SAINT-DOULCHARD (18) : cimetière

lundi 29 novembre 2021
par  Philippe Landru

Cimetière non traité de manière exhaustive


A Saint-Doulchard repose Aloïs STANKE (1904-1975), en religion frère Alfred, moine franciscain allemand. Infirmier militaire dans la prison du Bordiot à Bourges pendant la Seconde Guerre mondiale, il se signala par son humanité à l’égard des prisonniers et notamment des résistants. Jusqu’en 1944, il utilisa certaines caractéristiques liées à sa position pour venir en aide aux prisonniers qui y étaient incarcérés, parmi lesquels des résistants et des pilotes anglais. Non seulement il les soigna quand ils avaient été torturés, les réconforta autant qu’il put, leur fournit un complément de nourriture, mais il facilita leurs communications avec l’extérieur, leurs familles ou les organisations de résistance. Il fut aidé en cela par Georges Ruetsch, interprète à la préfecture (qui repose aussi dans ce cimetière), et Félix Desgeorges, un marchand de vin. Ainsi vint-t-il en aide au résistant Marc Toledano qui, venu prendre des nouvelles de son frère incarcéré à la prison, fut à son tour arrêté et torturé par un sous-officier allemand.

En 1966, Marc Tolédano témoigna des différents actes de bravoure d’Alfred Stanke dans son livre Le Franciscain de Bourges. Ce récit fut porté au cinéma par Claude Autant-Lara dans le film du même nom (1968), qui rendit célèbre le personnage de frère Alfred, joué par Hardy Krüger. Il mourut des suites de l’incendie qui se déclara dans la chambre qu’il occupait au couvent Ses obsèques furent célébrées à la cathédrale Saint-Étienne de Bourges. Il avait souhaité reposer en France.


Merci à Nicolas Badin pour les photos.


Commentaires

Logo de cp
SAINT-DOULCHARD (18) : cimetière
mardi 30 novembre 2021 à 12h08 - par  cp

Qui a vu le « Franciscain de Bourges », en 2021 ? Moi ! On frémit durant une séance de torture appelée « La toupie berlinoise » durant laquelle le pauvre Hardy Kruger, attaché par les mains, derrière le dos, pieds liés, est accroché avec une chaîne à une poutre au plafond, et les tortionnaires en le frappant le font tourner, tourner, tourner...
.
On remarquera que pour l’essentiel les films de Claude Autant-Lara sont désormais absent des écrans, petits et grands. Cela sans doute du fait de ses engagements ultimes. Et encore plus drôle, lors d’une émission archive de France Culture, sur Buster Keaton, on a entendu la speakerine quasiment s’excuser d’y faire entendre Autant-Lara. Pourtant, Autant-Lara est le seul français à avoir connu Keaton pour ses films dont il avait été chargé à Hollywood d’en faire des versions françaises. Il avait pénétré et séjourné dans la villa de Keaton, sur le site de la MGM, et il était totalement anglophone.
.
(Le lien vers Poissy est HS, Marc Toledano y repose, on fait confiance quand même !)

Brèves

Qui est derrière ce site ?

vendredi 14 février 2014

Pour en savoir un peu plus sur ce site et son auteur :

- Pourquoi s’intéresser aux cimetières ?
- Pourquoi un site sur les cimetières ?
- Qui est derrière ce site ?