TIXIER-VIGNANCOUR Jean-Louis (1907-1989)

cimetière d’Orsay (91)
dimanche 25 mars 2012
par  Philippe Landru

Avocat et homme politique français nationaliste, il fut militant dans plusieurs organisations royalistes ou de droite extrême : camelot du roi, membre des Volontaires nationaux liés aux Croix-de-feu puis du PPF. Député des Basses-Pyrénées (devenues depuis Pyrénées-Atlantiques) de 1936 à 1940, il fut secrétaire général adjoint à l’Information de l’État français du gouvernement de Vichy de 1940 à 1941. Il fonda en 1953-54 un parti, le Rassemblement national. Son programme comportait la lutte contre le système de la IVe République, l’établissement d’un État national fort, dont seraient exclus les « hommes trop récemment entrés dans la communauté nationale pour se permettre de la diriger », la défense de l’Empire, et la construction d’une Europe des patries. Il fut réélu député en 1956, seul élu de sa liste, et siégea à l’Assemblée nationale pendant les deux dernières années de la IVe République. Il défendit, en 1962, bon nombre de responsables de l’Organisation armée secrète (OAS), parmi lesquels le général Raoul Salan, auquel il évita la condamnation à la peine capitale au terme d’une plaidoirie reconnue comme un grand moment de l’éloquence judiciaire. En 1965, il fut candidat de l’extrême droite à l’élection présidentielle face au général de Gaulle. Suite aux événements de mai 1968, il se rallia au général de Gaulle puis appela à voter pour Georges Pompidou à l’élection présidentielle de 1969 et encouragea ses partisans à adhérer à l’UDR pour « droitiser la droite ». Il voulut être pendant quelques années le représentant de la partie la plus à droite de la majorité.


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