SAINT-PIERRE (972) : cimetière

Visité en mai 2019
jeudi 6 janvier 2022
par  Philippe Landru

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Dans le lointain, presque anecdotique, la Montagne Pelée

Le cimetière de Saint-Pierre est situé dans le quartier du Mouillage au sud de la cité saint-pierroise. Des trois cimetières de la commune avant l’éruption, il est le seul à avoir subsisté. Créé vers 1665, des aménagements et des agrandissements ont été réalisés vers 1823, notamment la chapelle et la grille en fer forgé du porche qui ont résisté à l’éruption volcanique de 1902.


Un ossuaire - en piteux état et désormais à ciel ouvert (!) - réunit les restes des 30 000 victimes de cette catastrophe et un monument fut érigé en leur mémoire en 1922 en lieu et place de la chapelle. Comme on me l’a expliqué là bas, il serait illusoire de croire que toutes les victimes furent retrouvées : de la plupart, dans le choc terrible de la catastrophe, il ne resta plus qu’un tas de cendres, parfois épousant encore la forme d’un corps, mais devenu totalement volatile.

Outre son portail, le cimetière actuel a dans l’ensemble gardé son organisation d’origine avec son plan rectangulaire régulier et son artère principale. Il est dommage de ne pas trouver de documentation plus dense sur cette nécropole historique.

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Le cimetière juste après l’éruption

120 ans après la catastrophe, force est de constater qu’elle est encore visible dans le chaos de la partie la plus ancienne du cimetière, entre grilles arrachées et pierre des tombeaux noircie.

Ca et là, on glane quelques patronymes savoureux.
Les tombes basses couvertes de petites dalles noires et blanches tels un damier sont également caractéristiques de toute la Caraïbe.

A l’extérieur du cimetière, un calvaire rend hommage aux victimes d’un crash aérien dans le canal de la Dominique en septembre 1995.

On cherchera en vain les tombes des rares rescapés : le plus connu, Louis-Auguste Cyparis, qui avait été enfermé dans une prison - qui le sauva - après une rixe d’ivrognes mourut oublié de tous au Panama en 1929 !

On y trouve en revanche la tombe du peintre Gaston RUFFIER PARVIS.

Celle de Charles Le MASSON de RANCÉ (1760-1823), qui était commandant de la milice de Saint-Pierre.

Parmi les victimes de la catastrophe, signalons l’écrivain René BONNEVILLE (1871-1902), le gouverneur de la Martinique Louis MOUTTET (1857-1902) et le député Marius HURARD (1848-1902). A titre personnel, je signalerai également Louis Maxime Chapdelaine (1865-1902), professeur au lycée de Saint-Pierre, son épouse et sa petite fille de 3 ans Jeanne « Yoyotte ». Il était le frère de ma trisaïeule.


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