BELFORT (90) : cimetière israélite

visité en août 2017
lundi 11 septembre 2017
par  Philippe Landru

Ouvert en 1811 et détenu par le consistoire, le cimetière israélite de Belfort, dans un cadre verdoyant, à des accents qui font penser aux cimetières juifs d’Allemagne ou d’Europe centrale. Il témoigne de l’implantation à Belfort d’une communauté juive importante, essentiellement venue d’Alsace.

A l’entrée se trouvent une synagogue et les bâtiments de la communauté.

Ici, les noms ashkénazes dominent assez naturellement. Les parties les plus anciennes sont envahies par la végétation. Au loin les toits rouges de la ville que le cimetière, en altitude, domine.

Sur le rond-point central se trouve un monument aux morts.

À l’extérieur du cimetière se trouve un autre monument aux morts : À la mémoire des 240 israélites de la région de Belfort morts sans sépulture, déportés ou fusillés, victimes de l’Allemagne nazie.

Peu d’œuvres d’art dans ce cimetière, comme souvent dans les cimetières israélites. Signalons toutefois un unique buste (par Alfred Finot) du maire de Belfort Léon Schwob (+1920), premier maire juif de la ville.

Dans ce cimetière reposent quelques personnalités de la ville :

- Pierre DREYFUS-SCHMIDT (1902-1964) : issu d’une famille de tradition juive venue de Mulhouse s’installer à Belfort à la suite de l’annexion en 1871 de l’Alsace-Lorraine par l’Allemagne, il fut maire radical de Belfort de 1935 à 1941, en 1945 et de 1958 à 1964, mais aussi député du Territoire de Belfort de 1945 à 1951 et de 1956 à 1958. Durant son parcours politique, il a à plusieurs reprises affronté victorieusement le socialiste Paul Rassinier et a sans doute involontairement joué un rôle dans l’évolution ultérieure de celui-ci.

- Michel DREYFUS-SCHMIDT (1932-2008), son fils, avocat de formation, il fut député (1967) puis sénateur (1980) du département. Membre du comité directeur et du bureau national du Parti socialiste, ce fidèle de François Mitterrand fut vice-président du Sénat de 1986 à 1998. Agnostique revendiqué, il fut cependant président de la section française du Congrès juif mondial (CJM) de 1982 à 1986 et membre du comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

Les Dreyfus sont nombreux dans ce cimetière. Y repose en particulier plusieurs membres de la famille, dont son frère Jacques (+1915), du capitaine à l’affaire trop fameuse.


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