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samedi 14 janvier 2017
par  Philippe Landru

CROZON (29) : cimetière

Cimetière non traité de manière exhaustive
Louis Jouvet, qui y est né, aurait pu y reposer ; mais on sait bien que c’est à Montmartre que se trouve sa sépulture.
Le cimetière de Crozon possède cependant la tombe de quelques notoriétés passablement oubliées :
Le peintre Alphonse CHANTEAU (1874-1958), (...)

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mercredi 22 mai 2019 à 21h08 - par  cp

« Le » cimetière de Crozon… Certes, mais en fait, il y en a un deuxième, et celui-là, on ne doit guère être nombreux à l’avoir visité...
J’ai une excuse, je réside en face ! Mais 1.5 km d’eau m’en sépare. Car il se situe sur une île ! L’île de Trébéron, en rade de

Brest

, mais à une dizaine de km du port, au fond, plus loin que l’île Longue, d’où le problème. Ultra surveillée, l’île, et en plus, de l’autre côté, Quélern, le centre d’entraînement des plongeurs de la DGSE, ceux qui s’y étant mal pris pour couler le « Rainbow Warriors » furent punis par transfert des eaux chaudes de la Corse, d’Aspretto, pour celles glacées de l’Atlantique. Une autre île, l’île des Morts, ancienne poudrière, voisine avec Trébéron.
Tous les matins, j’ai donc ces îles comme paysage, et je distingue toujours le mur qui encercle ce cimetière qu’enfant je pris d’assault avec mes cousins. Subtilisant la barque familiale, on avait débarqué avec la ferme intention de… Déterrer des squelettes ! Dotés d’une pelle « américaine », trouvée dans le fourbi du grand-père, une pelle articulée oubliée par les libérateurs.
Du temps des rois, et des colonies, cette île a servi de centre de quarantaine pour ceux qui semblaient malades de retour de voyage. Quand ils mourraient, on les enterrait sur place. Le cimetière ne ressemble plus à rien, c’était lors de notre visite une esplanade recouverte de hautes fougères, d’où dépassait une croix en fer, toute rouillée. Nous cherchâmes des monticules dans les herbes hautes, mais c’était très bosselé, difficile d’en faire des tombes, de toutes ces bosses. Et puis une idée nous refroidît un peu : Ces pestiférés, quid de leurs miasmes, si d’aventure on en exhumait un ?...
La grande époque de cette île, c’est celle de la Commune. 800 communards auraient transité par cette île et les proches pontons de Quélern ; et beaucoup seraient morts avant d’être déportés en Nouvelle Calédonie. Le Maitron ressort 70 occurrences sur le mot « Trébéron ». C’est parce qu’on était enfants qu’on prenait le risque de ces exploration d’îles interdites. Plusieurs fois on s’est fait interpeller par les bidasses montant la garde, et qui de leur zodiac fondant sur des enfants nous sommaient de déguerpir. Adultes, c’était l’amende, voire plus...

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vendredi 14 février 2014

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