PORNIC (44) : cimetière Sainte-Marie-sur-Mer

visité en décembre 2017
lundi 26 mars 2018
par  Philippe Landru

Il existe quatre cimetière à Pornic : celui de la commune, la cimetière britannique (ouvert pour permettre l’inhumation des victimes du naufrage du RMS Lancastria, torpillé le 17 juin 1940. La moitié des 399 tombes du site sont celles des victimes de cet évènement), et ceux de Clion-sur-Mer et Sainte-Marie-sur-Mer, deux anciennes communes intégrées désormais à Pornic.

Le cimetière de Sainte-Marie-sur-Mer est de taille modeste mais contient quelques sépultures intéressantes.

Ce cimetière a la particularité d’abriter la tombe d’une princesse polonaise, descendante des rois de Pologne, dont on peut découvrir l’histoire ici.

On notera tout la présence sur l’un des murs d’un tableau d’honneur des morts de la Première Guerre mondiale portant photos.

A gauche de ce tableau, trois tombes des familles Parmentier- Babonneau. L’une d’elle abrite la dépouille du Compagnon de la Libération René BABONNEAU (1904-1963). Promu chef de bataillon en septembre 1941, il prit le commandement du 2e Bataillon qui, à Bir-Hakeim, le 27 mai 1942, repoussa l’attaque de plus de 70 chars. fait prisonnier et évadé à plusieurs reprises, il reçut le commandant en second de la 1ère Brigade de la 1ère Division française libre (1ère DFL). Chargé, lors du débarquement de Provence, de regrouper et d’organiser les formations FFI mises à la disposition de la 1ère Division française libre, à la tête de sa brigade volante, il se distingua lors des combats d’Hyères et Toulon.

Repose également ici le peintre Raoul ROBERT du GARDIER (1871-1952). Voyageur, son œuvre est constituée de nombreuses marines et scènes orientalistes. Il exposa au Salon des artistes français à partir de 1893. Comme d’autres anciens élèves de Gustave Moreau, il participa au Salon d’automne créé en 1905 en tant que membre fondateur du Salon et y exposa deux portraits. En 1914, il s’engagea dans l’armée et fut notamment le chauffeur du général Foch ainsi que du maréchal Franchet d’Espérey. Il devint peintre de la Marine en 1923, ce qui lui assura des revenus fixes. Il s’installa à Pornic où il fut également le peintre de la bourgeoisie balnéaire pornicaise. Sa tombe est signalée par un petit médaillon en terre cuite.


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