; l'angle de la rue Saint-Denis et de la rue aux Fers, &#224; la place d'une fontaine plus ancienne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;dont on retrouva une vasque d&#233;cor&#233;e lors des fouilles de 1974&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elle &#233;tait surmont&#233; d'une loggia destin&#233;e &#224; servir de tribune aux spectateurs privil&#233;gi&#233;s sur le parcours triomphal du roi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1293 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/IMG/bmp/Innocents_1550petit.bmp?1756717452' width='300' height='551' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;le cimeti&#232;re en 1550 (gravure de Fedor Hoffbauer)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On reconna&#238;t sur la gauche le Vieux charnier et au fond, bordant la rue Saint-Denis, l'&#233;glise des Saints-Innocents et le petit charnier. Au premier plan, au centre, le pr&#234;choir et sur la droite la tour Notre-Dame des Bois, reconnaissable &#224; sa forme octogonale, se trouvaient sur l'actuelle emplacement de la rue Pierre Lescot. A l'extr&#234;me droite, on devine le long de la rue de la Ferronnerie, le d&#233;but du charnier des Ling&#232;res. Une inhumation en fosse est repr&#233;sent&#233;e. La fontaine de Jean Goujon, construite contre l'Eglise, existe bien mais elle n'est pas visible.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LE CIMETIERE A L'EPOQUE MODERNE (1550-1786)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Durant les troubles religieux qui agit&#232;rent la France au XVIe si&#232;cle, le cimeti&#232;re des Innocents fut le terrain de plusieurs &#233;pisodes violents.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1289 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L500xH270/SAVE0018petit-8bda9.jpg?1766830487' width='500' height='270' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le cimeti&#232;re au XVIe si&#232;cle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sans aucun doute la plus belle et la plus pr&#233;cise gravure qui existe. On y voit tr&#232;s bien la configuration du site : l'emplacement de l'&#233;glise, des quatres charniers, les diff&#233;rentes entr&#233;es. Au premier plan, jouxtant la rue de le Lingerie, le parterre et ses chapelles. Au centre, les diff&#233;rents &#233;difices remarquables. Longeant la rue aux Fers, contre l'&#233;glise et &#224; l'intersection de la rue Saint-Denis : la fontaine d'angle de Jean Goujon.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;le cimeti&#232;re durant les guerres de religion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A quelques encablures du square, en redescendant la rue Saint-Denis en direction de la&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1270 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L200xH267/GASTINE-f6200.jpg?1761395559' width='200' height='267' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Seine, on trouve &#224; l'intersection de la rue des Lombards un emplacement laiss&#233; vacant. L'origine se trouve dans un &#233;pisode des guerres de religions qui marqua le cimeti&#232;re. A cet emplacement se trouvait au XVIe si&#232;cle la maison d'un marchand drapier, Philippe de Gastine, qui ayant &#233;pous&#233; la foi protestante, proc&#233;dait au culte secr&#232;tement chez lui. D&#233;nonc&#233;, il fut, avec deux membres de sa famille, ex&#233;cut&#233; en place de Gr&#232;ve. Sa maison fut ras&#233;e et interdiction fut faite de construire sur son emplacement. Celui-ci ne fut effectivement jamais reb&#226;ti. Aujourd'hui, il est marqu&#233; par l'existence du carrefour de la Croix Gastine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mat&#233;riaux de sa demeure servirent &#224; &#233;riger une pyramide surmont&#233;e d'une croix expiatoire &#224; son emplacement. En 1570, suite &#224; l'amnistie de la Paix de Saint-Germain, les h&#233;ritiers Gastine demand&#232;rent au roi l'enl&#232;vement de la croix diffamatoire. A deux reprises, Charles IX en fit effectivement la demande mais le pr&#233;v&#244;t de Paris gagna du temps, craignant des r&#233;actions violentes dans un climat religieux gu&#232;re apais&#233;. Le roi ordonna alors que la croix f&#251;t d&#233;plac&#233;e dans le cimeti&#232;re voisin. Son d&#233;placement donna effectivement lieu &#224; un soul&#232;vement populaire. C'est plus tard que le pr&#233;v&#244;t parvint nuitamment &#224; d&#233;m&#233;nager l'encombrante croix Gastine. Ce soul&#232;vement ne fut qu'un pr&#233;lude &#224; la Saint-Barthel&#233;my : une l&#233;gende raconte que le lendemain de la sanglante tuerie, une aub&#233;pine dess&#233;ch&#233;e se mit &#224; refleurir dans le cimeti&#232;re et donna lieu &#224; des miracles, preuve pour les catholiques que cette action brutale &#233;tait cautionn&#233;e par Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, cette p&#233;riode trouble fut souvent l'occasion d'&#233;pisodes violents dont le cimeti&#232;re fut le t&#233;moin. Ainsi, en 1535, un mercier accus&#233; d'avoir vendu des livres &#034;h&#233;r&#233;tiques&#034; import&#233;s d'Allemagne, fut br&#251;l&#233; vif au cimeti&#232;re apr&#232;s avoir eu la langue arrach&#233;e. On raconte &#233;galement que durant le si&#232;ge de la ville par Henri de Navarre en 1590 (le futur Henri IV), les Parisiens affam&#233;s, apr&#232;s avoir mang&#233; tous les rats du cimeti&#232;re, d&#233;terr&#232;rent les cadavres pour faire de la farine de leurs ossements !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1265 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L200xH348/croix_gastinepetit-e7bf7.jpg?1761395559' width='200' height='348' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Croix de Gastine
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1272 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L267xH200/henri4_2_petit-1b445.jpg?1761395559' width='267' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La rue de la Ferronnerie bordant le cimeti&#232;re fut justement le lieu o&#249; Henri IV fut assassin&#233; le 14 mai 1610. La rue, bien plus &#233;troite que de nos jours, &#233;tait encore r&#233;tr&#233;cie par les &#233;choppes qui avaient fleuri le long du charnier des Ling&#232;res. C'est la raison pour laquelle le carrosse royal dut s'arr&#234;ter, face aux encombrements, donnant la possibilit&#233; &#224; Ravaillac de poignarder le roi devant le n&#176;6, face &#224; une boutique dont l'enseigne figurait un pr&#233;monitoire coeur couronn&#233; perc&#233; d'une fl&#232;che. Aujourd'hui, un bar s'intitule toujours &lt;i&gt;au Coeur couronn&#233;&lt;/i&gt;. Le lieu de l'assassinat est figur&#233; sur le sol par des armoiries et la date fatidique du 14 mai 1610, ainsi que par une plaque pos&#233;e sur le mur de l'immeuble qui rempla&#231;a en 1669 le charnier des Ling&#232;res (voir plus loin).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1273 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L200xH267/henri4_3_petit-f76a8.jpg?1761395559' width='200' height='267' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Marquage au sol du lieu de l'assassinat.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1271 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L267xH200/henri4_1_petit-6be43.jpg?1761395559' width='267' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Coeur couronn&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Presque 4 si&#232;cles apr&#232;s l'assassinat du roi, un caf&#233; perp&#233;tue &#224; sa mani&#232;re le souvenir de l'&#233;v&#232;nement.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les transformations du cimeti&#232;re au XVIIe si&#232;cle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le XVIIe si&#232;cle ne marque pas de transformations notables du cimeti&#232;re. En revanche, le quartier subit une profonde m&#233;tamorphose : situ&#233; au coeur de Paris, &#224; l'intersection de deux voies principales (rue Saint-Denis et rue Saint-Honor&#233;, dont la rue de la Ferronnerie est une prolongation), proche des Halles qui ne cessent de cro&#238;tre, il attire une nouvelle bourgeoisie enrichie qui vient y loger, rempla&#231;ant progressivement les maisons m&#233;di&#233;vales par des demeures Renaissances puis classiques, dont la plupart subsiste toujours autour de l'actuel square, sous des habillements modernes &#233;videmment. L'activit&#233; commerciale -l&#233;gale ou non- dans le cimeti&#232;re s'amplifie, en particulier celui des &#233;crivains publics dont les Innocents sont le terrain d'&#233;lection.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1268 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L200xH267/ferronerie_2_petit-baac4.jpg?1761395559' width='200' height='267' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'immeuble de 1669 : aspect actuel vu de la rue de la Ferronnerie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au premier plan, le caf&#233;. On distingue les 4 arcades qui permettent de rejoindre le square des Innocents.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;59 ans apr&#232;s l'assassinat d'Henri IV, en 1669, le projet d'&#233;largir la rue de la Ferronnerie au d&#233;triment du cimeti&#232;re fut finalement men&#233; &#224; bien : le charnier des Ling&#232;res fut d&#233;truit (et avec lui la magnifique danse macabre). Les ossements qu'il contenait furent transport&#233;s dans un d&#233;positoire de la rue du Faubourg Montmartre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;situ&#233; au niveau de l'actuelle place Kossuth&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. A sa place, le chapitre de Saint-Germain-l'Auxerrois fit &#233;difier un immeuble en pierres de taille qui devint pour longtemps la plus grande maison de Paris, avec ses 120m de long et 10 de large formant &#034;&lt;i&gt;douze corps de logis double plus un demi &#224; chaque extr&#233;mit&#233;&lt;/i&gt;&#034;. Le rez-de-chauss&#233;e de cette maison &#233;tait divis&#233; en deux parties, dans le sens de la longueur, par un &#233;troit corridor int&#233;rieur d'1m30 appel&#233; &lt;i&gt;passage du Charnier des Innocents&lt;/i&gt;. Il s&#233;parait les boutiques ouvrant sur la rue de la Ferronnerie d'une suite d'arcades vo&#251;t&#233;es, formant une galerie, donnant sur le cimeti&#232;re des Innocents. Ce couloir obscur ne recevait de la lumi&#232;re que par ses deux extr&#233;mit&#233;s rue Saint-Denis et rue de la Lingerie, et par ses ouvertures sur le grand passage reliant, sous la maison, la rue de la Ferronnerie et le cimeti&#232;re. Il &#233;tait la nuit ferm&#233; par des grilles. Un nouveau charnier fut am&#233;nag&#233; entre les vo&#251;tes des arcades du rez-de-chauss&#233;e et les entresols de la maison : les locataires de l'immeuble vivaient donc au dessus des amoncellements d'ossements, visibles de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1267 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L267xH200/ferronerie_1_petit-662d6.jpg?1761395559' width='267' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rue de la Ferronnerie : largeur actuelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le pavage s&#233;parant la fa&#231;ade gauche du caniveau central constitue vraisemblablement la largeur de la rue &#224; l'&#233;poque d'Henri IV.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les normes hygi&#233;nistes du XVIIIe si&#232;cle : la fermeture du cimeti&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'apparition des nouvelles normes d'hygi&#232;ne et de salubrit&#233; publique, issues de la philosophie des Lumi&#232;res et de la modernisation de l'Europe, posa la question du maintien des cimeti&#232;res dans l'enceinte d&#233;sormais engorg&#233;e des villes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1294 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/IMG/bmp/Innocents_1750petit.bmp?1756717452' width='300' height='498' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;le cimeti&#232;re en 1750 (gravure de Fedor Hoffbauer)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Deux si&#232;cles plus tard, le cimeti&#232;re n'a pas fondamentalement chang&#233; et on retrouve les principaux &#233;difices vus en 1550. A ceux-ci s'ajoute, effil&#233;e au fond &#224; droite, la croix de Gastine. On remarque en revanche une nette modification du b&#226;ti environnant. Sur la droite, le charnier aux Ling&#232;res a fait place au grand immeuble de 1669, r&#233;tr&#233;cissant sensiblement le cimeti&#232;re.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des plaintes s'&#233;taient &#233;lev&#233;es depuis le XVIIe si&#232;cle sur l'insalubrit&#233; des Innocents. Elles ne provenaient que rarement des habitants, peu soucieux d'attirer l'attention du chapitre de Saint-Germain sur eux et de se voir contraint de quitter les lieux. En outre, eux m&#234;mes contribuaient &#224; l'insalubrit&#233; des lieux, jetant directement par les fen&#234;tres leurs ordures et leurs pots d'aisance.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1297 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L183xH213/intro_katakomben2_01-14d76.jpg?1761395559' width='183' height='213' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un arr&#234;t du Parlement de 1765 pr&#233;conisa le transfert des cimeti&#232;res &#224; l'ext&#233;rieur des villes et la fermeture des anciennes n&#233;cropoles intra-muros. Pourtant, le poids des traditions, le co&#251;t &#233;lev&#233; prescrit et l'obligation pour les fabriques des &#233;glises d'acheter des terrains souvent lointains constitu&#232;rent autant de freins &#224; cette nouvelle l&#233;gislation. Un incident changea la donne en 1780 : une des fosses du cimeti&#232;re s'&#233;boula dans les deux &#233;tages de caves d'une maison de la rue de la Lingerie, les emplissant de plusieurs cadavres en d&#233;composition &#224; l'odeur m&#233;phitique. Le cimeti&#232;re fut provisoirement ferm&#233; par un arr&#234;t du premier d&#233;cembre 1780. Un arr&#234;t du Conseil d'Etat de 1785 pronon&#231;a sa suppression d&#233;finitive. En 1786, les ossements furent, de nuit, d&#233;blay&#233;s des fosses et amen&#233;s dans les futures Catacombes cr&#233;&#233;es pour l'occasion. L'exhumation se fit &#224; une profondeur d'1m60, ce qui permet d'assurer que de nombreux corps subsistent encore sous la chauss&#233;e de l'actuel square. On consid&#232;re que depuis son ouverture, quelques deux millions de Parisiens y avaient &#233;t&#233; inhum&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19079 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L180xH419/cachan_010-db546.jpg?1761395559' width='180' height='419' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tous les monuments fun&#233;raires pr&#233;sent&#233;s ci-dessus disparurent &#233;videmment &#224; l'occasion de ce d&#233;blaiement... sauf un !!! Dat&#233; du XVIe si&#232;cle, un ob&#233;lisque &#233;tait situ&#233; sur la tombe d'un bourgeois parisien, Nicolas Hennequin, d&#233;c&#233;d&#233; en 1556 et inhum&#233; avec son &#233;pouse. Ce monument se composait d'une partie haute en forme d'ob&#233;lisque supportant une croix et d'un soubassement sculpt&#233; de niches. A l'origine, il &#233;tait orn&#233; de quatre statues de bronze attribu&#233;es &#224; Jean Goujon repr&#233;sentant les quatre &#233;vang&#233;listes ou les quatre vertus cardinales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque tous les &#233;l&#233;ments du cimeti&#232;re furent d&#233;molis, cet ob&#233;lisque fut r&#233;cup&#233;r&#233; par la princesse de Monaco pour &#234;tre plac&#233; dans le parc de son ch&#226;teau, &#224; Betz, dans l'Oise. Elle avait acquis ce domaine en 1780 pour abriter ces amours avec le prince de Cond&#233;, et y avait fait &#233;difier un parc &#224; fabriques, bien dans la mode de l'&#233;poque. La pi&#232;ce ma&#238;tresse en &#233;tait la &#034;vall&#233;e des tombeaux&#034;, esplanade allong&#233;e bord&#233;e de cypr&#232;s et d&#233;cor&#233;e de faux tombeaux gothiques. L'ob&#233;lisque des Innocents, seule pi&#232;ce authentique, devint donc une des fabriques de ce parc. Le ch&#226;teau fut vendu pendant la R&#233;volution, puis d&#233;truit en 1817. Le lieu fut occup&#233; par les Allemands en 1914 et en 1940 : l'ob&#233;lisque n'en sortit pas indemne et perdit sa pointe. La propri&#233;t&#233; fut achet&#233; par le roi du Maroc Hassan II : elle appartient toujours &#224; la famille et Mohammed VI s'y rend r&#233;guli&#232;rement. Contre vents et mar&#233;es, le vieil ob&#233;lisque des Innocents &#224; surv&#233;cu &#224; tous les bouleversements et s'y dresse toujours !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier chapitre de ce lieu en tant que cimeti&#232;re : on ordonna la destruction de l'&#233;glise des Saints-Innocents en novembre 1786. Ainsi disparurent les deux derniers charniers, le Vieux charnier et celui des Ling&#232;res. Le grand espace reconquis, dans un quartier justement marqu&#233; par l'engorgement, fut naturellement affect&#233; &#224; la fonction commerciale, et un march&#233; s'y installa.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1284 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L412xH250/saints_innocents_1787petit-e7882.jpg?1761395559' width='412' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Destruction de l'&#233;glise en 1787&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1290 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L431xH250/sorre_jean_nicolas_1787petit-c1b39.jpg?1761395559' width='431' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les Innocents en 1787 - Jean-nicolas Sorre.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La vue est atypique et int&#233;ressante : l'&#233;glise a &#233;t&#233; d&#233;truite mais on aper&#231;oit au premier plan la fontaine d'angle qui n'a pas encore &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;e. L'immeuble de 1669 et le d&#233;bouch&#233; de la rue de la Ferronnerie se remarquent au second plan.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1296 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L400xH300/a_274-4b8a1.jpg?1761395559' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La m&#234;me vue aujourd'hui&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'immeuble de 1669 et la rue de la Ferronnerie sont toujours l&#224;.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LES INNOCENTS DE 1786 A NOS JOURS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le cimeti&#232;re des Innocents fut donc remplac&#233; par un march&#233; aux herbes et aux l&#233;gumes. Durant le Premier empire fut cr&#233;&#233; sous l'immeuble de 1669 le passage &#224; deux arcades qui permet de rejoindre l'intersection des rues de la Ferronnerie et Sainte-Opportune, et qui existe toujours. Deux autres arcades furent ult&#233;rieurement perc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1279 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L367xH250/passage_ferronerie_2petit-561fe.jpg?1761395559' width='367' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le passage square-rue de la Ferronnerie - d&#233;but XXe si&#232;cle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Deux arcades uniquement. La vue porte vers Sainte-Opportune.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1280 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L333xH250/passagepetit-47ed5.jpg?1761395559' width='333' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le passage square-rue de la Ferronnerie - vue actuelle&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1282 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L258xH250/PORCHE2_PETIT-01a8c.jpg?1761395559' width='258' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le porche reliant le square &#224; la rue de la Ferronnerie : ann&#233;es 60&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les quatre arcades sont pr&#233;sentes, mais celles des extr&#233;mit&#233;s ne sont pas d&#233;gag&#233;es et occup&#233;es par des boutiques.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1281 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L250xH333/PORCHE1PETIT-d421b.jpg?1761395560' width='250' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le porche reliant le square &#224; la rue de la Ferronnerie : vue actuelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les quatre arcades sont bien d&#233;gag&#233;es.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1262 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L200xH267/a_256petit-d27ff.jpg?1761395560' width='200' height='267' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avec la destruction de l'&#233;glise se posa la question de la fontaine de Goujon, &#233;tablie sur ses flancs en 1549. Elle fut sauv&#233;e in-extremis gr&#226;ce &#224; l'intervention de l'architecte Quatrem&#232;re de Quincy. Loggia d'angle &#224; trois cot&#233;s &#224; l'origine, elle fut d&#233;mont&#233;e et r&#233;&#233;difi&#233;e sur plan carr&#233; en 1787 au centre du nouveau march&#233; des Innocents, ce qui imposa l'&#233;dification d'un quatri&#232;me cot&#233;, tr&#232;s fid&#232;le au projet de Goujon, r&#233;alis&#233; par l'architecte &lt;a href='https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article2471#pajou' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Pajou&lt;/a&gt;. A l'intersection de la rue Saint-Denis et de la rue Berger, au dessus du bureau de change, une plaque reproduit la fontaine plac&#233;e au centre (il faut lever les yeux : beaucoup passent &#224; cot&#233; sans l'apercevoir). Un grand bassin carr&#233;, bord&#233; de bornes ceint de vasques pour recueillir l'eau, compl&#233;ta l'&#233;difice. L'inauguration officielle eut lieu en 1809, en pr&#233;sence de l'Empereur. A partir de 1811, des pr&#233;aux couverts remplac&#232;rent les parapluies de toile cir&#233;e rouge ou bleu qui couvraient les &#233;choppes. Les Innocents devinrent un lieu de d&#233;tente, ce dont t&#233;moignent de nombreuses gravures.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1295 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/IMG/bmp/Innocents_1850petit.bmp?1756717453' width='300' height='461' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le march&#233; en 1850 (gravure de Fedor Hoffbauer)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le cimeti&#232;re et ses charniers ont disparu, remplac&#233;s par le march&#233; aux herbes. La fontaine occupe d&#233;sormais la place centrale, dans son premier bassin carr&#233;. Les pr&#233;aux permanents permettent l'activit&#233; commerciale. Sur la droite, l'immeuble de 1669 est finalement la seule trace du cimeti&#232;re d&#233;sormais disparu.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1285 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L270xH200/SAVE0014_petit-771aa.jpg?1761395560' width='270' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; des Innocents fut le th&#233;&#226;tre, durant les journ&#233;es insurrectionnelles de 1830, de combats furieux : les victimes -une trentaine- furent inhum&#233;es sur le site, derniers ensevelis de l'ancien cimeti&#232;re. Sous le Second Empire, enti&#232;rement englob&#233;s sous un grand chapiteau, la place et la fontaine furent le th&#233;&#226;tre en 1852 et 1855 de deux grands bals auxquels assist&#232;rent Napol&#233;on III et Eug&#233;nie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux de Baltard marqu&#232;rent la derni&#232;re transformation importante du lieu. Les Halles construites &#224; partir de 1854 rendirent le march&#233; des Innocents inutile : il disparut en 1858. Le quartier entier donna lieu &#224; d'immenses bouleversements. La superficie de l'ancien cimeti&#232;re (qui &#233;tait &#233;galement celle du march&#233;) fut consid&#233;rablement r&#233;duite pour laisser la place aux armatures m&#233;talliques. Gabriel Davioud am&#233;nagea donc l'actuel square, quatre fois plus petit que le cimeti&#232;re. Il y planta des arbres et y d&#233;coupa des pelouses en croissant. La fontaine fut une troisi&#232;me et derni&#232;re fois d&#233;plac&#233;e pour prendre sa place actuelle, au centre de ce nouvel espace. Il la pla&#231;a dans un bassin d&#233;sormais circulaire, en construisant un soubassement &#233;vas&#233; en pyramide avec six petites vasques de chaque c&#244;t&#233;. Le square fut clos d'une grille, telle qu'elle appara&#238;t sur les photos anciennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La fontaine occupe sa position centrale depuis les travaux de Davioud de 1858. La destruction de l'&#233;glise et du petit charnier ouvre la perspective sur la rue Saint-Denis, dont la plupart des maisons sont assez r&#233;centes. Le dallage et les arbres ont remplac&#233; les pelouses et les grilles. Sur la droite, toujours &#224; sa place bien que remani&#233;, en particulier depuis la disparition des charniers, se dresse toujours l'immeuble de 1669. Les arcades du XIXe si&#232;cle qui permettent de se rendre rue de la Ferronnerie (non visibles sur la photo) sont toujours tr&#232;s emprunt&#233;es.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1287 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L250xH324/SAVE0016petit-8bd91.jpg?1761395560' width='250' height='324' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La rue des Innocents - photo Marville&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On devine sur la droite la grille qui entoure la fontaine et ses pelouses. A l'arri&#232;re plan, dans l'immeuble, les arcades du porche.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1286 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L200xH281/SAVE0015_petit-affe5.jpg?1761395560' width='200' height='281' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;On voit les pelouses qui ont d&#233;sormais disparu.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que reste-t-il des Innocents ?&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1276 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L400xH300/Innocents_1_petit-1650a.jpg?1761395560' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;le square : &#233;tat actuel.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fontaine occupe sa position centrale depuis les travaux de Davioud de 1858. La destruction de l'&#233;glise et du petit charnier ouvre la perspective sur la rue Saint-Denis, dont la plupart des maisons sont assez r&#233;centes. Le dallage et les arbres ont remplac&#233; les pelouses et les grilles. Sur la droite, toujours &#224; sa place bien que remani&#233;, en particulier depuis la disparition des charniers, se dresse toujours l'immeuble de 1669. Les arcades du XIXe si&#232;cle qui permettent de se rendre rue de la Ferronnerie (non visibles sur la photo) sont toujours tr&#232;s emprunt&#233;es.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1973, dans le contexte bouleversant de la disparition des pavillons de Baltard&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1269 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L342xH250/fouilles_1974petit-938a9.jpg?1761395560' width='342' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;remplac&#233;s par le fameux &#034;Trou&#034; des Halles, des fouilles furent men&#233;es sur l'emplacement de l'ancien cimeti&#232;re. Outre de nombreux restes humains, des sarcophages du premier cimeti&#232;re m&#233;rovingien, on y exhuma les fondations de l'ancienne &#233;glise. Etudi&#233;s, ces fragments arch&#233;ologiques furent recouverts par l'actuel dallage qui fit perdre aux squares ses pelouses. Des arbres furent n&#233;anmoins replant&#233;s. Le sol de cette nouvelle place, appel&#233;e d&#233;sormais Joachim du Bellay, fut surelev&#233;, si bien que le bassin circulaire se trouve aujourd'hui inscrit en contrebas du quadrilat&#232;re dall&#233;, celui-l&#224; m&#234;me o&#249; se donne rendez-vous les Parisiens. Les immeubles Second-Empire qui avaient &#233;t&#233; b&#226;tis rue Pierre Lescot firent place, dans les ann&#233;es 80, &#224; un immonde b&#226;timent, v&#233;ritable verrue de la place. La rue de la Lingerie qui bordait l'ancien cimeti&#232;re n'existe plus, mais son nom est rappel&#233; par l'actuel passage des Ling&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1288 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L359xH250/SAVE0017petit-e7c3f.jpg?1761395560' width='359' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout n'a pas disparu de ces fouilles de 1973 : dans les fondations de l'ancienne &#233;glise des Innocents ont &#233;t&#233; d&#233;couverts plusieurs objets qui sont d&#233;sormais visibles dans un lieu incongru : ils sont &#034;encastr&#233;s&#034; dans l'un des lourds piliers de la station de m&#233;tro/RER de Chatelet-Les Halles. Abandonn&#233;s l&#224;, ignor&#233;s par le public, il est peu probable qu'ils survivent &#224; cet endroit apr&#232;s les travaux de r&#233;fection du quartier.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19076 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L230xH307/innocents_020-64bda.jpg?1761395560' width='230' height='307' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces objets sont :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des &#233;l&#233;ments de statues de la fin du XVe si&#232;cle, notamment une t&#234;te de pape (elle n'est h&#233;lais plus visible : son emplacement est vide),
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une t&#234;te de Vierge de la fin du XIIIe si&#232;cle,&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19075 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L200xH356/innocents_018-9fb8e.jpg?1761395560' width='200' height='356' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un bassin &#224; d&#233;versoirs sculpt&#233;s qui devait &#234;tre celui de la fontaine des Innocents ant&#233;rieure &#224; celle de Jean Goujon,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une cl&#233; de vo&#251;te aux armes de la famille Sanguin, qui donna un pr&#233;vot des marchands &#224; Paris au XVe si&#232;cle (l'emplacement d&#233;volu est vide !),
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; plusieurs flammules, vases peints de petites bandes rouge&#226;tres irr&#233;guli&#232;res et perc&#233;s de trous destin&#233;s &#224; activer la combustion de l'encens br&#251;l&#233;e au cours des fun&#233;railles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19077 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L200xH239/innocents_022-9075a.jpg?1761395560' width='200' height='239' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_19078 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L200xH208/Innocents_023-eb648.jpg?1761395560' width='200' height='208' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, un peu d'imagination permet de d&#233;busquer le pass&#233; derri&#232;re les n&#233;ons des boutiques. C'est sans doute au niveau du magasin de chaussures Arcus que se voit le mieux l'ancienne structure du second charnier bordant la rue de la Ferronnerie. Les arcades sont toujours pr&#233;sentes, ainsi que leurs crois&#233;es &#224; l'int&#233;rieur. On aper&#231;oit m&#234;me sur le mur, &#224; cause de la diff&#233;rence des pierres, l'ancienne structure du corridor &#233;troit qui reliait les deux extr&#233;mit&#233;s de l'immeuble.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1261 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L333xH250/a_249petit-b64b6.jpg?1761395560' width='333' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1260 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L250xH333/a_247petit-f7fd7.jpg?1761395560' width='250' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;dont on retrouva une vasque d&#233;cor&#233;e lors des fouilles de 1974&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;situ&#233; au niveau de l'actuelle place Kossuth&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Couvent de la Visitation Sainte-Marie de Chaillot (disparu)</title>
		<link>https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article2697</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article2697</guid>
		<dc:date>2010-01-01T12:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Voir ici&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique105" rel="directory"&gt;Cimeti&#232;res et autres lieux d'inhumation parisiens disparus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voir &lt;a href='https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article2642#chaillot' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Couvent des B&#233;n&#233;dictins anglais (disparu)</title>
		<link>https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article2696</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article2696</guid>
		<dc:date>2010-01-01T12:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Voir ici&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique105" rel="directory"&gt;Cimeti&#232;res et autres lieux d'inhumation parisiens disparus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voir &lt;a href='https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article2642#benedictins' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Eglise SAINT-HONOR&#201; (disparue)</title>
		<link>https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1888</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1888</guid>
		<dc:date>2009-03-08T14:03:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une chapelle d&#233;di&#233;e &#224; Saint-Honor&#233; fut construite en 1204 entre les rues Croix-des-Petits-Champs et des Bons-Enfants. Devenue coll&#233;giale, elle fut agrandie en 1579, vendue en 1792 et d&#233;molie peu apr&#232;s. Elle se trouvait situ&#233;e au nord de la rue Saint-Honor&#233;, en retrait d'elle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette &#233;glise furent inhum&#233;s : Le cardinal Guillaume DUBOIS (1656-1723), qui fut principal ministre de l'&#201;tat sous la R&#233;gence de Philippe d'Orl&#233;ans. Il orienta la France vers l'alliance britannique et s'effor&#231;a (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique105" rel="directory"&gt;Cimeti&#232;res et autres lieux d'inhumation parisiens disparus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10207 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L300xH400/st_honore-9ee9e.jpg?1761465730' width='300' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une chapelle d&#233;di&#233;e &#224; Saint-Honor&#233; fut construite en 1204 entre les rues Croix-des-Petits-Champs et des Bons-Enfants. Devenue coll&#233;giale, elle fut agrandie en 1579, vendue en 1792 et d&#233;molie peu apr&#232;s. Elle se trouvait situ&#233;e au nord de la rue Saint-Honor&#233;, en retrait d'elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette &#233;glise furent inhum&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le cardinal &lt;strong&gt;Guillaume DUBOIS&lt;/strong&gt; (1656-1723), qui fut principal&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10055 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L130xH180/dubois_a_st_honore-b51e1.jpg?1761465730' width='130' height='180' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;ministre de l'&#201;tat sous la R&#233;gence de Philippe d'Orl&#233;ans. Il orienta la France vers l'alliance britannique et s'effor&#231;a de maintenir la paix n&#233;cessaire au maintien de la stabilit&#233; de l'&#233;conomie fran&#231;aise, bien malmen&#233;e par la longue guerre de succession d'Espagne qui venait &#224; peine de se terminer. Son ascension fut parachev&#233;e par l'obtention du poste de principal ministre, que &lt;a href='https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article3097' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Mazarin&lt;/a&gt; avait &#233;t&#233; le dernier &#224; obtenir, l'entr&#233;e &#224; l'Acad&#233;mie fran&#231;aise puis la pr&#233;sidence de l'assembl&#233;e du clerg&#233;. On lui pr&#234;ta une vie dissip&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inhum&#233; dans cette &#233;glise, un magnifique mausol&#233;e fut &#233;rig&#233;e par Coustou. Le caveau dans lequel il avait &#233;t&#233; plac&#233; servit un temps de fosse d'aisance (!) &#224; une maison de tol&#233;rance install&#233;e &#224; la place de l'&#233;glise. Ce qui reste de son mausol&#233;e se trouve d&#233;sormais en &lt;a href=&#034;#269dubois&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;l'&#233;glise Saint-Roch&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Hubert-Fran&#231;ois BOURGUIGNON GRAVELOT&lt;/strong&gt; (1699-1773) :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10054 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/IMG/bmp/bourguignon_gravelot_st_honore.bmp?1756717436' width='159' height='130' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;illustrateur, graveur, dessinateur et peintre fran&#231;ais, il acquit une grande r&#233;putation tant en France qu'en Angleterre. Il illustra les oeuvres de Shakespeare, Racine, &lt;a href='https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1305' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Voltaire&lt;/a&gt;... Ancien &#233;l&#232;ve de Boucher, il devint un des professeurs de &lt;a href='https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article478' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Gainsborough&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Source principale : HILLAIRET Jacques, &lt;i&gt;Les 200 cimeti&#195;&#168;res du vieux Paris&lt;/i&gt;, &#195;&#169;ditions de Minuit, 1958.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Eglise SAINT-THOMAS-DU-LOUVRE (disparue)</title>
		<link>https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1887</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1887</guid>
		<dc:date>2009-03-08T13:07:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;glise coll&#233;giale et paroissiale Saint-Thomas-du-Louvre avait &#233;t&#233; fond&#233;e vers 1180. Effondr&#233;e en partie en 1739, elle fut reconstruite en 1744 et fusionn&#233;e avec sa voisine, l'&#233;glise Saint-Nicolas-du-Louvre, sous le nom de Saint-Louis-du-Louvre. Devenue temple protestant en 1801, elle fut d&#233;molie en 1811, sauf certaines parties qui disparurent en 1850. La partie occidentale du pavillon Denon recouvre son emplacement. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans cette &#233;glise que furent inhum&#233;s : Le sculpteur et orf&#232;vre (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique105" rel="directory"&gt;Cimeti&#232;res et autres lieux d'inhumation parisiens disparus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10208 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L300xH400/st_thomas-c029d.jpg?1761367571' width='300' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;glise coll&#233;giale et paroissiale Saint-Thomas-du-Louvre avait &#233;t&#233; fond&#233;e vers 1180. Effondr&#233;e en partie en 1739, elle fut reconstruite en 1744 et fusionn&#233;e avec sa voisine, l'&#233;glise Saint-Nicolas-du-Louvre, sous le nom de Saint-Louis-du-Louvre. Devenue temple protestant en 1801, elle fut d&#233;molie en 1811, sauf certaines parties qui disparurent en 1850. La partie occidentale du pavillon Denon recouvre son emplacement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cette &#233;glise que furent inhum&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le sculpteur et orf&#232;vre &lt;strong&gt;Thomas GERMAIN&lt;/strong&gt; (1673-1748), qui r&#233;alisa des services de table et travailla pour plusieurs souverains &#233;trangers, notamment de Russie et du Portugal. Il fut le premier &#224; s'orienter vers le n&#233;o-classique et r&#233;aliser des bronzes d'ameublement. C'est lui qui fit construire en 1738 l'&#233;glise Saint-Louis-du-Louvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le cardinal &lt;strong&gt;Andr&#233; Hercule de FLEURY&lt;/strong&gt; (1653-1743) : nomm&#233; r&#233;gent&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10053 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L130xH162/fleury_st_thomas_du_louvre-58f7e.jpg?1761367571' width='130' height='162' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;du royaume et pr&#233;cepteur du jeune Louis XV en 1716 par le duc d'Orl&#233;ans, il fut &#034;de facto&#034; premier ministre entre1726 et sa mort. Il r&#233;tablit le budget de l'&#201;tat, stabilisa la monnaie, reprit la politique de Colbert et pacifia dans la mesure du possible le probl&#232;me jans&#233;niste. En revanche, il ne parvint pas &#224; entraver la mont&#233;e de l'opposition parlementaire. Sa politique ext&#233;rieure fut marqu&#233;e par une recherche de la paix et de la stabilit&#233; europ&#233;enne. Entra&#238;n&#233; par le roi dans la guerre de Succession de Pologne, il la conclut rapidement par le trait&#233; de Vienne de 1738 qui apporta &#224; terme la Lorraine et le Barrois &#224; la France. Il &#233;tait membre de l'Acad&#233;mie fran&#231;aise, de l'Acad&#233;mie des sciences et de l'Acad&#233;mie des inscriptions et belles-lettres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le Louvre conserve trois t&#233;moignages du mausol&#233;e de Fleury :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la premi&#232;re maquette du mausol&#233;e pr&#233;vu en l'&#233;glise Saint-Louis du Louvre et command&#233;e le 9 f&#233;vrier 1743 par Philibert Orry, directeur g&#233;n&#233;ral des B&#226;timents du roi. Bouchardon s'est inspir&#233; du Mausol&#233;e de &lt;a href='https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article3097' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Mazarin&lt;/a&gt; &#233;rig&#233; par Coysevox dans la chapelle des Quatre-Nations. Le sculpteur dut modifier son oeuvre &#224; la demande de Louis XV.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10050 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/IMG/bmp/fleury_insecula_1er_projet_de_girardon.bmp?1756717447' width='307' height='230' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Un fragment de la seconde maquette par Bouchardon. Cette fois-ci, le groupe qui a subsist&#233; est inspir&#233; du Mausol&#233;e de &lt;a href='https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article3093#richelieu' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Richelieu&lt;/a&gt; construit par Girardon dans l'&#233;glise de la Sorbonne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10051 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/IMG/bmp/fleury_insecula_2nd_projet_de_girardon.bmp?1756717447' width='230' height='312' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'ex&#233;cution du mausol&#233;e fut finalement confi&#233;e &#224; Lemoyne. Un dessin de petit format le reproduit. Il est &#224; noter que ce monument fut s&#233;v&#233;rement jug&#233; par les contemporains.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10052 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L230xH351/fleury_par_lemoyne-e9a91.jpg?1761367571' width='230' height='351' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Source principale : HILLAIRET Jacques, &lt;i&gt;Les 200 cimeti&#195;&#168;res du vieux Paris&lt;/i&gt;, &#195;&#169;ditions de Minuit, 1958.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les illustrations proviennent du site insecula.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Eglise SAINTE-MARINE (disparue)</title>
		<link>https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1886</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1886</guid>
		<dc:date>2009-03-08T11:02:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cette &#233;glise, consacr&#233;e &#224; la Vierge des bateliers par les nautes du XIe si&#232;cle, &#233;tait la paroisse du palais &#233;piscopal. C'&#233;tait la plus petite paroisse de Paris. Ferm&#233;e &#224; la R&#233;volution, devenue atelier d'une raffinerie de sucre, magasin de teinture puis atelier de menuiserie, elle fut d&#233;molie en 1866. Elle se trouvait situ&#233;e dans le cul-de-sac Sainte-Marine, lequel serait de nos jours perpendiculaire &#224; la rue d'Arcole qui l'a absorb&#233;e. Le n&#176;15 de cette rue recouvre l'emplacement de cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique105" rel="directory"&gt;Cimeti&#232;res et autres lieux d'inhumation parisiens disparus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10209 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L300xH400/ste_marine-1b5af.jpg?1761385759' width='300' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;glise, consacr&#233;e &#224; la Vierge des bateliers par les nautes du XIe si&#232;cle, &#233;tait la paroisse du palais &#233;piscopal. C'&#233;tait la plus petite paroisse de Paris. Ferm&#233;e &#224; la R&#233;volution, devenue atelier d'une raffinerie de sucre, magasin de teinture puis atelier de menuiserie, elle fut d&#233;molie en 1866. Elle se trouvait situ&#233;e dans le cul-de-sac Sainte-Marine, lequel serait de nos jours perpendiculaire &#224; la rue d'Arcole qui l'a absorb&#233;e. Le n&#176;15 de cette rue recouvre l'emplacement de cette petite &#233;glise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ici qu'avait &#233;t&#233; inhum&#233; le pr&#233;vot des marchands de 1604 &#224; 1606 &lt;strong&gt;Fran&#231;ois Miron&lt;/strong&gt; (+1609), qu'avait tent&#233; d'empoisonner son &#233;pouse. On retrouva sa s&#233;pulture lors de la destruction de l'&#233;glise : son corps fut mis dans un cercueil en plomb et transf&#233;r&#233; &#224; Notre-Dame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une rue actuelle de Paris porte son nom : elle prend naissance &#224; l'&#233;glise Saint-Gervais-Saint-Protais. Elle est connue des touristes pour les deux maisons &#224; pignons qu'elle poss&#232;de encore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Source principale : HILLAIRET Jacques, &lt;i&gt;Les 200 cimeti&#195;&#168;res du vieux Paris&lt;/i&gt;, &#195;&#169;ditions de Minuit, 1958.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Eglise SAINT-CHRISTOPHE (disparue)</title>
		<link>https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1885</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1885</guid>
		<dc:date>2009-03-08T10:53:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il existait pr&#232;s de Notre-Dame avant la construction de l'ancien H&#244;tel-Dieu un b&#226;timent qui avait servit, entre le VIIe et le IXe si&#232;cle, de monast&#232;re de filles puis de refuge aux indigents : c'&#233;tait l'h&#244;ptal Saint-Christophe, auquel attenait une chapelle du m&#234;me nom. &lt;br class='autobr' /&gt;
Celle-ci fut remplac&#233;e, au cours du IXe si&#232;cle, lors de la construction de l'H&#244;tel-Dieu, par une &#233;glise que l'on &#233;difia au nord du parvis. Transform&#233;e en paroisse au XIIe si&#232;cle, reconstruite en 1494, cette &#233;glise fut d&#233;molie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique105" rel="directory"&gt;Cimeti&#232;res et autres lieux d'inhumation parisiens disparus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10210 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L300xH400/st_christophe-76a2d.jpg?1761436589' width='300' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il existait pr&#232;s de Notre-Dame avant la construction de l'ancien H&#244;tel-Dieu un b&#226;timent qui avait servit, entre le VIIe et le IXe si&#232;cle, de monast&#232;re de filles puis de refuge aux indigents : c'&#233;tait l'h&#244;ptal Saint-Christophe, auquel attenait une chapelle du m&#234;me nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle-ci fut remplac&#233;e, au cours du IXe si&#232;cle, lors de la construction de l'H&#244;tel-Dieu, par une &#233;glise que l'on &#233;difia au nord du parvis. Transform&#233;e en paroisse au XIIe si&#232;cle, reconstruite en 1494, cette &#233;glise fut d&#233;molie en 1747 pour permettre la construction de l'hospice des Enfants trouv&#233;s. De nos jours, elle serait situ&#233;e sur le trottoir de la fa&#231;ade de l'H&#244;tel-Dieu bordant le parvis, un peu &#224; droite de l'entr&#233;e de cet h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cette &#233;glise qu'avait &#233;t&#233; inhum&#233; le pr&#233;sident du Parlement &lt;strong&gt;Jean Le Maistre&lt;/strong&gt; (+1596), qui contribua &#224; la soumission de Paris &#224; henri IV.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Source principale : HILLAIRET Jacques, &lt;i&gt;Les 200 cimeti&#195;&#168;res du vieux Paris&lt;/i&gt;, &#195;&#169;ditions de Minuit, 1958.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Eglise SAINTE-OPPORTUNE (disparue)</title>
		<link>https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1884</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1884</guid>
		<dc:date>2009-03-08T10:44:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;glise Sainte-Opportune avait remplac&#233; vers 850 un chapelle &#233;difi&#233;e &#224; l'or&#233;e d'un bois situ&#233;e au nord du Paris d'alors et appel&#233;e l'ermitage de Notre-Dame-des-bois-Lez-Paris. Elle fut construite tout contre cette chapelle qu'elle annexa. Louis II le B&#232;gue l'enrichit. Elle abritait la chasse dor&#233;e contenant les reliques de Sainte-Opportune, morte en Normandie au VIIIe si&#232;cle. Elle fut ferm&#233;e &#224; la R&#233;volution et d&#233;truite peu apr&#232;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette &#233;glise s'&#233;tendrait de nos jours depuis le d&#233;bouch&#233; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique105" rel="directory"&gt;Cimeti&#232;res et autres lieux d'inhumation parisiens disparus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10211 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L400xH300/ste_opportune-343d8.jpg?1761378275' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;glise Sainte-Opportune avait remplac&#233; vers 850 un chapelle &#233;difi&#233;e &#224; l'or&#233;e d'un bois situ&#233;e au nord du Paris d'alors et appel&#233;e l'ermitage de Notre-Dame-des-bois-Lez-Paris. Elle fut construite tout contre cette chapelle qu'elle annexa. Louis II le B&#232;gue l'enrichit. Elle abritait la chasse dor&#233;e contenant les reliques de Sainte-Opportune, morte en Normandie au VIIIe si&#232;cle. Elle fut ferm&#233;e &#224; la R&#233;volution et d&#233;truite peu apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;glise s'&#233;tendrait de nos jours depuis le d&#233;bouch&#233; de la rue Courtalon sur la place Sainte-Opportune jusqu'&#224; la rue du m&#234;me nom. Cette &#233;glise avait &#233;t&#233; le si&#232;ge des confr&#233;ries de brodeurs, des chapeliers et des potiers d'&#233;tain : il est probable que nombre d'entre-eux y aient &#233;t&#233; inhum&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'y recense aucune s&#233;pulture de c&#233;l&#233;brit&#233; notable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Source principale : HILLAIRET Jacques, &lt;i&gt;Les 200 cimeti&#195;&#168;res du vieux Paris&lt;/i&gt;, &#195;&#169;ditions de Minuit, 1958.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Eglise et cimeti&#232;re SAINT-MARCEL (disparus)</title>
		<link>https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1883</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article1883</guid>
		<dc:date>2009-03-08T00:45:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La plus importante des n&#233;cropoles chr&#233;tiennes de Paris se trouvait situ&#233;es de part et d'autre de l'endroit o&#249; la grande voix romaine, conduisant de Lut&#232;ce vers Lyon et l'Italie, traversait le coteau dominant de la rive sudde la Bi&#232;vre, soit &#224; la hauteur du carrefour form&#233; de nos jours par l'intersection de l'avenue des Gobelins et des boulevards de Port-Royal, Arago et Saint-Marcel. On retrouva dans ce secteur de tr&#232;s nombreuses tombes et sarcophages datant de l'&#233;poque m&#233;rovingienne. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique105" rel="directory"&gt;Cimeti&#232;res et autres lieux d'inhumation parisiens disparus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10212 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L400xH300/st_marcel-1b052.jpg?1761383639' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La plus importante des n&#233;cropoles chr&#233;tiennes de Paris se trouvait situ&#233;es de part et d'autre de l'endroit o&#249; la grande voix romaine, conduisant de Lut&#232;ce vers Lyon et l'Italie, traversait le coteau dominant de la rive sudde la Bi&#232;vre, soit &#224; la hauteur du carrefour form&#233; de nos jours par l'intersection de l'avenue des Gobelins et des boulevards de Port-Royal, Arago et Saint-Marcel. On retrouva dans ce secteur de tr&#232;s nombreuses tombes et sarcophages datant de l'&#233;poque m&#233;rovingienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Saint-Marcel&lt;/strong&gt;, neuvi&#232;me &#233;v&#234;que de Paris (+ca436) fut inhum&#233; dans ce cimeti&#232;re. L'oratoire &#233;lev&#233; au-dessus de sa tombe devint un lieu de p&#232;lerinage qui donna naissance au petit bourg de Saint-Marcel. On y &#233;leva au VIe si&#232;cle une chapelle qui fut reb&#226;tie &#224; la fin du Xe si&#232;cle, et qui devint coll&#233;giale en 1158. Elle fut d&#233;molie en 1806.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;glise &#233;tait situ&#233;e avec ses d&#233;pendances &#224; l'int&#233;rieur du quadrilat&#232;re form&#233; par le boulevard Saint-Marcel, la rue Michel-Peter, la rue de la Reine Blanche et l'avenue des Gobelins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; l'int&#233;rieur de cette &#233;glise que fut inhum&#233; le th&#233;ologien d'origine italienne &lt;strong&gt;Pierre LOMBARD&lt;/strong&gt; (1100-1160). Il fut un enseignant renomm&#233; et &#233;galement le 72&#232;me &#233;v&#234;que de Paris. Son &#233;pitaphe et tombeau furent d&#233;truits sous la R&#233;volution. L'&#233;pitaphe mentionnait sa gloire comme auteur des Quatre Livres de Sentences et de commentaires sur les Psaumes et les &#233;p&#238;tres de Paul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'actuelle &#233;glise Saint-Marcel, &#233;difi&#233;e au 82 boulevard de l'H&#244;pital, date de la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle. Elle conserve n&#233;anmoins les reliques de Saint-Marcel contenues dans un reliquaire sous sa tribune.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Source principale : HILLAIRET Jacques, &lt;i&gt;Les 200 cimeti&#195;&#168;res du vieux Paris&lt;/i&gt;, &#195;&#169;ditions de Minuit, 1958.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>cimeti&#232;re des ERRANCIS (disparu)</title>
		<link>https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article243</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article243</guid>
		<dc:date>2008-02-07T18:33:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Landru</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Source : HILLAIRET Jacques, Les 200 cimeti&#232;res du vieux Paris. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le cimeti&#232;re de la Madeleine ayant ferm&#233; le 25 mars 1794, la Commune de Paris d&#233;cida d'ouvrir un nouveau cimeti&#232;re. Elle choisit un terrain vague bordant le mur des Fermiers-G&#233;n&#233;raux aux Monceaux, correspondant &#224; un p&#233;rim&#232;tre qui s'&#233;tend aujourd'hui du carrefour des rues du Rocher et de Monceau &#224; la station du m&#233;tro Villiers. &lt;br class='autobr' /&gt;
On y inhuma les 943 personnes d&#233;capit&#233;es place de la R&#233;volution entre le 25 mars et le 09 juin 1794, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?rubrique105" rel="directory"&gt;Cimeti&#232;res et autres lieux d'inhumation parisiens disparus&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Source : &lt;strong&gt;HILLAIRET Jacques&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Les 200 cimeti&#232;res du vieux Paris&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6071 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;49&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L400xH300/Errancis_carte_1_-6c3ba.jpg?1761348580' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Source : Petit Atlas Pittoresque de Paris, 1835
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;a href='https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article242' class=&#034;spip_in&#034;&gt;cimeti&#232;re de la Madeleine&lt;/a&gt; ayant ferm&#233; le 25 mars 1794, la Commune de Paris d&#233;cida d'ouvrir un nouveau cimeti&#232;re. Elle choisit un terrain vague bordant le mur des Fermiers-G&#233;n&#233;raux aux Monceaux, correspondant &#224; un p&#233;rim&#232;tre qui s'&#233;tend aujourd'hui du carrefour des rues du Rocher et de Monceau &#224; la station du m&#233;tro Villiers.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6072 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L450xH323/Errancis_google3-2f5fe.jpg?1761348580' width='450' height='323' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;M&#195;&#170;me vue, plus de 150 ans plus tard...
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_6084 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.landrucimetieres.fr/local/cache-vignettes/L300xH225/Errancis_detail-84ef7.jpg?1761348580' width='300' height='225' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Plaque comm&#233;morative rue Monceau
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On y inhuma les 943 personnes d&#233;capit&#233;es place de la R&#233;volution entre le 25 mars et le 09 juin 1794, puis ult&#233;rieurement les 176 personnes qui le furent entre les 11 et 28 thermidor an II (juillet 1794).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les figures les plus connues de la R&#233;volution y furent donc inhum&#233;es : &lt;a href='https://www.landrucimetieres.fr/spip.php?article6776' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Danton&lt;/a&gt;, Camille Desmoulins, Lavoisier, Madame Elisabeth, Robespierre, Saint-Just pour n'en citer que quelques uns. Il continua &#224; servir sous le Directoire (on y inhuma Fouquier-Tinville et le cordonnier Simon).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ao&#251;t 1796, il fut affect&#233; aux inhumations de la population des quatre premiers arrondissements de la rive droite en remplacement du cimeti&#232;re de la rue Pigalle. Il fut finalement ferm&#233; le 23 avril 1797. Un bal (&lt;i&gt;la Chaumi&#232;re&lt;/i&gt;) s'installa en son emplacement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1817, Louis XVIII entreprit en vain des fouilles pour retrouver sa soeur. Entre 1844 et 1859, lors de la construction du boulevard de Courcelles, on transporta aux Catacombes le grand nombre de squelettes que l'on y retrouva. Il fut finalement l&#244;ti. Aujourd'hui, une simple plaque rue Monceau rappelle son souvenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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