BASHKIRTSEFF Marie (Мария Константиновна Башкирцева : 1858-1884)

Passy - 11ème division
dimanche 22 mai 2011
par  Philippe Landru

Née dans une famille noble, elle grandit à l’étranger, voyageant avec sa mère à travers l’Europe. Polyglotte, sa soif de connaissance la poussa à étudier les auteurs classiques et contemporains. En outre, elle étudia la peinture en France à l’Académie Julian, l’une des rares en Europe à accepter des étudiantes. Elle produisit une œuvre importante en regard de sa vie brève ; ses tableaux les plus connus sont Un meeting (représentant des enfants mendiants à Paris) et L’Atelier des femmes (ses compagnes artistes au travail).

Elle fut une diariste dont le journal n’est pas tombé dans l’oubli : à 15 ans, elle commença à le tenir, rédigé en français. Paradoxalement, elle lui doit plus sa célébrité qu’à sa carrière de peintre. elle lui doit beaucoup de sa célébrité.

Elle mourut de tuberculose à 25 ans. Féministe, sous le pseudonyme de Pauline Orrel, elle contribua par plusieurs articles à la revue La Citoyenne d’Hubertine Auclert en 1881.

Elle repose sous une imposante chapelle, élevé par le peintre Bastien-Lepage à sa mémoire et réalisé par le frère de ce dernier, l’architecte Emile Bastien-Lepage, et qui est le tombeau le plus volumineux du cimetière. Son enterrement eut lieu ici après des obsèques dans l’église russe de la rue Daru.

L’intérieur, visible de la porte, contient un prie-Dieu, un fauteuil bas, une table-autel, deux candélabres, un lustre, un crucifix, une statuette de la Vierge à l’Enfant couronné, des vases, deux colonnes en marbre avec les bustes des parents de Marie Bashkirtseff, la grande toile inachevée Les saintes femmes au tombeau, une petite toile très écaillée dont le sujet n’est plus identifiable, une reproduction photographique du Portrait de Paul Bashkirtseff, des photographies de Marie, un cadre circulaire contenant un objet en tissu satiné non identifiable précisément (une bourse ?), une palette (la deuxième palette a été volée en 1986-1987 lors d’une effraction) ; dans la crypte : chandeliers, icônes, couronnes mortuaires en métal.

La crypte du mausolée abrite deux tombeaux. Dans l’un d’eux reposent les corps de Marie Bashkirtseff et de sa tante Nadine Stepanovna Babanine, épouse Romanoff. L’autre renferme les cendres de sa mère, née Marie Stepanovna Babanine, et celles de sa nièce, Marie Pavlovna Bashkirtseff.


Sources pour l’inventaire du tombeau et la photo de la crypte : http://www.bashkirtseff.com.ar


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