REINHARDT Django (1910-1953)

cimetière de Samois-sur-Seine (77)
jeudi 14 février 2008
par  Philippe Landru

Tsigane de langue française, Django naît dans la roulotte familiale et passe son enfance à voyager. A 12 ans, il joue de la guitare et du banjo dans les bals parisiens. A 18 ans, il est gravement blessé à la main gauche lors de l’incendie de sa roulotte. Avec ce handicap, il développe un style unique alliant virtuosité et improvisation. C’est sur la Côte d’Azur qu’il se fait remarquer et intègre les orchestres des clubs de Toulon et de Cannes. Mais c’est à Paris que la gloire l’attend. Il joue d’abord à « la boite à Matelots », puis crée un quintette à cordes avec le déjà célèbre Stéphane Grappelli. Les tournées et les enregistrements du quintette du Hot Club de France le révèlent comme l’un des plus grands guitaristes du monde.

Resté en France pendant la guerre, ce sont des morceaux swing, comme Nuages, qui lui apportent le succès. Mais après la guerre, sa technique de jeu s’adapte mal à la guitare électrique et, s’il joue au club Saint-Germain avec les adeptes du be-bop, il se tourne plus vers la pêche et la peinture... Une congestion cérébrale l’emporte à 43 ans.

Il repose à Samois où il avait acquis une propriété en 1951, et dans laquelle il recevait ses amis. Depuis 1980, le Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine rend hommage à cet autodidacte qui, en associant héritage tsigane et jazz, rentrait dans la cour des grands et devenait un maître de la guitare. A cette occasion, des musiciens ne manquent pas de venir jouer sur sa tombe.

Dans son caveau repose également ses deux fils, Lousson (Henri Baumgartner : 1929-1992) et Babik REINHARDT (Jean-Jacques Reinhardt, dit aussi Chien-Chien : 1944-2001), également guitaristes de jazz.


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