BOISSY-SAINT-LÉGER (94) : cimetière

Visité en mars 2012
lundi 11 juin 2018
par  Philippe Landru

C’est en 1825 que déménagea l’ancien cimetière pour se retrouver ici, contiguë au domaine de Grosbois dont le château, ayant appartenu à Barras, fut cédé par Napoléon au maréchal Berthier (puis à sa descendance).

Dans un enclos délimité distinct (il en existe plusieurs dans ce cimetière) se trouvent les chapelles de familles Berthier et Murat. J’ignore pour l’instant le nombre et l’identité des descendants des deux maréchaux qui reposent ici, dont nombre de sénateurs du Second empire. Si le maréchal Berthier repose à Bamberg, en Bavière, sa veuve repose en revanche dans cette chapelle.

Dans un autre enclos délimité par des arbustes se trouve le monumental tombeau familial HOTTINGUER : ici repose en particulier le baron d’Empire Rodolphe (1835-1920), issu d’une famille de banquier suisse (le caveau de son père et de son grand-père se trouve dans la 40ème division du Père Lachaise), qui fut régent de la Banque de France. S’y trouve également son fils Henri (1868-1943), qui occupa les mêmes fonctions.

Reposent également dans ce cimetière :

- Revillon Frères, fondée en 1839 et dont l’origine remonte à 1723, fut la principale entreprise française et l’un des plus gros négociant mondial en fourrures jusqu’en 1936. Société de dimension internationale dès 1869, elle ouvrit tout au long du XIXe siècle des postes de traite de fourrures en Asie, en Alaska ou au Canada. Se développant ensuite dans les produits de luxe et faisant entrer la fourrure dans la haute couture, elle fut rachetée en 1982 par le groupe belge Cora, et devient la marque Revillon Luxe. Aujourd’hui éclatée en différentes sociétés indépendantes, la marque Revillon se décline dans la fourrure de haute couture et en tant que parfumeur et produits cosmétiques. Jean-Léon-Victor REVILLON (1843-1929), l’un des fils du créateur, qui fut celui qui donna une impulsion internationale à l’entreprise, repose dans une chapelle de ce cimetière.

- Le Compagnon de la Libération Michel VERSTRAETE (1918-1968) : Engagé en juin 1938 dans l’armée française, il passa presque deux ans en Algérie et au Maroc et, en mai 1940, participa en Norvège à la prise de Narvik puis, après une vaine tentative de poursuite du combat en France au mois de juin, rejoignit l’Angleterre avec son unité. Il s’engagea dans les Forces françaises libres à Londres et, dès lors, prit part à toute les campagnes de la 13e DBLE : opération devant Dakar en septembre 1940, Erythrée (février 1941), Syrie (juin 1941), Libye à partir de janvier 1942, Tunisie puis Italie. Fin août 1944, Michel Verstraete débarqua dans le sud de la France et combattit dans les Vosges. L’adjudant Verstraete termina la guerre dans le sud des Alpes.

On signalera encore deux tombeaux massifs de la famille La Carrière, dont le plus ancien est orné d’un médaillon érodé.


Commentaires

Brèves

Qui est derrière ce site ?

vendredi 14 février 2014

Pour en savoir un peu plus sur ce site et son auteur :

- Pourquoi s’intéresser aux cimetières ?
- Pourquoi un site sur les cimetières ?
- Qui est derrière ce site ?