FERRIÈRES-EN-GÂTINAIS (45) : cimetière

visité en juillet 2020
lundi 14 décembre 2020
par  Philippe Landru

Maurice PUJO (1872-1955) : fondateur d’une revue d’art, L’Art et la Vie ; L’affaire Dreyfus le jeta dans la vie politique et, en 1898, il créa avec Henri Vaugeois un Comité d’action française. L’année suivante, rencontrant Maurras, ils lancèrent à eux trois l’Action française. Dès lors, sous l’influence de Maurras, Pujo devint royaliste. Journaliste, et, à partir de 1917, rédacteur en chef du journal L’Action française, il assuma depuis 1908 la direction des Camelots du roi, destinés à l’origine à vendre le journal de l’association. En 1940, il suivit l’A.F. à Lyon. Nommé co-directeur du journal, en remplacement de Léon Daudet (1943), il continua dans ses articles à exprimer tout ensemble son anglophobie viscérale et son aversion pour l’Allemagne nazie, ce qui lui valut d’être emprisonné par la Gestapo en 1944. À la Libération il fut arrêté avec Maurras et condamné en 1945 à cinq ans de prison. Libéré, il se consacra à la renaissance du mouvement et devint un des principaux collaborateurs de l’organe de presse maurassien, Aspects de la France.

A proximité se trouve la tombe de son fils, Pierre PUJO (1929-2007), également militant royaliste, qui dirigea dans les années 60 le journal des étudiants de la Restauration nationale, AF Université, puis l’hebdomadaire Aspects de la France qui devint L’Action française hebdo en 1992. Il fut l’auteur de quelques ouvrages qui retracent l’histoire du mouvement d’Action française.

Signalons enfin, au titre de la mémoire, leur cousine, à l’engament politique tout autre : Jeanne Oddo-Deflou (1856-1940 ?). Cette militante féministe fonda le Groupe français d’études féministes, estimant que si l’objectif ultime était le suffrage des femmes, il importait d’abord de réformer les lois sous-jacentes. À partir de 1899, elle fut membre de la Ligue française pour le droit des femmes et à partir de 1901 du Suffrage des femmes à l’appui du vote des femmes. Elle fut déléguée à diverses réunions du Congrès international des femmes de Londres. Sa pensée allia de façon paradoxale une très grande audace dans sa volonté de libération des femmes, et un très grand conservatisme sur le plan moral. Ainsi, elle ne supporta pas que sa fille ait accouchée après la Première Guerre mondiale d’un enfant (dont le père était certainement un soldat américain). Le caveau de famille se trouve ici, mais n’y repose ni elle (elle décéda dans une maison de retraite de la région parisienne à une date non connue), ni son fils mort à la guerre (qui repose au cimetière militaire de Boncourt), ni sa fille Sabine, inhumé avec son époux (mort à la guerre également) au cimetière Saint-Vincent de Paris.



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vendredi 14 février 2014

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