MONTBÉLIARD (25) : cimetière

visité en août 2017
dimanche 10 septembre 2017
par  Philippe Landru

Bertrand Beyern appelle ce cimetière « Mont-Christ » du nom de la rue adjacente, mais celle appellation ne semble pas avoir d’écho sur place : on parle plutôt de « cimetière d’en haut » et de « cimetière d’en bas ». Il est clair que la nécropole se mérite par une ascension entre la partie basse et haute. Globalement, le cimetière se divise en trois parties :
- la partie basse (rouge), la plus ancienne, contient les plus intéressants monuments, dont un grand nombre d’enclos familiaux protestants Elle longe la ligne de chemin de fer.
- la partie haute se divise en deux parties : le cimetière « haut » (marron), plus récente quoiqu’elle contienne également des tombes du XIXe siècle et le « cimetière nord » (rose), la partie la plus contemporaine (c’est dans celle-ci que se trouve la tombe d’André Boulloche).


Curiosités


- Le monument à la mémoire du caporal Jean Bestion (+1883), « mort victime de son dévouement le 18 avril 1883 en arrêtant un cheval emporté au milieu de la ville »
Ce monument présente la particularité de représenter l’équipement militaire de l’époque.

- Une petite communauté georgienne prit souche à Sochaux-Montbéliard (à l’instar de celle de Leuville-sur-Orge) : elle est représentée dans ce cimetière par un monument sépulcral commémoratif.

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Armand Bloch dans son atelier

Il existe à Montbéliard une dynastie de sculpteurs, les Bloch, dont le plus fameux fut Armand (1866-1932), ancien élève des sculpteurs Alexandre Falguière et Antonin Mercié, qui exposa aux Salons dont il était sociétaire et qui réalisa en particulier le Monument au chevalier de la Barre érigé en 1906 sur le parvis de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris, qui fut envoyé à la fonte durant la Seconde Guerre mondiale. Armand garda des liens étroits avec Montbéliard où il réalisa des ornements pour les tombeaux ainsi que des monuments aux morts. Deux tombes Bloch ouvragées se font face dans le cimetière : celle de Gustave Bloch (1868-1884), son frère, ornée d’une Jeunesse, dont on trouve une copie en marbre à Montparnasse, réalisée par Armand, et celle de leur père, Maurice (dates illisibles : né en 182 ?), qui créa l’atelier familial en 1857, orné d’une pleureuse et d’un médaillon. Armand avait deux frères sculpteurs, Léon et Julien : Bertrand Beyern indique la présence de Léon (1864-1936) sans qu’aucune inscription sur aucune des tombes corrobore la présence. J’ignore même où fut inhumé Armand, qui mourut à Montbéliard et qui en toute logique devrait reposer ici.

- Quelques œuvres d’art.

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Marie-Louise Bermyn, née Tourot (1876-1899)
Compte-tenu des dates, elles pourrait être une épouse du sculpteur roubaisien Constantin-Henri Bermyn. Quoiqu’il en soit, c’est bien lui qui signa le gracieux médaillon.

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Riche composition pour l’ingénier Auguste Schwander (+1903) dissimulée sous les feuillages


Célébrités : les incontournables...


- André BOULLOCHE
- Pierre-Philippe DENFERT-ROCHEREAU


... mais aussi


- Le botaniste Pierre BERNARD (1742-1825), qui fut directeur des jardins du roi de Würtemberg.

- Fanny DURBACH (1822-1901), qui fut la préceptrice du compositeur Piotr Ilitch Tchaïkovski.

- L’architecte Jean-Frédéric FALLOT (1813-1878).

- L’écrivain et poète Julien MAUVEAUX (1869-1925), qui était fonctionnaire municipal à Montbéliard. Il fut également un historien local.


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