Passy (75) : tombeaux remarquables de la 7ème division

jeudi 5 mai 2011
par  Philippe Landru


LES PERSONNALITÉS


- Hector LEFUEL
- Hippolyte MARINONI


... mais aussi


- Camille BARRÈRE (1851-1940) : fils d’un instituteur républicain, proscrit après le coup d’État du 2 décembre 1851, il est élevé en Angleterre où il rencontre Martin Nadaud, ancien et futur député républicain d’extrême gauche. Rentré en France en 1870, il dut à nouveau s’exiler à Londres, l’année suivante, pour avoir participé à la Commune. Il devint un temps secrétaire de Martin Nadaud à la préfecture de Guéret, puis journaliste. Enfin, il rejoignit la diplomatie, la toute jeune république désirant renouveler le vivier de la traditionnelle aristocratie pour ces postes. Il fut successivement consul général au Caire (1883/1885), puis ministre plénipotentiaire à Stockholm (1885/1888), avant d’être nommé à Munich. Sa parfaite connaissance de l’anglais et de la mentalité britannique le fit apprécier au Quai d’Orsay en ce temps d’Entente cordiale. Il fut ambassadeur de France à Rome de 1897 à 1924 où il agit pour maintenir l’Italie dans la neutralité en septembre 1914 avant de lui faire renverser ses alliances au profit de l’Entente franco-britannique en 1915. En 1926, il fut élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Quand il mourut, en 1940, il était l’avant-dernier communard encore en vie.

- Le peintre Eugène CARPENTIER (1848-1931), qui repose dans une belle chapelle de famille de facture antiquisante dans laquelle se trouvent deux bas-reliefs en plâtre.

- Le journaliste Henri FOUQUIER (1838-1901), qui fit partie en 1867 de l’expédition des Mille avec Garibaldi pour l’Indépendance belge. À son retour, il écrivit dans le Siècle, le Nain jaune, le Charivari et fit la chronique politique de la Revue germanique et la chronique d’art du Journal de Paris. À la suite de la proclamation de la République en 1870, il fut envoyé à Marseille avec une mission du gouvernement et y fonda le journal la Vraie République. Il remplit deux fois les fonctions de préfet par intérim durant les événements de la Commune, avant d’être être mis en disponibilité. Un peu plus tard, il fut nommé censeur de la presse au ministère de l’intérieur, poste qu’il occupa jusqu’au 24 mai 1873. Il collabora par la suite à de très nombreux journaux, souvent en signant de pseudonymes. Il se fit élire député des Basses-Alpes en 1889, mais l’insuccès qu’il rencontra à la Chambre l’empêcha de se présenter de nouveau. Journaliste actif et fécond, dont les chroniques étaient fort goûtées, il ne parvint cependant pas à s’imposer comme écrivain, ni dans le domaine picturale, ni dans celui du théâtre. Sa jolie tombe est ornée d’un médaillon par Pierre Roche [source : Guide bleu 1948].

- La céramiste américaine Fance FRANCK (1927-2008), qui après avoir eut un atelier à New York se fixa en 1957 à Paris. Elle fonda avec Francine del Pierre
l’atelier de la rue Bonaparte, qui devint un lieu de travail et de rencontres, connu d’un cercle d’amateurs et de collectionneurs. Elle repose dans la chapelle Mack, où sa présence est signalée par une plaque posée sur le sol et sur laquelle figure des reproductions d’oeuvres de la défunte.

- Henry KISTEMAECKERS (1872-1938) : romancier et un auteur dramatique belge, naturalisé français en 1900, il fit jouer ses premières pièces en Belgique, tout d’abord à Namur, puis à Bruxelles au théâtre royal du Parc. Il réserva ensuite les premières de ses pièces aux théâtres parisiens, le Théâtre de Paris, le théâtre du Vaudeville, le théâtre de la Porte-Saint-Martin, la Comédie-Française... Plusieurs de ses pièces furent adaptées au cinéma (La nuit est à nous, L’embuscade...). Sa tombe est ornée d’un médaillon en bronze par Alphonse Dumilatre.

- Le peintre Léon PERRAULT (1832-1908), qui fut élève dans l’atelier de Picot, avant de le quitter pour l’atelier de Bouguereau. Ses débuts furent qualifiés de « romantiques ». Il fut un peintre académique fort apprécié de son époque (et tombé dans l’oubli aujourd’hui), adulé par le Salon où il présenta ses oeuvres durant 46 ans ! L’essentiel de celles-ci se trouve désormais dans des collections privées. Sa chapelle contient un buste.

- Lysius SALOMON (1815-1888), qui fut président de Haïti de 1879 à 1888. Il modernisa le pays mais fut renversé par une révolte qui l’obligea à partir en exil, d’où sa présence discrète dans ce cimetière.

- Jacques-Gustave SANDOZ (1836-1891) était fabricant d’horlogerie, de bijouterie et de joaillerie. Il reçut en 1855 le grand prix d’honneur de l’Association polytechnique, créé par Napoléon III. Le succès le poussa à s’installer en 1865 au Palais Royal. La maison qu’il avait fondée connut un bel essor et une grande notoriété, en particulier à partir de 1876. Le médaillon en bronze qui orne sa tombe est de S.E. Vernier.


Curiosités


- La tombe de l’hôtesse de l’Air Huguette Le Gouadec (1964-2000), qui fit partie des victimes du crash du Concorde.


Eléments artistiques significatifs


- Le très beau tombeau Beauregard représentant un élégant lévrier sur un canapé-tombeau travaillé.

- Le buste très médaillé de l’officier d’académie Paysant par Henri Gauquié.

- Un assez grand nombre de chapelles, donc de vitraux dans cette division.


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