Le Père Lachaise d’Annie Spire

vendredi 13 décembre 2013
par  Philippe Landru

Cela fait maintenant bien des années qu’Annie arpente le cimetière avec son appareil. Elle possède ainsi des photos précieuses de monuments ou de chapelles désormais détruits. Elle est l’auteure de l’album qui suit, dans lequel elle propose, au gré de ces promenades, une vision assez complète des parties anciennes du cimetière, de pas mal d’épitaphes, d’intérieurs de mausolées, et les incontournables vedettes du coin.

Particulièrement intéressantes sont les comparaisons de photos d’un même monument sur plusieurs années.

Merci à elle de m’avoir confier ce fichier PDF : pour le consulter, cliquer dessus et attendre le chargement.

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Commentaires

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Le Père Lachaise d’Annie Spire
lundi 16 décembre 2013 à 23h05 - par  Poubot

Vives félicitations à Annie pour ce travail remarquable.
Pourrait-elle (ou vous même) me communiquer dans quel secteur du cimetière se trouvent les magnifiques statues page 94 photo 1-2 et 4 ? et quelques détails sur les auteurs ...?.
D’autres part, je suis assez stupéfaite de constater ces nombreux vols !. Mais comment ces malfrats peuvent-ils opérer pour emporter d’es bustes aussi lourds ?. Cela me dépasse et me navre !.
Bien cordialement et merci.

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mardi 17 décembre 2013 à 07h36 - par  Philippe Landru

@Poubot : les statues en bronze sont toutes deux issues de la 28ème division : la première (homme debout) sur la tombe de Patrice Cottebrune, la seconde (homme allongé) sur celle de la famille Theureau.
Toutes les deux sont signées par Damien Hermellin. Concernant le buste en alcôve, il s’agit de la tombe Brion, dans la 39ème division.

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Le Père Lachaise d’Annie Spire
lundi 16 décembre 2013 à 09h17 - par  GRIFFON

J’ ai certainement très mal compris ...Mais il me semble avoir lu quelque part que les prises de photos sont interdites au PL ... Il ne s’agit pas de critiquer Madame Annie Spire, Je souhaite simplement savoir si j’ ai mal, appréhendé les textes en vigueur afférents à ce cimetière .?

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mardi 17 décembre 2013 à 10h23 - par  Robin

J’ai moi-même été confronté à cette « interdiction » par des gardiens de cimetières.
Laquelle interdiction n’est évidemment pas indiquée de façon claire à l’entrée des nécropoles. Seule comptait la parole du gardien. « C’est interdit de faire des photos (Les Lilas) (...) vous le savez puisque je vous l’ai dit » (Montrouge, Nanterre).
Le visiteur va-t-il à chaque fois demander de consulter le règlement pour s’assurer qu’il ne se mettra pas en défaut ? « Il me l’a dit, mais je n’en sais rien ! »
Il y a cependant toujours moyen de s’arranger pour photographier sans se créer de problème : proposer de montrer sa carte d’identité (Neuilly), rester discret et attendre que la voie soit libre (Nanterre),... Eviter bien entendu les convois funéraires de monsieur-tout-le-monde : ça fait par trop voyeurisme !
Inutile toutefois d’essayer de parlementer avec les gardiens : quoique certains, heureusement, sont plus conciliants : « Je ne devrais pas vous permettre..., mais dépêchez-vous (...) avant que le conservateur vous voit » (Levallois-Perret).
D’autres sont, hélas ! parfaitement imperméables. Exemple : au cimetière de Rouen, la gardienne m’a carrément ordonné, si je faisais développer mes photos, d’effacer le nom sur les tombes. (« Ca va pas, non ? Et puis quoi encore ? ») Je me suis bien gardé de répondre tout haut ce que je pensais bien sûr tout bas. J’ai compris tout de suite que celle-là était particulièrement mauvaise.:->
Mais je vous pose la question. Car dès lors, à quoi sert-il de faire des photos qui deviendraient anonymes ? Trop de monuments funéraires le sont déjà, et le deviennent avec le temps.

Ces personnes, qui ignorent sans doute, effectivement, les lois, s’arrogent le droit d’édicter au visiteur les leurs : dès lors, il ne faut pas dire « c’est interdit », mais bien « je ne veux pas que ».
A celà, je rétorque : « Et moi, simple visiteur, si je veux ?... »

Qu’est-ce que celà peut donc changer ? Je réponds : absolument rien. Les cimetières sont et restent - par définition - des lieux publics, c’est-à-dire accessibles à tous. Une photo dérange-t-elle le défunt ? Non, elle ne peut déranger que celui qui veut bien être dérangé, et ne pose de problème qu’à celui qui y voit un problème !
Comme quoi, tout est relatif et surtout très subjectif.

En viendra-t-on à devoir payer l’entrée d’un cimetière pour visiter, comme dans certaines églises ?
Ou simplement pour photographier, comme dans certains musée ?

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lundi 16 décembre 2013 à 11h34 - par  Philippe Landru

Bis repetita sur le serpent de mer de la question des photographies au cimetière : je ne vais faire que reprendre ce que j’avais écrit sur ma page facebook à ce sujet.

La question est kafkaïenne : cela s’explique car la prise de photos dans les cimetières relève de plusieurs formes de droit qui sont obsolète (le droit funéraire) et mal balisé (comme le droit à l’information sur Internet, qui échappe en outre aux législations nationales).

1° Il faut distinguer deux choses qui n’ont rien à voir : le droit de prendre des photos et le droit de les médiatiser. En outre, on fera également une distinction entre le fait de médiatiser gratuitement (sous entendu : sans enrichissement de celui qui médiatise) ou au contraire payant (ex : dans le cas d’une parution dans un ouvrage).

2° Dans l’absolu, RIEN ne donne le droit d’empêcher de prendre une photo dans un cimetière, cela pour plusieurs raisons :
- pour qu’une interdiction de prendre des photos dans les cimetières soit en théorie effective, il faut pour cela que NON seulement cette interdiction ait été ratifié par un arrêté municipal (car le droit des cimetières dépend de la commune) mais QU’EGALEMENT cette arrêté soit indiqué de manière manuscrite et claire sur les portes du cimetière.
- CEPENDANT : un arrêté municipal, devant un tribunal, ne tiendra pas la route. Pourquoi ? Parce qu’il y a une hiérarchie du droit : le droit municipal est limité et borné par des règles de droits civils et pénaux OR il existe un principe du droit qui ne peut interdire une action si on ne peut clairement attesté du dommage que cette action entraîne. Devant un tribunal évidemment, le « préjudice » de la prise d’une photo est nul.

ET POURTANT : tout cela est de la théorie. En droit effectivement, prendre une photo dans un cimetière ne peut être interdit. Cependant, si vous vous retrouvez dans la configuration d’être « agressé » par quelqu’un qui n’y connaît rien au droit, et qui pense simplement « appliquer » le règlement, c’est une situation plus qu’inconfortable. Vous pourrez lui expliquer qu’aucun arrêté municipal ne peut vous interdire cela, cela ne vous empêchera pas d’être dans l’embarras si la personne est bornée et tatillonne. MORALITE : pour éviter ce genre de désagrément, en dehors des petits cimetières ruraux isolés, soyez très discret (n’affichez pas vos gros zooms, ne tendez pas non plus le fouet en allant poser vos questions de localisation avec votre appareil en évidence). Certains cimetières sont connus pour être hyper chiants : Versailles, Bordeaux, Lyon, Toulon –le pompon - , Grenoble…

Pour un cas comme le Père Lachaise, et les grands cimetières urbains, mitraillés à tout va, la norme est que les photos sont interdites sans autorisation quand on utilise du matériel perfectionné (un pied !), sous entendu : photo artistique. Là encore, ce n’est pas une loi mais un usage. L’argument « d’interdiction de prendre des photos » ne tient pas une seconde la route face au bon sens. Au nom de quoi l’interdiriez-vous ? Respect de la propriété, du « droit des morts » : des balivernes

3° La médiatisation maintenant : cela devient très compliqué. Inutile de vous dire que j’ai été confronté au problème. A vrai dire, j’ai même différé mon site de deux ans à cause des tracas que je me posais.
- contrairement à ce qui est écrit, une tombe n’est pas une PROPRIETE privée, mais une CONCESSION privée, et cela change tout, car cela ne dépend pas du même domaine du droit. On peut interdire des choses quant à la propriété que l’on ne peut pas faire concernant la concession, et les tombes en relèvent.
- Médiatiser des photos à titre gratuit (comme c’est le cas sur mon site) : cela relève d’une permissivité qui n’est pas exempte de problèmes. Quand Thierry le Roy (sur la page facebook) écrit « je vois mal les descendants de telle ou telle célébrités porter plainte ! », il a tort : nous sommes dans une société devenue très procédurières où certaines personnes sans grand principes moraux croient pouvoir (et recherchent) par tous les moyens « faire de l’argent ». Depuis 9 ans que je tiens mon site, j’ai eu des « problèmes » avec une quantité infime de familles (5 pour être précis), là où au contraire beaucoup de descendants ou de familles m’écrivent pour me remercier. Dans l’absolu, pour être totalement en règle, il faudrait obtenir une autorisation manuscrite de TOUS les descendants (il suffit qu’un seul…), ce qui est évidemment IMPOSSIBLE. De là, vous avez deux solutions : soit vous ne voulez aucun pb (et vous ne faites rien) : aucun site sur rien, aucune médiatisation, bref : on érige la bêtise en principe sacré au nom d’un droit liberticide. Soit vous passez outre (ce que j’ai fait après deux années d’hésitation). Le fait que mon site soit libre d’accès rend évidemment la chose plus facile, car on ne peut m’accuser de « faire de l’argent avec ». Soyons concret : j’ai toujours fini par surmonter les difficultés par le dialogue avec les familles, mais si elles voulaient aller devant les tribunaux, elles seraient très déçues : ceux-ci sont déjà engorgés. En outre, certaines personnes regardent trop la télé . Nous ne sommes pas aux Etats-Unis : ici, les indemnités sont versées quand il y a un vrai préjudice. Celui d’une photo prise !!!... Sachez cependant une chose : le statut de « célébrité » d’une personne n’a aucun statut en droit : il n’y aura pas plus de droit sous ce prétexte (c’est même plutôt l’inverse : si beaucoup de communes « interdisent » les photos, c’est parce qu’elles pensent ainsi dégager leur responsabilité vis-à-vis des familles ne cas de médiatisation des tombes).

- Reste le cas des photos médiatisés non gratuitement (sites privés, ouvrages….). Là, la situation est encore plus compliquée : outre les droits afférents aux ayant-droits d’une concession vient s’ajouter le droit à l’image dans le domaine de l’édition, qui relève donc d’un autre droit.

Brèves

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vendredi 14 février 2014

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