ACHÈRES-LA-FORÊT (77) : cimetière

Visité en juillet 2020
mardi 20 octobre 2020
par  Philippe Landru


Curiosités


Avec quelques membre de son maquis, Laurent Poli, garde forestier de la commune, se rendit, vers le 4 juillet 1944, à Ury (77), lieu présumé d’un parachutage. Ils furent arrêtés. Détenus à la prison de Fontainebleau, torturés, ils furent amenés avec d’autres détenus des geôles allemandes à la plaine de Chanfroy dans la forêt de Fontainebleau où ils furent abattus au pistolet-mitrailleur. Le charnier des victimes fut découvert par des soldats américains en décembre. Les victimes des deux massacres eurent droit à des obsèques nationales en présence du ministre de la Justice du GPRF, François de Menthon, et du général Pierre Billotte qui représentaient le gouvernement. Les victimes furent enterrées au cimetière de Fontainebleau. Identifié, Laurent Poli repose dans ce cimetière où sa tombe est signalée par un bas-relief en bronze.

Une énigme : Brigitte Maréchal-Staub fut championne du Monde en 1970... mais de quoi ?


Célébrités : les incontournables...


Aucune


... mais aussi


- Le Compagnon de la Libération Jean CRÉPIN (1908-1996), qui fut commandant en chef de l’artillerie divisionnaire de la Deuxième Division blindée et le bras droit du Maréchal Leclerc pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il joua un rôle capital lors de la Libération de Paris : c’est lui qui rédigea et signa le fameux message « Tenez bon, nous arrivons », lancé par avion le 23 août 1944 aux FFI massés dans la cour de la préfecture de police. Il servit ensuite en Indochine et occupa en 1946 le poste de Commissaire de la République pour le Tonkin et le Nord-Annam. Il fut ensuite nommé directeur adjoint des troupes coloniales en 1949. Entre 1955 et 1958, il co-organisa dans le secret avec Pierre Guillaumat, la conception du projet de bombe atomique française. Après avoir servit en Algérie, il fut impliqué dans l’Otan entre 1963 et 1966, où il occupa le poste de Commandant en chef des forces alliées du secteur Centre-Europe.

- La photographe Marie-Pascale LEPRINCE-RINGUET (1934-2014), fille de Louis Leprince-Ringuet.

- Le journaliste Jean LEULLIOT (1911-1982), qui commença sa carrière de journaliste sportif au sein du journal L’Auto en 1932. Durant l’Occupation, il dirigea la rubrique sportive du journal collaborationniste La France socialiste. C’est à cette époque qu’il commença à organiser des courses cyclistes, dont le Circuit de France, ersatz du Tour de France bénéficiant du soutien des autorités occupantes allemandes. À partir des années 1950, il créa et organisa des courses cyclistes avec l’hebdomadaire Route et piste, qu’il fonda en 1948. Il relança l’organisation de Paris-Nice en 1951. Avec cette compétition, il inventa le prologue en 1968 et la formule « open », ouverte aux coureurs amateurs, en 1974. Il fut également l’organisateur d’un Tour d’Europe en 1954, d’un premier Tour de France féminin en 1955, de la Route de France, de l’Étoile des Espoirs, du Grand Prix de France.

- Le médecin Robert MERLE D’AUBIGNÉ (1900-1989), descendant d’Agrippa d’Aubigné, qui était membre des académies de Chirurgie, de Médecine et des Sciences. Il dirigea, durant toute l’Occupation, le service de santé des Forces françaises de l’intérieur. Désigné en 1948 pour diriger la chaire de chirurgie orthopédique de la faculté de Paris, il créa à l’hôpital Cochin, sur le modèle des centres anglo-saxons, un centre dont la renommée devient très vite mondiale.

- La script de cinéma Jeanne WITTA-MONTROBERT (1902-1984), qui travailla sur plus d’un classique (l’Équipage, Mayerling, Quai des Brumes, Le Jour se lève, Les Visiteurs du soir, Les Diaboliques...).


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